Infos, actus, réflexions... sur le 18 septembre et les suites à construire.
Il est confirmé que l’Intersyndiale « se couche » et qu’on ne peut pas en attendre quelque chose de bon.
Reste les bases des syndicats, les travaileurs et travailleuses qui en ont plus que ras le bol des gouvernements et du capitalisme, les gauches offensives, la jeunesse révoltée, les minorités opprimées, les réfractaires aux orgas instituées et les électrons libres.
Potentiellement, ça peut faire beaucoup de monde et de quoi établir un rapport de force. Diverses pistes sont évoquées pour aller dans ce sens au lieu de se perdre à nouveau dans les échecs programmés par l’Intersyndicale comme en 2023.
Par ailleurs, il est à nouveau confirmé que les "forces de l’ordre" n’agissent pas pour soi-disant empêcher des soi-disant "débordements dangereux", mais pour intimider et punir, pour tenter d’empêcher et enrailler par la force toute forme conséquente de contestations ancrées à gauche.
Dans ce régime autoritaire et policier, les flics se comportent comme une milice, des bandes armées organisées, entièrement au service du bloc bourgeois radicalisé et du processus de fascisation. Le règne sans partage de grands tyrans à la tête de la tyrannie étatique engendrent logiquement une foultitude de petits tyrans agressifs en uniformes et cagoulés, qui se sentent tout permis, qui adhèrent largement à l’extrême droite, au racisme et au sexisme, qui relaient et démultiplient dans les rues l’énorme violence instituée des oligarchies économiques et politiques au pouvoir.
Evidemment, les flics ont toujours défendu le totalitarisme étatique et capitaliste, l’ordre bourgeois et oligarchique, la domination des riches et des possédants. Logique, en l’absence de démocratie, les peuples ne valent rien et n’ont aucun pouvoir institué, si ce n’est de participer rituellement à des élections sous pression du Capital et de ses médias de plus en plus extrême-droitisés.
Mais à présent, et ce depuis au moins 2016, il y a une généralisation des brutalités étatico-policières. Sans doute peut-on qualifier le système actuel de régime néofasciste même si on n’en est pas encore à la généralisation des assassinats ciblés, rafles et disparitions de syndicalistes et activistes de gauche.
Peut-on le qualifier de "dictature soft" ? Peut-être, en tout cas on y tend et les vagues apparences de pseudo-démocratie ont disparu.
Reste que le blabla, les brutalités étatico-policières, les lois iniques, la misère..., et la rage qui monte.
Après le succès de 18 septembre, ni supplique, ni routine, construire un mouvement conquérant
Le 18 septembre a déjoué beaucoup de pronostics et a été un grand succès. Contrairement à ce que nous aurions pu imaginer il a été davantage suivi que le 10, malgré le peu d’entrain des directions syndicales. Il a rassemblé jusqu’à un million de manifestants et paralysé des secteurs clés comme les transports parisiens, à un niveau qu’on n’avait plus vu depuis 2019. Cette réussite est surtout celle des bases qui ont poussé à l’action. C’est déjà une leçon.
Le mouvement qui a débuté le 10 septembre n’a rien d’anecdotique. Il n’est ni une réplique des Gilets Jaunes ni un simple copier-coller de 2023. Il conjugue la massivité du mouvement de 2023 mais avec des formes d’action plus radicales : blocages, appel à des grèves régulières et reconductibles plutôt que des simples « journées saute-mouton ». Des leçons ont, semble-t-il, été tirées par la population, à contrario de l’intersyndicale qui reprend sa “stratégie” de la supplication auprès des macronistes et tente de dévitaliser le mouvement en ne faisant que “menacer” de nouvelles grèves.
Face à cela, le pouvoir macroniste ne répond que par la fuite en avant. La nomination de Lecornu à Matignon traduit l’incapacité de Macron à comprendre ce qu’il se passe. Comme si la crise politique, profondément structurelle, se réglait à coups de chaises musicales. Comme si les Français rejetaient Bayrou pour sa personnalité (certes très pénible) et ses casseroles personnelles, et non pour les politiques qu’il incarnait et poursuivait. La macronie, privée de base sociale, n’a aujourd’hui plus que deux ressources : l’appareil répressif et les combines institutionnelles.
