Coronavirus : un article de spécialiste remet en cause les stratégies européennes et montre des voies de sortie de crise

Covid-19 : fin de partie ?! - Des éclaircissements bien venus !

samedi 21 mars 2020, par Auteurs divers.

- Covid-19 : fin de partie ?! - Telle était la tonitruante affirmation proférée le 26 février dernier par le meilleur infectiologue au monde (selon le classement expertscape), accueillie pourtant avec scepticisme et même sarcasmes par la communauté scientifique. Trois semaines plus tard, la réalité est en train de lui donner raison. Révélant au passage que nous aurions à peu près tout faux face au virus. Ce qui est en fait une excellente nouvelle !
(AUTEUR : Jean-Dominique Michel)

- Extraits :

Nous voici donc nous dit-on en « état de guerre ». Nouveauté certes pour nos générations qui (sauf pour les plus anciens) n’ont connu que des temps de paix. L’Europe est sous un quasi-couvre-feu, avec une restriction massive des libertés individuelles et une casse économique et sociale qui promet d’être dramatique. Les discours des chefs d’état s’enflamment à qui mieux mieux : nous sommes « attaqués », l’ennemi est « invisible », « sournois », « redoutable » mais nous en viendrons à bout ! Ce genre de vocabulaire paraît d’un autre âge. La réalité est plus prosaïque : nous subissons la contamination à large échelle par un virus qui est un pur produit de la rencontre entre la bêtise humaine (l’entassement dans des cages d’animaux sauvages de diverses espèces dans des marchés insalubres…) et de l’inventivité du vivant. La bestiole a donc franchi la barrière inter-espèces et s’est propagé à partir de là entre humains. Ce n’est pas une guerre, nous ne pourrons jamais vaincre ou éradiquer cette créature. Nous prémunir contre ses dégâts si, puis nous aurons à apprendre à vivre avec elle. Ce qui réclame une autre intelligence que celle des slogans martiaux sanitaires…

Je l’ai dit et je le répète : le même traitement politique ou journalistique appliqué à n’importe quel épisode de grippe saisonnière nous terrifierait tout autant que l’épidémie actuelle. Comme la mise en scène (avec décompte en live des victimes) de n’importe quel problème sanitaire d’envergure, qu’il s’agisse des maladies cardiovasculaires, des cancers ou aux effets de la pollution atmosphérique nous ferait frissonner d’effroi tout autant et même infiniment plus !

Nous savons aujourd’hui que le Covid-19 est bénin en l’absence de pathologie préexistante. Les plus récentes données en provenance d’Italie confirment que 99% des personnes décédées souffraient d’une à trois pathologies chroniques (hypertension, diabète, maladies cardiovasculaire, cancers, etc.) avec un âge moyen des victimes de 79,5 ans (médiane à 80,5) et très peu de pertes en-dessous de 65 ans.

C’est dans ce paradoxe compliqué entre la très grande innocuité du virus pour l’immense majorité des gens et sa dangerosité extrême dans certains cas que nous sommes trouvés coincés. Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématique puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux.

Le confinement général constitue un pauvre pis-aller face à l’épidémie dès lors qu’on manque de tout ce qui permettrait de lutter efficacement contre elle…

Pourquoi en est-on arrivé là ? Simplement parce que nous avons défailli à mettre d’emblée en place les bonnes réponses. Le manque de tests et de mesures de dépistage en particulier est emblématique de ce naufrage : alors que la Corée, Hong-Kong et la Chine en faisaient la priorité absolue, nous avons été d’une passivité invraisemblable à organiser la mise à disposition de quelque chose de techniquement simple.

Les pays mentionnés ont mis à profit l’intelligence artificielle notamment pour identifier les chaînes de transmissions possibles pour chaque cas positifs (avec les smartphones, on peut par exemple faire l’inventaire des déplacements et donc des contacts que les personnes infectées ont eu avec d’autres personnes dans les 48h précédent l’apparition des symptômes).

Enfin, nous avons réduit de manière importante la capacité de nos hôpitaux au cours de la décennie écoulée et nous retrouvons en manque de lits de soins intensifs et de matériel de réanimation. Les statistiques montrent que les pays les plus touchés sont ceux qui ont réduit massivement les capacités des services de soins intensifs.

