Chronique du système policier français : néo-fascisme, chasse à l’homme, fabrication de faux coupables, acharnement judiciaire, dislocation brutale de manifs...

La France à la veille d’un néo-fascisme ? - Le régime policier continue de tisser sa toile partout

mardi 25 mai 2021, par Chronique du régime policier.

Au delà des gesticulations médiatiques et électoralistes, des manifestations de policiers de type extrême droite, le système policier continue de tisser sa toile dans les moindres recoins, attisé par les idéologies d’extrême droite portées par les médias militants de milliardaires et par nombre de politiciens.

🇩🇪 VU D’ALLEMAGNE : LA FRANCE À LA VEILLE DU FASCISME

Un quotidien allemand centriste s’inquiète du climat d’extrême droite en France, comparable aux années 1930 en Allemagne

Le journal allemand Handelsblatt est un quotidien « économique » de centre-droit. Pas vraiment un repaire antifasciste, mais un titre de presse libéral, l’équivalent du média Les Échos chez nous. Pourtant, ce journal sonne l’alerte rouge sur la situation politique française : vu d’Allemagne, le gouvernement Macron a choisi de régner à l’extrême droite, la police et l’armée menacent de coup d’Etat, et le fascisme est aux portes du pouvoir. Des constats que nous connaissons, mais qui résonnent différemment quand ils viennent de centristes d’outre-Rhin. Morceaux choisis :

« L’Allemagne doit désormais s’inquiéter […] Les Européens négligent l’orage qui menace la pointe ouest du continent : les extrémistes de droite sont plus près que jamais de prendre le pouvoir en France.
[…]
L’élection de mai 2022 menace d’être un crash politique pour tous les démocrates. On s’attendait à ce que le match 2017 de Macron contre Le Pen ne se répète pas, mais tout indique une nouvelle édition, dans des conditions différentes de celles de l’époque [...]
Valérie Pécresse, la responsable de la région Ile-de-France, veut également entrer dans la course. Son slogan n’est pas différent de celui de ses concurrents : « Je veux rétablir l’ordre et redonner aux Français leur fierté ». On pourrait penser que la France vient de survivre à une incursion de vandales ou a perdu une guerre.
[…] Le président semble avoir pris sa décision : il veut pêcher dans le réservoir des électeurs de droite. Par conséquent, depuis des mois, il mène un discours qui ne lui était pas habituel : la sécurité et l’ordre. […] Macron décline toutes les questions sous forme de questions de sécurité intérieure. Avec son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui est à l’extrême droite, il estime avoir trouvé une solution miracle contre l’extrémiste de droite Le Pen.
Le président espère pouvoir ramasser les restes des conservateurs en se déplaçant vers la droite. […] Avec sa nouvelle orientation, Macron s’écarte de son noyau politique […] Chaque discours que Macron fait porte sur les musulmans, la protection des frontières ou la nécessité de renforcer la police et l’armée. Macron a rendu une immense faveur à Le Pen : il amène le débat exactement sur le terrain où Le Pen est gagnante. Il est piégé.
[…] L’humeur au sein de la police française a rarement été aussi tendue qu’au cours de ces semaines. Les gouvernements successifs ont répété le même schéma : faire des discours lapidaires, durcir les lois, espérer que le mécontentement des hommes en uniforme s’atténuera.
L’extrême droite alimente l’ambiance. Le journal « Valeurs Actuelles » a publié deux tribunes d’officiers : si les politiciens ne revenaient pas à la raison, les militaires devraient intervenir et « prendre une action risquée » pour assurer la sécurité des Français. Une menace ouverte de coup d’État qui aurait des conséquences immédiates dans toute autre démocratie. En France, le gouvernement minimise le processus.
[…]
Le ministère de la Défense ne répond pas aux questions sur l’influence des extrémistes de droite dans les forces armées. Les réactions politiques sont presque plus inquiétantes que les tribunes elles-mêmes. Marine Le Pen a immédiatement proposé aux militaires le soutien du Rassemblement National. Rachida Dati, une ancienne ministre de la Justice, a déclaré qu’elle était d’accord avec les officiers. Xavier Bertrand, un conservateur libéral, n’a jamais critiqué ceux qui flirtent avec un coup d’État.
Cela ressemble à une stratégie concertée : « Valeurs Actuelles » appelle les politiciens conservateurs et extrémistes de droite à s’unir pour coincer Macron. Une surenchère est lancée. […]
Un an avant une élection décisive, la situation politique de la France ressemble plus à la République de Weimar finissante qu’à la France moderne que l’on connaissait. Macron aurait pu, dans ce chaos, être la voix de la Raison. Aujourd’hui, rien ne suggère qu’il souhaite l’être. Demain, il sera peut-être trop tard. »

