Comment appeler encore à une bonne police ??

Renoncer aux mythes est un grand pas vers la libération

vendredi 18 décembre 2020, par Camille Z.

Malgré les leçons de l’histoire et les brutalités policières systémiques qui se déploient de manière flagrante partout, on trouve encore des personnes qui voudraient croire à la possibilité d’une "bonne" police.
Voici un post et une sélection d’articles qui démontrent que c’est un leurre et que ce n’est pas possible ni souhaitable.

GLOIRE À LA POLICE

Il en va de la police comme d’à peu près tout. La plupart des gens croient (naïvement) que la police existe pour protéger le peuple, servir le peuple, ou autre chose du genre, quand en réalité la police est une institution dont on a héritée de la royauté, qui a toujours eu pour principale fonction — qui a été créée afin — de faire régner l’ordre royal, d’imposer et de faire respecter les volontés du roi, les lois édictées par le roi (aujourd’hui devenu « président ») ou ses ministres, etc. Ce qui n’a rien de secret (c’est d’ailleurs avec une certaine fierté que les origines royales de la police sont rappelées sur le site du ministère).
Le plus consternant, dans tout ça, ce ne sont peut-être pas les exactions policières (ou étatiques plus généralement), mais ceux qui continuent de parler de démocratie à tout bout de champ, de déplorer des "dérives" (quand les choses ont toujours été ainsi), d’en appeler à une bonne police au service d’un bon État, juste et bio.

(post FB de Nicolas Casaux)

Gloire à la police ?? Espérer encore une bonne police ??
Renoncer aux mythes, accepter d’affronter la réalité, sont un grand pas vers la libération

Compléments

  • Énième scandale de violences policières immondes et racistes ! - Désormais, abolir la police et destituer le gouvernement est un préalable à tout dialogue social
  • Abolir réellement la police, cela suppose d’abolir tout ce qui est policier et tout ce qui génère une police - La meilleure des polices ne porte pas l’uniforme
  • Tout le monde peut se passer de la police - Organisations communautaires pour abolir la police à Chicago - Scandale après scandale, meurtre après meurtre, la police états-unienne s’est taillée une solide réputation de brutalité, notamment auprès des populations noires. Dans le South Side de Chicago, des militant.e.s de terrain s’organisent pour dépasser la simple critique de l’institution policière, et mettre en place des contre-institutions rendant inutile l’intervention de la police. Inspiré.e.s par le concept d’abolition de la prison porté par Angela Davis, ou par la notion de « justice réparatrice » héritée des traditions indiennes, le but est de montrer que la fonction de la police tient plus dans la répression que dans la protection. Cercles de parole, repas de quartier servant de défense collective, ou bien encore résolution des délits à l’intérieur des communautés et des quartiers, les idées pour abolir la police ne manquent pas. Et certaines sont mises en pratique.
  • MINNEAPOLIS ANNONCE LA DISSOLUTION DE LA POLICE MUNICIPALE - Des jours d’émeutes et des manifestations dans tous les Etats Unis suite au meurtre de George Floyd commencent à montrer leurs conséquences politiques. La police de Minneapolis gangrénée par le racisme est maintenant en voie de démantèlement. (...) La police n’a d’ailleurs pas toujours existé et la résolution de nombreux types de conflits est quelque chose d’expérimenté dans plusieurs endroits du monde à une échelle plus communautaire ou communale qu’institutionnelle. Gérer la violence, ses conséquences et ses réparations est quelque chose que des groupes au sein d’une communauté peuvent assumer collectivement.
  • « Les violences policières ne sont qu’une partie des problèmes suscités par l’existence de la police » - Penser l’abolition de la police. Entretien avec Gwenola Ricordeau.
  • « La police n’a pas lieu d’exister dans un monde qui va bien » - Les mobilisations mondiales contre les violences policières après la mort de George Floyd ont conduit le gouvernement français à faire des annonces concernant la police française : « Tolérance zéro » contre le racisme et abandon de certaines méthodes d’interpellation. Pour le collectif Désarmons-les, ces mesures ne s’attaquent cependant pas au problème de fond.
  • 8 mesures pour abolir la police - Un monde sans prisons ni police, où nous pouvons être en sécurité. Nous croyons en un monde sans meurtre policier car sans police. L’Abolition ne peut pas attendre.
Bientôt, des robots policiers autonomes assisteront les flics humains « robotisés »
Comment appeler encore à une bonne police ?? (image extraite du film Chappie)
Comment souhaiter encore à une bonne police ??

3 Messages

  • Comment appeler encore à une bonne police ?? Le 23 janvier à 18:12, par jean-paul S

    La police tue aussi les bébés dans le ventre maternel ?!

    DEBORA, 23 ANS, A PERDU SON BÉBÉ LORS D’UNE INTERVENTION POLICIÈRE
    Une affaire gravissime qui n’a presque pas été traitée dans les médias. Voici l’enquête de la journaliste indépendante Sihame Assbague :
    « Debora a 23 ans.
    En décembre dernier, quelques jours après avoir été violemment interpellée par la police dans le 95, elle a accouché d’un bébé mort-né. Pour elle, cela ne fait aucun doute : il y a un « lien direct » entre les violences subies et la perte de son enfant. Elle a porté plainte et la justice a ouvert une enquête.
    Les faits, que je vais résumer ici, remontent au 10 décembre 2020. Debora était avec sa cousine, Céline, et une amie commune. Elles s’apprêtaient à quitter le centre commercial Arc-en-Ciel de Garges-lès-Gonesse quand elles ont été contrôlées pour non-port du masque. La situation a dégénéré quand l’une des policières a cru, à tort, avoir été insultée par les jeunes femmes. Le ton est rapidement monté. Céline s’est retrouvée au sol, plaquée par l’un des agents. Elle raconte qu’elle n’arrivait plus à respirer, qu’un policier appuyait sur son dos et sur sa tête.