Sur la répression, il est donc à craindre que celle-ci s’accentue. Cela a déjà commencé avec des dizaines de garde-à-vue, des manifestantes et manifestants tabassés et gazés. La présidence Macron a marqué un saut qualitatif dans la brutalisation des mouvements sociaux. Elle a atteint des niveaux inédits dans les “démocraties” européennes depuis plus de vingt ans (il faut probablement remonter à Gênes en 2001, où la police italienne avait réprimé avec une brutalité absolument inouïe la mobilisation contre le G8, pour trouver un niveau de violence comparable ou supérieur). Ce niveau de brutalisation n’est d’ailleurs plus complètement contrôlable : la police, extrême droitisée, a profité de la faiblesse du pouvoir pour gagner en autonomie (y compris politique) et en impunité (qui est désormais totale). Mais cette fois, les images passent. La vidéo de cette jeune femme tabassée à Marseille a circulé dans les médias, (eux-mêmes incapables de trouver la sempiternelle « violence des manifestants » à mettre en miroir), là où, pendant les Gilets jaunes, les violences policières avaient mis des mois à percer le mur médiatique.
De son côté, et sans surprise, le Rassemblement National s’est rangé dans le camp du patronat. Pas de soutien aux grèves ni aux blocages : l’extrême droite n’a rien à gagner à s’aventurer sur un terrain où ses thèmes de prédilection sont absents.
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Ensuite le RN prépare 2027. Pour se faire il doit être accepté par des franges importantes du capital français pour incarner une succession crédible à Macron. Le RN est donc dans une entreprise de séduction du grand patronat, et se débrouille assez bien
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le RN ne craint pas de perdre son électorat populaire en ne soutenant pas les mobilisations – ce qui souligne qu’il a bien compris que ce n’est pas son vague ouvriérisme et vernis social initié par Philippot qui mobilise son électorat mais bien la xénophobie.
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Les syndicats sont là pour mettre en scène la protestation, et une fois la représentation terminée, en fin de parcours, dispersion et tout le monde rentre chez soi.” Il y a donc un enjeu fort à ne pas attendre les directives de la direction de l’intersyndicale (plein de syndiqués sont aussi révoltés par cette captation bureaucratique) qui est, de facto, dans un rapport de complicité avec le pouvoir et dans un syndicalisme complètement apolitique (comme si l’on pouvait traiter avec Lecornu…). Nous sommes très nombreuses et nombreux, déterminés, il est donc impératif ne pas se laisser embarquer dans la spirale infinie de loose dans laquelle des bureaucrates mollassons et nuls tentent de nous enfermer. Pour se faire, une seule solution : rejoindre les collectifs du 10 septembre, les AG des entreprises ou des quartiers, s’allier avec les bases syndicales. Il faut certes s’organiser, mais en refusant la verticalité et la bureaucratisation qui font le nid de la trahison et de la corruption.
(...)
Reste la question : que veut-on gagner ? Défendre, oui : obtenir le retrait total des mesures d’austérité. Mais surtout conquérir. Car faire grève, bloquer, perdre des journées de salaire ne se fait pas seulement « contre », mais pour quelque chose de positif. Pour la retraite à 60 ans (plutôt qu’une simple “abrogation” de la dernière réforme). Pour des augmentations substantielles de salaires et du smic, et pour l’indexation sur l’inflation. Pour la réduction du temps de travail. Pour une démocratie réelle. Voilà des pistes concrètes.
(...)
Depuis dix ans, la France connaît une conflictualité de classe que nos voisins européens nous envient souvent, mais qui s’est traduite par peu de victoires. Pour que notre camp social retrouve confiance en lui-même, il faut transformer la colère en victoire. La puissance est là. La stratégie aussi : paralyser l’économie par des grèves reconductibles, partout mais en particulier dans les secteurs stratégiques, associées à des blocages sous d’autres formes. Il est évident que le mouvement agrège des contestations de secteurs pluriels et de différents types et il ne s’agit pas d’avoir un mot d’ordre unique, mais l’important est que celui-ci s’affirme comme conquérant. Espérons continuer dans cette voie.
article complet : https://frustrationmagazine.fr/18-septembre/

- 1 Million dans la rue le 18 : et après ? - Agir sans attendre l’Intersyndicale
Rennes : aux révoltés d’aujourd’hui, à toutes celles qui en ont marre
Le système a depuis longtemps gagné la partie, que faire ?