(post de Nantes Révoltée)

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La France aux portes du fascisme

- Voir aussi : LA POSSIBILITÉ DU FASCISME – France, la trajectoire du désastre

« TOUTE L’IDEOLOGIE POLICIERE EST CONSTRUITE SUR UNE POSTURE VICTIMAIRE SELON LAQUELLE LES FLICS SERAIENT MALTRAITES PAR L’ETAT »

Tandis que la police joue pour la énième fois la victime d’un système judiciaire qui serait trop « complaisant » et pas suffisamment répressif, nous republions ici un entretien réalisé avec le sociologue Mathieu Rigouste publié en 2019 mais toujours d’actualité :

"Il y a une impunité réelle, programmée par les hiérarchies politiques et mise en œuvre par l’institution judiciaire. Mais toute l’idéologie policière est construite sur une posture victimaire selon laquelle les flics seraient maltraités par l’État. Dans l’ère sécuritaire, cette posture leur permet de réclamer sans cesse plus de moyens, d’argent, d’armes et d’impunité, tout en dissimulant leur statut de milices privilégiées par l’État.

Plusieurs figures des gilets jaunes ont été arrêtées lors du 14 juillet, et il y a eu des milliers d’arrestations préventives pendant tout leur mouvement. Cela illustre t-il la symbiose parfaite entre les pouvoirs policier et judiciaire ?

La chaîne de commandement théorique part du politique, passe par le judiciaire et aboutit au policier. Mais chacun de ces champs dispose aussi d’une autonomie relative et dans l’ère sécuritaire, le pouvoir policier tend de plus en plus à vouloir ordonner les pouvoirs judiciaires et politiques. Je ne crois pas qu’il y ait une symbiose parfaite mais plutôt une collaboration constante entre des institutions dont les fractions dirigeantes peuvent aussi s’opposer et se concurrencer. D’autre part, il y a toujours une différence majeure entre le mythe de la séparation des pouvoirs et le fonctionnement réel du champ judiciaro-politique.

Sur l’affaire de Jérôme Rodriguez [figure des gilets jaunes qui a perdu un oeil lors d’une manifestation], il peut sembler évident qu’une fraction politique demande à une fraction judiciaire de se saisir du dossier pour criminaliser le personnage. Mais au fond, il n’y a même pas vraiment besoin de demander. Les agents des pouvoirs politiques, judiciaires et policières appartiennent à une même classe sociale. Il y a de nombreuses situations dans lesquelles ils n’ont même pas besoin de se coordonner, dans la mesure où ils pensent de la même manière et ont des intérêts convergents. Et là, de toute évidence, ils pensent qu’ils peuvent en finir avec le mouvement de cette façon."

- Suite : Mathieu Rigouste : « L’État a recours à des répertoires de violence qui montent en intensité jusqu’à ce qu’il ait réussi à écraser ou discipliner ce qui gêne les classes dominantes »

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De moins en moins de policiers tués chaque année

LA MANIFESTATION DE LA HONTE ET DES FACTIEUX CONTRE LA REPUBLIQUE AVEC LE SOUTIEN DU MINISTRE DE L’INTERIEUR, DE L’EXTREME DROITE ET DE DEUX PARTIS HISTORIQUES DE LA GAUCHE

"La République n’est pas au service de la police.

C’est au contraire à la police de se soumettre à la République, à ses lois fondamentales, à ses textes fondateurs, aux principes et aux valeurs qu’ils énoncent.
Telle est l’évidence démocratique que remet aujourd’hui en cause la manifestation appelée par l’intersyndicale policière, le 19 mai - avec l’alignement honteux derrière eux de Darmanin, Faure, Roussel, Jadot, Bardella, - devant l’Assemblée nationale, pour imposer, comme l’indique son communiqué, « la mise en œuvre de peines minimales pour les agresseurs de forces de l’ordre » et faire pression sur une justice soit disant trop laxiste, sauf quand elle condamne des flics, véreux, violents, voleurs, racistes, trafiquants et des politiciens du même acabit (Médiapart).