Rien de tout ceci n’a été pensé, alors que le risque de pandémie est un risque sanitaire majeur. La vérité, c’est que nous avons été complètement dépassés. C’est évidemment plus facile de jouer sur les métaphores guerrières que de reconnaître notre tragique impréparation…

Les résultats de son étude clinique sont sortis hier, confirmant l’obtention d’effets thérapeutiques spectaculaires. La méthodologie est robuste, puisque l’IHU de Marseille a pu comparer la négativation du portage viral chez les patients qui ont suivi le protocole avec des patients d’Avignon et de Nice qui n’ont pas reçu le traitement.

« Ceux qui n’ont pas reçu le Plaquenil [médicament à base d’hydroxychloroquine] sont encore porteurs à 90 % du virus au bout de six jours, tandis qu’ils sont 25 % à être positifs pour ceux qui ont reçu le traitement », explique le professeur Raoult.

Mais ça ne s’arrête pas là : l’IHU Méditerrannée- Infection conseille (comme d’autres) depuis longtemps de donner concomitamment un antibiotique dans les infections virales respiratoires « parce qu’elles se compliquent surtout de pneumopathies. Donc tous les gens qui présentaient des signes cliniques qui pouvaient évoluer vers une complication bactérienne de pneumopathie, on leur a donné de l’Azithromycine. Il a été démontré que ça diminue les risques chez les gens qui ont des infections virales. L’autre raison, c’est que l’Azithromycine a montré en laboratoire qu’elle était efficace contre un grand nombre de virus, bien que ce soit un antibiotique. Donc quitte à choisir un antibiotique, on préférait prendre un antibiotique efficace contre les virus. Et quand on compare le pourcentage de positifs avec l’association hydroxychloroquine et Azithromycine, on a une diminution absolument spectaculaire du nombre de positifs. » ajoute-t-il.

Covid-19 : bientôt la lumière au bout du tunnel ?

avec les mesures prises actuellement contre l’épidémie, on marche sur la tête. Nos pays ont renoncé (contrairement aux Chinois et aux Coréens) au dépistage systématique au profit d’un confinement dont le Pr Raoult souligne qu’il n’a jamais été une réponse efficace contre les épidémies. C’est un réflexe ancestral de claustration (comme à l’époque du choléra et du Hussard sur le toit de Giono). Confiner chez eux des gens qui ne sont pas porteurs du virus est infectiologiquement absurde- le seul effet d’une telle mesure est de détruire l’économie et la vie sociale. Un peu comme bombarder une ville pour en éloigner les moustiques porteurs de malaria…

La seule voie qui fasse sens selon lui est de confiner les porteurs du virus uniquement, et de les traiter en cas de besoin soit pour éviter de terribles complications comme celles que l’on voit, soit pour réduire le temps pendant lequel elles sont contagieuses.

En Suisse comme en France (et partout en Occident), la décision prise est de confiner les gens chez eux, malades ou non. Quand ils sont malades, on attend qu’ils aillent mieux puis (du fait de la durée de portage viral), on les laisse ressortir alors qu’ils sont en fait encore contagieux ! Les personnes à risque, elles, développent parfois des complications, en particulier une détresse respiratoire aiguë qui les conduit aux urgences. Elles viennent alors engorger les services de soins intensifs, et, pour certains malades, y mourir alors qu’affirme Raoult, on aurait pu les traiter avant !

Confiner l’ensemble de la population sans dépister et sans traiter, c’est digne du traitement des épidémies des siècles passés.

La seule stratégie qui fasse sens est de dépister massivement, puis confiner les positifs et/ou les traiter, tout comme les cas à risque puisque c’est possible, comme on le voit en Chine et en Corée, qui ont intégré l’association de dépistages massifs avec la prescription de chloroquine dans leurs treatment guidelines.

Ni Hong Kong ni la Corée, deux territoires qui ont connu les plus faibles taux de mortalité face au Covid-19 n’ont imposé de confinement aux personnes saines. Elle se sont simplement organisées différemment.

Une fois l’urgence passée, il faudra bien en revanche que les responsables sanitaires et politiques rendent des comptes sur la manière dont ils se seront révélés totalement pris de court par un risque sanitaire parfaitement identifié, avec une situation en l’occurrence très peu grave par rapport à ce que serait une vraie pandémie tueuse.