Comme d’habitude, l’Intersyndicale n’est pas à la hauteur, plombée notamment par la CFDT et la CFTC.
A l’unissons du régime macroniste et des médias comme Le Monde, elle essaye de phagocyter et éclipser le mouvement « bloquons tout » en ramenant les contestations de septembre à ses revendications restreintes, exit la question de la démocratie et du capitalisme.
L’Intersyndicale lamentable laisse le temps de souffler au régime alors qu’il faudrait tout de suite annoncer d’autres dates rapprochées (par exemple le 27 septembre, un samedi, pour varier), et s’efforcer de « frapper » plus fort que des manifestations tranquilles avec des discours et slogans convenus.
Le gouvernement fait semblant d’avoir peur, et l’Intersyndicale fait comme si le 18 avait fait peur au régime. Chacun joue le jeu.
Les partis politiques de gauche, qui s’occupent de politique, sont impuissants dans ce système antidémocratique dominé par les médias de droite et d’extrême droite où on s’enlise dans la représentation et des élections sans issues (sans parler des exisgences de l’Etat et du Capital qui bloquent tout). Tandis que la plupart des travailleurs et syndiqués, qui ont potentiellement une grande puissance de rapport de force via (surtout) la grève (en supposant qu’un jour elle redevienne massive, longue et dure), refusent les questions politiques et démocratiques de fond pour se cantonner aux revendications sociales, aux dialogues sans issues avec le pouvoir.
Au final, on cultive l’impuissance et rien ne change.
Les mouvements sociaux de cette rentrée n’ont que très peu de chances d’obtenir quelque chose de tangible malheureusement, pas parce que le ras le bol n’est pas présent, il est là et il est plus profond qu’on ne croit, mais parce qu’il n’existe pas suffisamment tout un vaste terrain de lutte radicale, de résistance et d’organisation/alternatives permanent. Et aussi bien sûr parce que le capitalisme, la représentation et l’Etat ont eu trop de temps pour étendre leurs ravages, leurs maimises, leur puissance, leurs mafias, leur emprise... appuyés sur des forces de répressions brutales surarmées qui relaient la tyrannie.
A moins d’événements imprévus qui décuplent et déclenchent une colère populaire plus répandue et encore plus forte, ça va être très difficile. (d’ailleurs, Macron se tait en ce moment, sans doute parce qu’il sait que sa parole et ses apparitions TV exacerbent la rage).
Comment se sortir de la nasse géante de l’Etat et du Capital ?
Sans grèves longues partout, il y a pas assez de monde disponible pour bloquer et ça reste très ponctuel, il est alors facile aux milices policières de débloquer par la force et l’intimidation.
Sans grèves longues et dures partout (surtout dans les secteurs clés), l’Economie n’est pas à l’arrêt.
Les manifs et même les actions tranquilles et symboliques sont totalement ignorées, piétinées, réprimées, décriées violemment par les flicailles et leurs relais médiatico-politicards (et inversement).
A la place, on ne peut pas s’attendre pour l’instant à des émeutes et sabotages suffisamment généralisés et puissants, et puis ça ne remplacerait pas tout le reste des actions offensives et « constructives » nécessaires.
Dans l’immédiat, on est coincé, l’Etat et le capitalisme, le régime autoritaire non démocratique, le bloc bourgeois, la répression et les diverses sectorisations/individualisations, les médias dominants, la pacification, le réformisme, la résignation et les peurs, ont gagné pour l’instant la partie (ça fait très longtemps qu’ils dominent et gagnent malgré les diverses révoltes et conquis sociaux temporaires et limités), nous mettant à la merci de l’accroissement de la misère, des catastrophes climatiques/écologiques, des guerres et d’un néofascisme de plus en plus débridé.
On peut pour l’instant obtenir au mieux des victoires locales contre des projets pourris (c’est pas négligeable), de plus en plus rarement des non-reculs pour des lois/projets nationaux, mais globalement la mégamachine et ses ravages continuent d’avancer à toute berzingue en emportant tout dans son tourbillon mortel d’innovations, d’argent, de marchandises, de brutalités et de mensonges.