Il ne faut pas sous-estimer ce genre de manifestation parce que c’est avec ce type de mouvement que la police a fait tomber la 4e République en 1958 et, plus grave, ça peut aussi faire penser aux tentatives putschistes de l’extrême droite dans les années 1930 et en particulier à la manifestation du 6 février 1934 devant l’Assemblée Nationale qui s’est transformée en tentative de putsch avec déjà, malheureusement, un rôle très ambigu du PCF.
Heureusement, c’est cette manifestation qui a généré une riposte populaire très massive le 12 février contre le danger fasciste et a été au point de départ de la marche vers la grève générale de mai-juin 1936 et le Front Populaire.
PRÉPARONS LA RIPOSTE ! DESCENDONS DANS LA RUE DÉS MAINTENANT CONTRE LE DANGER D’EXTRÊME DROITE, CE QUI NOUS PERMETTRA DE MIEUX PRÉPARER DANS LA RUE ET PAR LA RUE L’ECHEANCE DES PRÉSIDENTIELLES DE 2002

- Voir aussi sur Mediapart :

  • La politique réduite à la police - La République ne saurait se soumettre à la police. Ce principe démocratique est remis en cause par la manifestation de l’intersyndicale policière, organisée mercredi 19 mai, devant l’Assemblée nationale, avec le soutien du pouvoir en place, de l’extrême droite et des deux partis historiques de la gauche.
  • La police charge la justice, le PS et le PCF au garde-à-vous - Des élus socialistes, communistes et écologistes, arguant qu’il ne faut pas laisser la thématique de la sécurité à l’extrême droite, se sont rendus au rassemblement policier du 19 mai, qualifié de « factieux » par Jean-Luc Mélenchon. Une participation qui en a consterné certains au sein même de leurs partis.

Remarques :

Malheureusement, ces analyses restent prises dans l’illusion qu’on serait en démocratie, et on ne voit pas de questionnements ni de remise en cause de la forme Etat. Dans ce régime autoritaire, centralisé et non démocratique, l’expression "Etat de droit" est une arnaque, le droit n’étant pas conçu ni contrôlé par les peuples, et il est devenu une usine à gaz pour spécialistes, ce qui lui ôte également tout caractère démocratique et ampute fortement son utilité sociale.

Si la droite, le macronisme et l’extrême droite veulent un régime encore plus dur, ce n’est pas pour autant qu’on doit suivre derrière ou faire comme si on était en démocratie et que l’« Etat de droit » c’était génial ou le moins pire des systèmes possibles.
L’Etat, le capitalisme et les institutions non-démocratiques ont absolument besoin du système policier (dont fait partie aussi l’institution judiciaire) pour tenir et durer, pour maintenir et accroître leur domination et leur puissance, ils reposent sur la coercition, la contrainte par la force, il est donc logique que les représentants politiques satisfaits de l’existence de l’Etat et de cette fausse démocratie brossent les flics dans le sens du poil. De plus, beaucoup croient que dans le cadre de l’Etat et du capitalisme il pourrait exister une bonne police...

Les dirigeants de « gauche » qui ont trempé dans cette manif traquenard médiatique ont achevé de renier leurs principes. Pourquoi ?

  • parce qu’ils n’ont jamais eu de principes fermes ?
  • parce qu’ils sont tellement aux abois qu’ils espèrent glaner quelques voix en s’accrochant aux délires sécuritaires et policiers ?
  • plus probablement, parce qu’ils ont conclu un pacte avec le macronisme pour essayer de dézinguer les courants vraiment de gauche et pour obtenir des places de ministères et de députations en 2022 ?
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Un système inégalitaire et anti-démocratique a besoin de polices partout pour tenir

Droite et gauche ensemble pour soutenir le système policier et la répression policière

- Gérald Darmanin s’invite à la manifestation des policiers devant l’Assemblée le 19 mai - Le ministre de l’Intérieur a annoncé lundi qu’il se rendrait à la manifestation des policiers prévue mercredi 19 mai devant l’Assemblée nationale. D’autres personnalités politiques devraient aussi être présentes.

- Roussel (PCF), Faure (PS) Bardella (RN) Jadot (EELV) Darmanin manifesteront mercredi 19 mai avec la police pour plus de répression.
Quel naufrage !

(et après ça ils vont s’étonner qu’on ne vote plus pour eux...)

Police, justice, Etat de droit, démocratie...