Rappelons que le risque pandémique est redouté depuis plus de 30 ans, en provenance d’Extrême-Orient comme désomais des toundras subarctiques, à risque de libérer d’innombrables variétés de virus jusque là congelées sous le permafrost...

Un peu donc comme si dans une région à risque de tremblement de terre, on n’avait ni prévu de normes de construction antisismique ni de procédures de protection de la population ! Ceci alors que des cohortes de hauts fonctionnaires et universitaires étaient généreusement payés pour anticiper ces risques...

Il faudra aussi répondre de l’inaptitude à répondre vite et bien (comme d’autres nations) en requérant au besoin de manière contraignante la mise à disposition des capacités industrielles et scientifiques pour faire ce qu’il aurait fallu. Comme me l’indique un lecteur, la France est tout de même le leader mondial de la production de machines d’assistances respiratoires et sa capacité pharmaceutique est puissante.

Soyons donc patients et appliqués. Une fois cette hallucination collective passée, il sera alors temps de faire un rigoureux « post-mortem » des décisions sanitaires et de chercher à comprendre ce qu’il s’est passé pour qu’on génère cet invraisemblable gâchis sociétal…

- NOTE, un chiffre de cet article est parfois contesté : :
«  erreur factuelle : « Une erreur relativement importante a été faite dans l’article . L’auteur affirme : "Les dernières statistiques en provenance de Chine évaluent à 800’000 le nombre de personnes infectées (et donc immunisées) pour 3’118 décès. Soit effectivement un taux de mortalité de 3/1000 personnes infectés. Tous les chiffres disponibles signalent 80 000 cas de Covid19 en Chine, et non pas 800 000. L’erreur d’un facteur 10 dans les données cause une erreur d’un facteur 10 dans le taux de mortalité obtenu par l’auteur de l’article. Celui ci est bien d’environ 3% et non 3/1000. »

Macron est davantage préoccupé par l’économie capitaliste et la destruction des droits sociaux que par l’épidémie

Un soignant fournit quelques explications

Bonjour à tous .

Je suis moi même soignant et il me semble important de faire un point sur la crise sanitaire actuelle .

Je me rends compte que la situation n’est pas claire pour tout le monde .
On entend tout et n’importe quoi .

Je vais donc revenir sur plusieurs éléments techniques et sur les modes de gestion d’une épidémie afin de clarifier la situation.

D’abord , le virus lui même.

Ce qu’on nous dit à l’hôpital :

Transmissible par gouttelettes , ou par contact avec excretats ( selles , urines),sang.

Capable de survivre plusieurs jours sur une surface.(lavage de mains !)

Pour les masques :

FFP1 (masques chirurgicaux) FFP2 ( masques « bec de canard »).
FFP3 ( masques industrie).

La taille des pores de filtration est la même dans les trois cas .
La différence essentielle est l’étanchéité ( le taux de fuite)

Le premier a un taux de fuite qui peut aller jusqu’à 20 % , le deuxième 10%, le dernier 5%.

On parle de filtration microscopique .

Aussi , les masques en tissus , une écharpe , vous protégeront d’une projection de gouttelettes , mais en aucun cas ne filtreront le virus .

Les modes de gestion :

On peut faire un confinement TOTAL . ( Tout ferme , plus de transport)

Une variante est possible avec dépistage massif , mise en quarantaine , et port de masques pour tout le monde .

Les gens qui sont déjà contaminés , s’immunisent ou meurent .
Le virus s’épuise , ne pouvant contaminer d’autres personnes .

Avantage : moins de victimes à l’échelle du pays .

Inconvénient : la population globale n’est pas immunisée , le pays peut subir une réplique du virus , en attendant un vaccin.

Difficile à maintenir.

Ensuite , il y a le principe de l’immunité de groupe .

En clair , on laisse flamber la maladie .
Les contaminés augmentent très rapidement , s’immunisent ou meurrent.

La proportion d’ immunisés augmente , la propagation du virus ralentit , et finit par s’épuiser.

Inconvénient :

Un afflux massif sur un temps court de cas graves , non pris en charge par le système de santé .( Bcp de morts)

Avantages :

La population globale se retrouve immunisée , à l’abris pour un temps d’une réplique .
Le vaccin est moins urgent.