Construire et reconstruire une vaste culture de lutte et de résistance ancrée partout localement, qui agit et se renforce toute l’année, au lieu de s’énerver et d’être présent uniquement lors des mouvements sociaux ?
(Voir Chiapas et l’Espagne anarchiste des années 30)
Multiplier les temps d’éducation populaire et politique. Développer partout des médias autonomes, des lieux adaptés et équipés pour agir et se réunir, prendre des communes, multiplier alternatives radicales et contestation/pression/offensives en permanence ?
Créer un nouveau grand syndicat révolutionnaire, offensif, qui vise la démocratie directe et la fin du capitalisme ? et/ou multiplier les groupes ingouvernables, informels et insaisissables ?
Pour que tout ça soit possible, de très nombreuses nouvelles personnes vont-elles s’engager et « se radicaliser » au lieu de laisser s’épuiser quelques personnes et collectifs ?
Vaste programme, faisable si plein de nouvelles personnes s’y mettent et s’y tiennent durablement, mais bien sûr ça prendrait dans tous les cas plusieurs années avant de produire des effets tangibles.
Sans ça, malgré les efforts et la rage, nous perdrons encore et encore. Nous perdrons peut-être « mieux », mais nous perdrons tout.
Pour l’instant, la mégamachine nous écrase et « avance » beaucoup plus vite que nous, saurons-nous accélérer, être beaucoup plus nombreux.ses, aligner des moyens et objectifs/stratégies en rapport avec la situation ?
Pour l’instant, trop peu de signes encourageants en ce sens, mais ça peut bouger (notamment depuis la jeunesse), à suivre...
Sans doute que ça arrivera quand on sera encore plus au fond du trou ? Mais plus on « attend », plus il faudra faire d’efforts pour s’en extraire, car le néofascisme et le système policier, les catastrophes sociales et climato/écologiques.. se seront aggravés et exerceront encore plus de contraintes.
Le 19 sept
LE 19, ON CONTINUE
Blocage du lycée Camille Claudel à Palaiseau ce vendredi 19 septembre
Partout en France, des actions de blocages se poursuivent ce vendredi. Au micro de l’Insoumission, les lycéens appellent déjà à l’acte III du mouvement, ce dimanche 21 septembre
https://www.facebook.com/100063487779656/videos/4235873316698112
LA LUTTE CONTINUE
Le lycée Pasteur à Lille à nouveau bloqué ce 19 septembre
DANS L’ENERGIE, LA LUTTE CONTINUE LE 19 EN RECONDUCTIBLE
Terminaux méthaniers de Fos à l arrêt...
Centrales nucléaires Bugey, Saint Alban et Cruas arrêt de tranche bloqué ou ralenti par les agents grévistes, EDF Velaine (55) et d’autres sites des IEG Indusries Electriques et Gazières occupés en lutte reconductible comme Marseille depuis le 2 septembre....
(Piquet de grève Velaines)
LA LUTTE CONTINUE LE 19
Les sections CGT, Sud, et CNT de l’éducation dans le Rhône ont appelé à poursuivre la grève le 19 septembre, avec une manifestation interprofessionnelle soutenue par les étudiants est appelée ce vendredi à 14H à Lyon place Charles Hernu, après un rassemblement éduc qui se tient à 11h Place Guichard.après une mobilisation très suivie le 18. Hier soir, ils étaient réunis en AG de différents établissements scolaires, pour coordonner la grève. Si la mobilisation est moins suivie aujourd’hui, de nombreux établissements sont néanmoins impactés dans plusieurs villes Surtout cette volonté de reconduction insiste sur l’envie de ne pas s’arrêter à une date isolée, mais construire un rapport de force contre le pouvoir, avec l’envie de converger entre différents secteurs.
1 Million dans la rue : et après ?
Quel plan de bataille après les succès numériques des 10 et 18 septembre ?