- [Police / Justice / Etat de droit]… VIDEO sur Cerveaux non disponibles

- Foucault et la police - La police se plaint de la justice, pourtant cette dernière a toujours été la caisse enregistreuse des volontés policières. Foucault, plus que jamais d’actualité pour comprendre notre monde.

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Ministre récompensant éborgneurs et matraqueurs, ils ont bien fait leur travail

⚫ « LES DIGUESDERONT » : 19 MAI, JOUR HISTORIQUE

- « Le problème de la police, c’est la Justice. La justice doit rendre des comptes ! »
- « Les digues céderont, c’est à dire les contraintes de la Constitution, de la loi ».
- « Avant que la situation ne soit plus gérable par des moyens conventionnels ».

➡️ Ce sont quelques déclaration hallucinantes et proprement néo-fascistes prononcées ce mercredi 19 mai devant l’Assemblée Nationale, par des représentants de la police, sous les acclamations. La police veut donc faire « céder les digues de la loi », arrêter d’utiliser « les moyens conventionnels » – donc tuer ? Torturer ? –, et menace ouvertement la justice. Le tout retransmis en direct à la télévision.

➡️ Ce qui fait de ce 19 mai un jour historique, c’est la présence de nombreuses personnalités de la gauche, aux côtés de l’extrême droite, dans cette démonstration de force autoritaire extrêmement inquiétante. Le leader du Parti Socialiste a même déclaré que « la police doit avoir un droit de regard sur la justice » et sur les peines. Une déclaration dictatoriale, puisque c’est une négation totale de la séparation des pouvoir, fondement des principes démocratiques. Le PS est désormais à droite des déclarations d’un Jean-Marie Le Pen d’il y a 20 ans. Rendons nous compte du basculement !

➡️ L’histoire jugera. En attendant, organisons nous, car l’ennemi est déjà prêt à verser du sang et des larmes.

(post de Nantes Révoltée + Vidéo)

Post de Robes Noires et Gilets Jaunes - Officiel

Nous invitons les organisations syndicales des forces de l’ordre (notamment Alliance, Unité SGP, Unsa et SCSI) et leurs alliés : le ministre intérieur, les partis politiques, les politiciens et stars du show-biz en mal de notoriété et tous les récupérateurs à se rendre aux audiences publiques du Tribunal judiciaire de Paris les 20 mai 2021 (10e chambre) à 13h30 et 24 juin 2021 au cours desquelles des forces de l’ordre seront jugées pour violences volontaires à l’encontre de personnes qui manifestaient pacifiquement et pour soutenir ces personnes. Nous manifestons évidemment tout notre soutien aux familles dont les proches ont été victimes des forces de l’ordre.

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Ministre de tendance extrême-droite, très à l’aise parmi les flics, toujours là pour réprimer au profit de l’Etat et des classes dominantes

🇨🇵CHASSE À L’HOMME

Une vidéo de 30sc pour comprendre la stratégie du pouvoir et de la préfecture ce samedi à Paris : terroriser, charger, gazer, matraquer... Une véritable chasse aux manifestants, traqués et coursés comme des lapins. Et ce, alors qu’aucune violence n’avait lieu du côté manifestants.