    Comme d’autres personnes (alertées par les cris), Debora a tenté de se rapprocher d’elle pour que les agents la lâchent.
    C’est là que Debora a été violemment plaquée contre le mur par une policière. À trois reprises. La jeune femme — qui mesure 1,55 m et pèse 45 kg en temps normal — était alors à 4,5 mois de grossesse. « J’ai dit et répété que j’étais enceinte mais elle a continué » raconte Débora « et elle m’a sortie dehors et m’a secouée plusieurs fois encore ».
    Les deux cousines sont alors placées en garde à vue pour « outrage ». Céline y passera la nuit. Débora elle, en raison de son état, est autorisée à rentrer chez elle. C’est à son domicile qu’elle ressentira les premières douleurs, au ventre, et les premières pertes de sang. Elle sera hospitalisée, en urgence, le surlendemain. Elle y reste alitée 10 jours. Les médecins lui disent de ne « pas nourrir trop d’espoirs », que la « poche du bébé est descendue dans le vagin » et qu’il y a donc peu de chance.
    Elle apprend que c’est une fille, la prénomme Djamila, et prie.

    Mais le 21 décembre, le cœur du bébé s’arrête de battre. Debora accouche d’un enfant mort-né. La pudeur l’empêche de dire à quel point elle est touchée mais ses proches le voient. « Elle est psychologiquement très atteinte, ça a été très dur, très violent » explique l’une de ses amies.
    Pour Debora, cela ne fait aucun doute : c’est la violence de l’interpellation qui a provoqué la perte de son bébé. « Ma grossesse se passait très bien jusque-là » explique-t-elle, « 5 jours avant les faits, j’ai vu mon gynécologue et il m’a dit que tout allait bien. J’ai commencé à avoir mal après le contrôle. »

    Pour l’avocat de Débora, Me Brengarth, « les éléments médicaux, les témoignages et la chronologie des faits poussent effectivement à considérer qu’il existe un lien de causalité entre l’intervention policière et la perte du bébé ». Debora a donc porté plainte pour « mutilation permanente ».
    De leur côté, les policiers ont également porté plainte... pour « outrage ». Céline et Débora seront jugées en juillet 2021.
    Quant à la brigadière mise en cause, elle « conteste formellement » ces accusations... Une « violence » de plus pour Débora qui devrait enterrer son bébé cette semaine.
    Une information judiciaire a été ouverte.
    On pense fort à elle, à Céline, à leurs proches et à toutes les autres victimes de violences policières. »

    Une cagnotte a été ouverte en soutien à la famille : https://www.cotizup.com/pour-debora

    message FB de Nantes Révoltée

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  • Comment appeler encore à une bonne police ?? Le 12 janvier à 12:39, par Camille Z

    🔴 FINI DE RIRE, FINI DE JOUER 🔴

    - Un retour pessimiste sur l’actualité -
    De l’autre côté des Pyrénées, ils ont réprimé une bataille de boules de neige géante au coeur d’une capitale isolée par l’épaisse couche blanche. Fini de jouer.
    De notre côté ils ont arrêté une dame qui partageait quelques blagues sur la devanture de sa boutique dans l’espoir de faire sourire quelques passants, oubliant un instant la morosité de l’époque. Fini de rire.
    Depuis 9 mois ils mentent, changent de version, n’ont pas de stratégie contre la pandémie. Ils préparent inlassablement le retour au monde d’avant, un monde sans divertissement.
    Ils ont aboli la culture. Théâtres, musées et cinémas. Ils ont aboli la fête. Bars, boîtes et raves parties. Ils veulent un monde sans vie.
    Et la police tue. A Bayonne et Nice, deux morts encore la même nuit.

    Et la jeunesse se défenestre ou brûle les bâtiments pour éviter les examens. Elle déprime unanimement, ça c’est certain.
    Et le Capitole finalement ce n’est rien. Le pire est à venir : un débat entre Le pen et Darmanin !

    (post de Cerveaux non Disponibles)

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  • Comment appeler encore à une bonne police ?? Le 21 décembre 2020 à 16:33, par Camille Z

    À TOURS AUSSI, LA POLICE FAIT SA LOI

    Ça s’est passé jeudi et vendredi dans la ville de Tours :
    ➡️ Une manifestation illégale de 120 policiers armés, avec leur équipement de service
    ➡️ De nuit, en plein couvre-feu et devant un Tribunal
    ➡️ Pour faire pression sur la justice après la condamnation d’un agent. La preuve qu’il n’y a pas de "bonne police" ni de "bavure isolée", puisque les fois rarissimes où la violence d’un agent est condamnée, toute la profession fait corps.

    ➡️ Plus hallucinant encore : condamné pour un coup dans le visage d’une personne, le policier cogneur avait plaidé une « une stimulation faciale pour ranimer l’individu ».

    ➡️ Après les manifestations, le président du tribunal s’excuse presque, et explique que la décision était « particulièrement motivée » et « pas définitive ». Bref, l’agent sera probablement relaxé en appel.

    ➡️ Des intimidations identiques ont eu lieu à Nantes, de nuit, de la part de la police, mais aussi à Rennes jusque devant le domicile privé de la maire, ainsi que dans d’autres villes. Vendredi, le gouvernement lâchait plusieurs "cadeaux" pour calmer les syndicats policiers.

    ➡️Nous ne sommes plus très loin d’un coup d’État des forces de l’ordre qui se sont autonomisées ces derniers années. Ce pays est aussi grotesque qu’inquiétant.

    (post de Nantes Révoltée)

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