Ce jeudi soir, la CGT annonce que « plus d’un million de personnes » ont manifesté dans toute la France. C’est deux fois plus que le 10 septembre, même en prenant les chiffres du Ministère de l’Intérieur. Ce sont de très gros cortèges qui ont pris les rues, atteignant un niveau comparable au mouvement de défense des retraites en 2023, qui était soutenu massivement et qui avait provoqué une crise de régime. Une crise d’ailleurs toujours en cours.

- 1 Million dans la rue le 18 : et après ? - Agir sans attendre l’Intersyndicale
Parmi les chiffres remontés, 120.000 personnes dans les rues de Marseille, 50.000 à Lille, 40.000 à Toulouse, 25.000 à Nantes, 20.000 à Lyon, Rennes et Strasbourg, 15.000 à Grenoble, 7.000 à Saint-Nazaire… Partout, l’affluence a été énorme. Selon le gouvernement, 700 actions ont été menées sur la voie publique et 29 incendies ont été déclenchés. Et après ?
Le nombre de manifestants n’est pas une fin en soi. En 2018, les Gilets jaunes ont fait trembler le pouvoir bien plus fort que les manifestations du printemps 2023, qui étaient pourtant beaucoup plus fournies, mais qui n’ont jamais réellement inquiété Macron. L’important n’est pas tant de descendre dans la rue, mais de qu’on en fait. Et il faut reconnaître que la journée du 18 septembre est restée sous contrôle. Elle a même été plus sage que la journée débordante du 10 septembre, qui partait dans tous les sens avec beaucoup de courage et d’enthousiasme.
La répression à de nouveau été féroce. Retaillleau a lancé 80.000 hommes armés enragés, avec des blindés, des drones, et carte blanche pour terroriser. Partout, des lycéens ont été tabassés, des campus envahis par la police, des cortèges, y compris syndicaux, gazés et chargés, des grévistes matraqués. Il n’y a plus aucune place pour la contestation réelle, celle qui engage un peu de rapport de force et tout le monde s’en accommode. Le durcissement répressif lors des Gilets jaunes puis de la révolte pour Nahel est devenu la norme. Nous sommes en train de nous habituer tranquillement à un climat de dictature.
Le pays n’a pas été bloqué. Et c’est sans doute le principal problème. Les forces de l’ordre sont tellement nombreuses et agressives qu’il devient très difficile d’agir. Et plus grave encore, il y a trop peu de monde sur les blocages : alors que l’écrasante majorité de la population souhaite la démission de Macron et soutient le mouvement, il n’y a qu’une poignée de personnes dans chaque ville pour braver la nuit et se rendre le long des routes. Redisons le, seul le blocage des flux et les conséquences matérielles sur l’économie ont de l’impact. On peut manifester à plusieurs millions pendant des années sans aucun effet. Le grand défi est donc de parvenir à convaincre nos amis, nos voisins, nos proches, de passer à l’action directe.
Enfin, il n’y a pas de plan de bataille. Ce soir, les syndicats « se félicitent de la réussite de la mobilisation » selon BFMTV, mais « n’ont pas fixé de date pour une nouvelle mobilisation » et « attendent un retour du Premier ministre ». Une telle absence de vision et un tel niveau de soumission au bon vouloir d’un gouvernement illégitime imposé par la force laisse pantois. Surtout dans le contexte actuel, et avec une telle mobilisation.
Ce 18 septembre donne même l’impression que les directions syndicales ont repris en main la vague « Bloquons tout » pour la mener dans une impasse. Sophie Binet, la boss de la CGT déclare pourtant : « Nous n’avons jamais été autant en position de force ! » Si elle en est persuadée, alors qu’attend-elle pour encourager la grève générale reconductible ? Même Radio France reconnaît : « De nombreux autres manifestants se disent aujourd’hui prêts à refaire grève rapidement, persuadés que le rapport de force est en leur faveur ». Malheureusement on peut s’attendre à un autre appel à une « journée de grève » lointaine, peut-être en octobre.
C’est donc au mouvement Bloquons tout, le grand souffle né pendant l’été, à travers ses assemblées et ses forces vives, de dessiner un plan de bataille cohérent et efficace. Faute de quoi, le mouvement retombera dans un rythme pépère, ponctué de manifestations espacées, massives mais inoffensives, comme en 2023. Et Macron pourra finir de nous torturer en toute tranquillité.
source : https://contre-attaque.net/2025/09/18/%e2%81%a81-million-dans-la-rue-et-apres/
🔴Les syndicats lancent un ultimatum à Lecornu pour le 24 septembre. Une bonne idée vraiment ?