Les conséquences économiques sont graves mais limitées dans le temps .

Ensuite , il y a chez nous .

On a un mix entre un confinement total préconisé pour les personnes âgées ; et un confinement partiel des autres.

Le confinement partiel a pour vocation à freiner la contamination , pas à l’arrêter.

Dans l’absolu , une majorité d’entre nous est censée être malade , et s’immuniser .

Quand cette proportion sera suffisante , on pourra relâcher le confinement total des plus fragiles .
Ne rencontrant que des immunisés , ils sont censés être relativement protégés.

Aussi , le maintien d’un confinement ASSEZ restrictif est une BONNE nouvelle .

Cela montre que l’on tiens à prendre en charge graduellement les cas graves .

La nature du confinement sert de variable d’ajustement pour contrôler la vitesse de contamination.

Enfin abordons la partie polémique ( qui n’engage que moi ).

Les injonctions du gouvernement sont contradictoires en permanence .

On nous promet plus de rigueur sur les contrôles de confinement , et dans le même temps , on nous enjoint d’aller travailler .

Il n’y qu’à voir comment le gouvernement s’en prend au BTP qui utilise son droit de retrait .( Et le BTP n’est pas un secteur essentiel à notre survie ).

On parle beaucoup du français irresponsable ( pas trop du gouvernement) , et du port inutile de masque par le citoyen moyen .( Qui serait utile si nous en avions tous)

Il y a certes des comportements à risques .

Et surtout ceux qui ignorent le concept de distance sociale et de regroupement interdit .

Si vous respectez ces règles , promener votre chien autour de chez vous est possible .

Évitez toutefois qu’il soit caressé par autrui .
Les animaux ne transmettent pas la maladie ( sauf si on tousse sur ses poils ).

Enfin , si le gouvernement ( au courant admet il) n’a rien anticipé du tout du point de vue sanitaire , il utilise beaucoup d’énergie à sauvegarder l’économie .

Ce qui dans l’absolu est nécessaire , mais l’a amené de fait à se donner le droit de déroger au code du travail .

Alors ,on peut se poser des questions.

Le pb , c que vu qu’il n’y a pas de confinement total , et ni de masques pour l’ensemble de la population , j’ai l’impression que l’état va choisir le principe d’immunité de groupe .

Au vu du confinement partiel , et de l’encouragement insistant a nous faire tous travailler , la contamination est vouée a augmenter .

Et on ne teste pas .

Les contaminés augmentent , la plupart s’immunisent .

La proportion d’immunisés augmentant , la contamination ralentit et fini par se tasser .

Du point de vue économique , c tout bénef .

Du point de vue humain , plus de mort , du fait de l’ engorgement des hôpitaux .

D’où l’intérêt de faire baisser les chiffres en ne testant pas ?.

Et on dira que c a cause de l’incivisme des gens .( Qui existe et est mis en scène tous les jours )( BFM vous le répétera)

(source)

P.-S.

- Un gouvernement à la ramasse, une logistique qui ne suit pas :

  • Voir aussi cette vidéo pour comprendre la détresse des soignants

    - « Le gouvernement fait-il vraiment la guerre au coronavirus ? » C’est ainsi que débute la lettre ouverte, signée par 52 médecins, chirurgiens, urgentistes etc, renommés qui refusent de « choisir entre un malade grave que nous allons soigner et un très grave que nous allons laisser mourir. »

- Autre info, les particules fines dues à la pollution pourraient aider à la propagation virale :

  • Pollution et propagation fulgurante du coronavirus, les particules fines montrées du doigt - C’est une étude très sérieuse menée conjointement par l’Université de Bologne et celle de Bari qui émet cette hypothèse, le nouveau coronavirus aurait été boosté dans sa propagation par la pollution de l’air et plus précisément par certaines particules fines très présentes dans les zones polluées de Wuhan, mais également de Lombardie, d’Emilie-Romagne et d’autres centres urbains.
    (NOTE : raison de plus pour que tout le monde porte des masques, des masques qui n’ont pas été prévus par les irresponsables criminels qui prétendent nous gouverner ...plus pour longtemps ?)

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