Images Yazid Bouziar - Post et VIDEO sur Cerveaux non disponibles

Divers

  • Quand la classe politique se couche devant la police et ses délires victimaires - Ils sont gonflés, ces syndicats de policiers : alors même que chaque féminicide qui survient dans ce pays montre qu’ils n’ont jamais été à la hauteur pour protéger les victimes, alors même que Mediapart vient de révéler que des membres de leur corporation avaient falsifié des procès-verbaux pour accuser des innocents dans l’affaire de Viry Châtillon, alors même que leurs nombreux actes de violences envers les racisé.e.s et les Gilets jaunes sont restés dans les mémoires, ils manifestent le 19 mai devant l’Assemblée nationale pour exiger plus de moyens et des peines plus lourdes pour ceux qui s’attaquent à eux.
    Or, la loi est déjà très dure avec ceux qui s’en prennent aux policiers, et ces derniers le savent bien, puisqu’ils pratiquent depuis toujours un juteux business en utilisant le délit d’outrage pour arrondir leurs fins de mois. Même quand ils falsifient des PV pour accuser des innocents donc, leur hiérarchie ne lève pas le petit doigt. Que faut-il de plus ? « Une justice moins laxiste », disent-ils. Moins laxiste que quoi ? La France est l’un des pays d’Europe où l’on reste le plus longtemps en prison, et dans des conditions lamentables, qui plus est. (...)
  • Frédéric Vuillaume risque la prison pour avoir manifesté pacifiquement en France - Frédéric Vuillaume, un manifestant victime d’un acharnement judiciaire - Frédéric Vuillaume, syndicaliste de longue date, subit un harcèlement continu de la part des forces de police et des autorités judiciaires françaises. Et cela, depuis deux ans. Récit.
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Les flics en armure obéissants sont le modèle et l’avant goût des robots flics
  • Affaire de Viry-Châtillon : comment la police a fabriqué de faux coupables - De nouveaux documents consultés par Mediapart, dont plusieurs vidéos d’audition que nous diffusons, montrent que des policiers chargés de l’enquête sur l’agression de leurs collègues à Viry-Châtillon ont déformé, en rédigeant leurs procès-verbaux, les propos de leur témoin principal, jusqu’à lui faire dire l’opposé de ce qu’il avait déclaré.
  • Du nouveau sur l’obligation de donner son code de téléphone en garde-à-vue : comment éviter le traquenard - On avait dénoncé un coup de bluff, mais ils en ont fait un traquenard. Que faire lorsque les flics, en garde à vue, exigent d’obtenir votre code pour accéder aux données de votre téléphone ?
  • VIDEO. Manif Palestine : la police matraque le téléphone du journaliste Rémy Buisine et le plaque au mur - « Ils vont arrêter de nous traiter de chiens » : alors que les CRS s’apprêtaient à charger les manifestants en soutien à la Palestine à Paris, ils se rendent compte que Rémy Busine les filme. L’un d’eux frappe son téléphone avant de plaquer le journaliste au mur.
  • Une mère frappée à Bordeaux car elle donnait le sein en public : « Elle m’a mis une gifle en pleine poire » - Alors qu’elle était dans la file d’attente d’un point relais à Bordeaux, une jeune maman s’est fait agresser par une autre cliente, qui ne supportait pas de la voir allaiter son fils publiquement.
  • Péché capital #4 - Maintien de l’ordre : vers une « dislocation » du droit de manifester - A Lyon comme à Paris, le dispositif de maintien de l’ordre mis en place lors des manifestations du 1er mai confirme la fuite en avant répressive du gouvernement. Il marque peut-être un tournant : tout devient prétexte à des charges brutales et arbitraires.
    Après les improvisations consécutives au mouvement des Gilets Jaunes, après la validation du nouveau Schéma national de maintien de l’ordre (SNMO) en septembre 2020, après les débats puis le vote de la loi « sécurité globale » ces dernières semaines, le cortège du 1er mai 2021 à Lyon a révélé ce en quoi consiste désormais le maintien de l’ordre en manifestation. En l’espèce, la préfecture a choisi de recourir aux méthodes déjà usitées à Paris : c’est-à-dire à prendre prétexte de la formation de blocs pour conduire des agressions répétées, brutales et largement indifférenciées, et rejouer l’inusable partition qui oppose « bons » et « mauvais » manifestants.
  • Le journaliste Gaspard Glanz privé de liberté plusieurs heures : COMMUNIQUE : Paris, le 19 mai, 18h00 - C’est une alerte succincte arrivée à Blast sur l’Intranet de la rédaction : une photo en hauteur, en premier plan ce qui ressemble à un pantalon, dans un espace fermé aux allures de sanisette. Avec ces seuls mots : « gav... a la sortir du metro… help ! ». Un message inquiétant signé Gaspard Glanz.
  • Le gouvernement fait voter l’abandon des rappels à la loi - Eric Dupond-Moretti a introduit jeudi par amendement l’abrogation de la mesure critiquée par les policiers, sans solution de remplacement. Elle devait faire l’objet d’une expertise pour déboucher sur un projet de loi avant la fin de l’année. (...) Le gouvernement a fait voter d’autres amendements, jeudi, pour répondre aux préoccupations des forces de l’ordre, comme la période de sûreté de trente ans pour les meurtriers de policiers ou de gendarmes, la diminution de moitié des réductions de peine dont ils peuvent bénéficier, comme les terroristes, ou d’un tiers pour les auteurs d’agression délictuelles à l’égard de personnes dépositaires de l’autorité publique. Les députés ont achevé dans la nuit l’examen du projet de loi qui portait initialement sur des sujets bien éloignés de ces revendications.
  • Demi-victoire au Conseil constitutionnel contre la loi Sécurité globale - Une partie de la loi Sécurité globale a été censurée jeudi 20 par le Conseil constitutionnel. Une victoire pour la coordination Stop loi Sécurité globale, qui considérait ce texte comme « liberticide ».
    C’est une petite victoire pour les libertés publiques. La très controversée loi Sécurité globale, qui avait suscité un vif mouvement de protestation depuis plusieurs mois, a été en partie censurée par le Conseil constitutionnel. (...)
  • RADIO - Le gouvernement fait toujours plus reculer les libertés - Loi Sécurité globale, loi antiterrorisme, loi séparatisme : le gouvernement multiplie les textes répressifs et attentatoires aux libertés publiques. Radio Parleur et Reporterre ont analysé ce glissement sécuritaire dans une émission enregistrée le 20 mai, à écouter en ligne.
Chronique du système policier français : néo-fascisme, chasse à l’homme, fabrication de faux coupables, acharnement judiciaire, dislocation brutale de manifs...
Droite ou gauche (?!), les ministres sont pour le système policier, donc pour l’Etat (et inversement)