Si le Premier Ministre ne répond pas à leurs revendications (abandon de l’ensemble du projet du budget / justice fiscale avec des dispositifs de taxes sur les très hauts revenus et hauts patrimoines et qui contraignent le versement de dividendes / abandon du report de l’âge de la retraite à 64 ans / moyens budgétaires à la hauteur pour les services publics / conditionnalité sociale et environnementale des 211 milliards d’aides publiques aux entreprises / investissements dans une transition écologique juste et la réindustrialisation) avant le 24 septembre, les syndicats se retrouveront « pour décider très rapidement d’une nouvelle journée de grève et de manifestations »
L’intersyndicale freine la mobilisation et laisse donc du temps à Macron, Lecornu et consorts pour des négociations (vouées à l’échec au vu de la guerre sociale qu’ils mènent) sans profiter de la pression du 10 et du 18 septembre et sans évoquer l’idée d’une généralisation de la grève ou au minimum de journées d’action qui se suivent et non de dates isolées. Cette stratégie des artisans de la défaite ressemble fortement à celle ayant échoué en 2023 lors du mouvement contre la réforme des retraites
N’attendons pas les syndicats et retrouvons nous dès ce dimanche 21 septembre pour construire la suite de la mobilisation
Les réseaux de Grevemanifsblocages10septembre : https://linktr.ee/grevemanifsblocages10septembre
L’INTERSYNDICALE SE PAYE NOTRE TÊTE !
IL FAUDRA CONTINUER LA MOBILISATION SANS ELLE
OCCUPONS LES PLACES LE 21, CRÉONS PARTOUT DES ASSEMBLÉES POPULAIRES, SYNDICALES ET CITOYENNES, POUR PRENDRE EN MAIN DÉMOCRATIQUEMENT NOTRE MOUVEMENT
Après les succès des mobilisations des 10 et 18 septembre, l’intersyndicale demande au gouvernement d’abandonner son projet de budget, de taxer les riches, d’abandonner la réforme des retraites, ses subventions aux milliardaires, etc, etc... et si le gouvernement ne cède pas, comme s’il allait céder, elle décidera d’appeler à une nouvelle journée de grève, probablement en octobre, comme si le gouvernement allait céder à des journées saute-moutons tous les 15 jours ou trois semaines !
L’intersyndicale a lancé la journée du 18 septembre pour tenter de casser le mouvement du 10 septembre. Malgré tout, le mouvement social s’est emparé, avec la base syndicale, du 18 septembre pour en faire un succès, une réussite qui imposait une suite rapide pour profiter du rapport de force. Eh bien non, pour la seconde fois après déjà le coup du 18, l’intersyndicale montre à nouveau malgré son baratin qu’elle protège le gouvernement et le grand patronat.
Aujourd’hui, le syndicalisme doit être de grève générale. Le syndicalisme du dialogue social, est celui de l’accompagnement du monologue patronal, c’est-à-dire de la collaboration de classe.
Les syndicats de base doivent rompre avec cette intersyndicale de trahison et rejoindre en masse la mobilisation du 21.
LA REPONSE A LA TRAHISON DE L’INTERSYNDICALE DOIT ÊTRE UN MAXIMUM DE MONDE SUR LES PLACES LE 21 SEPTEMBRE ET PRENDRE EN MAIN NOTRE MOUVEMENT PAR DES ASSEMBLÉES POPULAIRES PARTOUT AINSI QUE LEURS COORDINATIONS LOCALES ET NATIONALE
Les syndicats de base qui ont été nombreux a appeler au 10 et ont fait pression pour que les directions syndicales de la CGT et de Solidaires soutiennent ou appellent au 10, doivent rompre avec l’intersyndicale et exiger que leur directions syndicales rompent aussi avec l’intersyndicale pour mettre fin à cette politique de dialogue social alignée derrière la CFDT, c’est-à-dire aujourd’hui de monologue patronal et de collaboration de classe, pour s’engager résolument vers un syndicalisme de grève générale.
La masse des syndiqués et des travailleurs qui ont fait grève les 10 et 18 septembre en voulant construire un rapport de force doivent désavouer cette politique de l’intersyndicale en participant le plus nombreux possible à l’initiative du 21 prise par « Bloquons tout » qui a été à l’initiative du 10, rejoint par les organisations de jeunesse et la LFI.
2 posts de Jacques Chastaing

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DIVERS
- 18 Septembre : universités en lutte
- Le Ministère de l’Économie envahi par des cheminots en grève - C’est l’une des images fortes de ce jeudi 18 septembre. Alors qu’une grève générale est en cours, le secteur du rail est particulièrement mobilisé, et la proportion de grévistes à la RATP culmine à 80%.
- Nantes : plusieurs lycées et une centrale de grande distribution bloqués - Ce jeudi, les forces de l’ordre ont empêché plusieurs actions, mais des blocages ont tout de même eu lieu.
- Nantes : blocage éclair et feu d’artifice sur le périphérique
- Les aides publiques aux entreprises s’élèvent en réalité à 271 milliards par an
- Blocages contre l’industrie de l’armement et le génocide à Gaza - Le 18 septembre n’a pas été seulement un jour de grève, il a aussi été l’occasion de bloquer des entreprises qui fabriquent des armes et qui sont complices du génocide à Gaza.
- « On reprend tout » : les images de la manifestation nantaise
- Des mots d’ordre contre l’économie de guerre et le militarisme dans les cortèges - Le plan d’austérité que rêve d’imposer le gouvernement va servir à augmenter les budgets militaires. Autrement dit, le pouvoir mène la guerre sociale pour financer ses désirs de guerre totale.
- « Ni ultimatum, ni pause » : organisons des AGs partout pour préparer la suite ! Billet d’Anasse Kazib - Le mouvement doit se poursuivre et se doter d’un véritable plan de bataille pour faire tomber Lecornu et Macron.
- Après des années d’attaques de la part des néolibéraux pour le restreindre, le droit de grève est en danger partout dans le monde - Sous les assauts répétés du patronat et des politiques néolibérales partout dans le monde, le droit de grève ne cesse de s’éroder au fil des années. Même dans les pays les plus développés, ces deux camps parviennent à le neutraliser dans la pratique, moyennant violations constantes et divers degrés de violence et de répression.
- Paris : la police réprime brutalement le cortège de tête et le pôle pour la grève générale - En fin de manifestation parisienne, la police a brutalement chargé le cortège de tête, s’en prenant violemment au pôle pour la grève générale, déchirant sa banderole « Macron démission » et agressant plusieurs manifestants. Une répression scandaleuse et très politique.
- Relire « Le sabotage » d’Emile Pouget - [Article initalement publié en 2016] À l’heure où les médias s’enflamment sur des sabotages ayant eu lieu partout en France, notamment en réaction à l’affaire de la voiture brûlée, il est temps de rappeler que ces pratiques font partie intégrante du mouvement ouvrier. Le texte d’Emile Pouget, anarcho syndicaliste, date de 1911, mais est salutaire.
- Tout bloquer, sauf la convergence des luttes - Beaucoup se plaignent d’une certaine confusion associée au mouvement BloquonsTout. Certain·es proposent des mesures. Mais résumer la colère en quelques revendications serait mettre l’orage en bouteille, alors qu’il faut déchaîner la tempête. Contre Macron et son monde.

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- Népal : le soulèvement vient de loin - Dans de bonnes conditions, une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine. Au Népal, les protestations contre l’interdiction des réseaux sociaux se sont muées en soulèvement à part entière après que la police a tué 19 manifestant·es. Des maisons de personnalités politiques en vue ont été attaquées, le Parlement a été incendié et le gouvernement est en lambeaux. Mais que va-t-il se passer maintenant ?
Dans un article pour Himal Southasian, Roman Gautam a souligné l’influence d’autres soulèvements : « quand les Sri-Lankais se sont soulevés en 2022 pour bouter dehors le régime Rajapaksa », les Népalais « ont pris note. Puis est venue la “révolution de juillet” au Bangladesh l’an dernier, avec Sheikh Hasina et le système politique tout entier dans la ligne de mire du public ». Et dans les images des manifestations au Népal, on aperçoit le même drapeau « tête de mort » devenu symbole des protestations en Indonésie.