Après les militaires, des policiers exigent d’être réarmés « matériellement, moralement et juridiquement »

- Après les militaires, des policiers exigent d’être réarmés « matériellement, moralement et juridiquement » - Au coeur des appareils de l’État, l’offensive ultra-sécuritaire continue de battre son plein.
Après les différentes tribunes de militaires, c’est au tour des policiers de rajouter une pièce dans la machine...

« Recule ou j’te nique ta mère ! »

Les voyous sont en uniformes...
Paris. 15 mai 2021.
Images : Émilie desir - Post et VIDEO sur Cerveaux non disponibles

P.-S.

Compléments

- Manifeste pour la suppression générale de la police nationale - Finalement, le débat se sera imposé dans l’espace public, « faut-il en finir avec la police ? » ou plutôt, « comment l’abolir ? ». C’est la question que pose le mouvement mondial déclenché par l’assassinat de George Floyd aux Etats-Unis et qui en entraîne de nombreuses autres. Que la fonction sociale de la police soit de maintenir un certain ordre du monde, un certain régime de domination, c’est désormais une affaire entendue. Reste le plus gros mensonge anthropologique sur lequel son existence repose : sans son exercice de la violence « légitime » nous serions incapables de nous donner des règles de vie communes et nous entretuerions à la première occasion. En finir avec la police, c’est d’abord et aussi se débarrasser de cet infantilisme. Afin d’alimenter ce débat, nous publions ce manifeste anonyme qui propose, entre autres choses, de restaurer pacifiquement l’honneur des policiers en leur offrant la possibilité de changer de métier. (...)

- L’Etat et le capitalisme, facteurs majeurs d’insécurité et de violences ici et ailleurs ...bien pires que la délinquance et le terrorisme réunis - Les droites (macronisme, droite, extrême-droite) veulent se faire élire en martelant le thème de "la-sécurité, bien aidées par les répétitions merdiatiques nauséeuses sur l’insécurité.
Depuis des années, les lobbys de « la-sécurité », les élus et les merdias nous bassinent avec l’insécurité. Ce qui créé un « sentiment d’insécurité » chez certains même là où il ne se passe rien de spécial.
Et souvent les partis dits de gauche embrayent, se laissent contaminer et entraîner sur le même terrain.
Si les problèmes de délinquance et de terrorisme sont bien réels, et parfois spectaculaires/dramatiques, ils ne représentent pas grand chose par rapport aux problèmes structurellement engendrés par l’Etat et le capitalisme quotidiennement.
L’Etat et le capitalisme ont le culot de prétendre apporter des « solutions » aux problèmes de délinquance et de terrorisme qu’ils ont bien contribué à créer par leur responsabilité aux inégalités sociales structurelles, aux discriminations, ghettos, aux violences et racismes policiers récurrents, au colonialisme, à l’exploitation ici et ailleurs des humains et du vivant, aux frustrations dues à l’absence de démocratie, à la promotion de la compulsion consumériste, à la valorisation de la réussite personnelle par l’avoir, à la précarité et au chômage, au mal-logement, à l’absence de perspectives épanouissantes, au travail dénué de sens, aux sentiments d’inutilité distillé par le marché du travail et l’idéologie libérale, etc. (...)

- L’appel pour les libertés, contre les idées d’extrêmes droite, manifestation le 12 juin - Avec quelques remarques sur comment on pourrait sortir de l’ornière brune


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