Répression et violences d’Etat
- La police poursuit des militants jusque dans les locaux syndicaux - Communiqué de Solidaires 13 - Ce mercredi 17 septembre 2025, la police s’est introduit une nouvelle fois dans les locaux de l’union syndicale Solidaires 13.
Vidéo : 18 Septembre : des meutes fascistes contre le mouvement social : « Casse toi », « ta gueule », coups de matraques lancés à pleine force sur des visages, balles en caoutchouc tirées sur des lycéens mineurs, femme terrifiée frappée au sol, grenades explosives potentiellement mortelles lancées dans la foule, sang sur les trottoirs, camions syndicaux chargés par la police et banderoles arrachées, piquets de grève attaqués à coups de matraque… C’est ce que nous avons vu en France, toute la journée du 18 septembre. Un journaliste a même failli être tué par un tir de grenade à Lyon.
Dans l’Italie et l’Allemagne des années 1920 et 1930, les groupes fascistes assuraient la répression des luttes sociales pour le compte des patrons, en utilisant des méthodes de terreur. Dans la France de Macron et Retailleau, ce sont des milices cagoulées et armées, qui ont exactement les mêmes pratiques, mais supervisées par l’État. Comble du cynisme, le gouvernement félicitait hier ses troupes pour avoir « protégé le droit de manifester », comme dans une bonne dystopie orwellienne.
Il faut prendre la mesure de la gravité du moment. Dans plusieurs villes dont Nantes, les cortèges syndicaux ont tout simplement été bloqués et agressés par la police sans motif, et n’ont pas pu faire le parcours annoncé, pourtant court et encadré.
Des BLINDÉS militaires ont été déployés contre des promenades syndicales. En 2018, quand Macron avait sorti des blindés contre les Gilets jaunes, tout le monde était choqué par de tels moyens. Sauf qu’à l’époque, des barricades brulaient sur les Champs-Élysées, des préfectures étaient prises d’assaut, et le mouvement était autrement plus insurrectionnel qu’aujourd’hui. Nous nous habituons à un climat de guerre intérieure.
Nous avons désormais une répression totale, même contre des ballades inoffensives. Et ce jusque dans les petites villes, jusqu’ici épargnées par la répression. La violence du pouvoir n’a jamais été aussi forte, alors que la détermination collective reste faible. La France est, de loin, le pays le plus répressif d’Europe. Le sursaut doit être collectif.
LYON 8 : VIOLENCES POLICIÈRES CONTRE DES MANIFESTANTS 👮♀️
Jeudi soir dans le quartier des États-Unis à Lyon 8e, la police s’est une nouvelle fois déchaînée contre des manifestants. Plusieurs vidéos témoignent d’une répression brutale.
Alors que le quartier est recouvert de lacrymogènes, on y voit un homme seul, roué de coups par cinq policiers armés de matraques. Dans une autre séquence, un policier traîne une personne au sol comme un animal jusqu’à un hall d’immeuble, où d’autres manifestants sont déjà retenus de force, humiliés et privés de leurs droits.
Ces méthodes d’intimidation n’ont rien à voir avec le maintien de l’ordre : elles relèvent d’une logique de répression politique visant à briser la colère populaire.
La police enchaîne les pratiques illégales et dangereuses depuis le début de la mobilisation Bloquons Tout. Nouvelle illustration le 18 septembre à Lille avec un tir tendu de lacrymo. Si une personne reçoit le palet avant ou au moment de l’explosion, cela peut être dramatique (vidéo sur CND : https://www.facebook.com/share/v/1BFBa1NiAj/ )
10 septembre : taser et coups de pied servis par la Brav dans un restaurant parisien - Le 10 septembre, au soir du mouvement « Bloquons tout », des policiers ont débarqué dans l’enseigne « Chez Papa » dans le 19e arrondissement de Paris. Six personnes témoignent de la violence de leur intervention, où des coups de taser ont été donnés.

- 1 Million dans la rue le 18 : et après ? - Agir sans attendre l’Intersyndicale






