à NDDL et ailleurs, pour une vie agricole autonome

Luttes pour s’opposer à la normalisation industrielle agricole

par Camille Pierrette.
Mis à jour le lundi 5 février 2018

Des « agriculteurs et agricultrices du collectif contre les normes » s’expriment sur la question de la résistance à normalisation industrielle agricole, à la ZAD de Notre Dame les Landes et partout ailleurs.
Le gouvernement du violent et extrémiste Macron, comme ses prédécesseurs, s’activent davantage pour assouplir les règles concernant l’agro-industrie et faciliter la main mise du big business sur le marché du Bio que pour favoriser la liberté et l’activité des paysans et autres producteurs.

Une citation de l’article « Hors norme » : l’État élimine les agriculteurs :

Ainsi, la gestion par les normes est devenue le principal levier des politiques agricoles pour éradiquer les petites et moyennes fermes, au profit de grandes exploitations et des fermes-usines. En dépit de tout résultat probant sur la santé et l’environnement, la combinaison des réglementations et des aides publiques donne à l’industrie les conditions et les moyens de sa prospérité.

- Lire aussi l’article « À Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs, seul un territoire en lutte peut s’opposer à la normalisation industrielle agricole », sur Zad.nadir

Extraits :
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Nous sommes la société, l’Etat en est le parasite

Ne laissons pas l’État et leurs représentants détruire, contrôler ou agréer vos cabanes, maisons, granges, étables, cuisines... les évaluer, les trier entre celles qui sont intégrables ou pas, bénéficiant d’une dérogation, expérimentale ou inacceptable, leur donner des statuts entre propriétés, locations, squats ou permettant une installation agricole, outils pédagogiques pour les stagiaires, touristes, utiles pour les chercheurs mais aussi tenter de définir les zones possibles ou non de leurs implantations (dans une démarche de concertation et de partenariat avec les représentants de la zone afin d’établir un schéma environnementale de protection et de développement durable du territoire évidemment), tenter de normaliser ou de folkloriser leurs architectures, dessiner des micro-frontières, micro statuts entre les habitant-es. L’État n’est pas légitime pour s’imposer comme intermédiaire dans les choix et relations de vie commune, voisinage, habitats ou activités, il en est le plus grand destructeur.

Nous sommes la société, l’Etat en est le parasite. En tant qu’agriculteurs et agricultrices nous savons cela qui est marqué dans nos chairs et dans l’histoire de nos familles et de nos proches.

Ne pas lâcher ce qui est gagné, accentuer le rapport de force

Nous appelons les comités de soutien à ne pas se laisser endormir par cette victoire, réelle et dont il nous faut nous nourrir, mais qu’on nous brandit sous condition de normalisation expérimentale afin d’étouffer notre lutte en chemin. Celle-ci doit continuer à s’ancrer en accentuant, avec le plus grand nombre, la lutte là où elle a gagné une belle bataille et ne pas immédiatement chercher à négocier la place de certain-es ou à rechercher une autre zone de lutte, au risque majeur de devenir perpétuellement soit administré soit hors-sol.

Nous faisons la proposition aux comités de soutien et à tous et toutes les habitant-es de la ZAD de maintenir le rapport de force avec l’État et les organismes qui préparent l’avenir de la ZAD contre le mouvement en lutte, en manifestant leur colère :

  • devant, dans, autour des Directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations (sic) (« DDCSPP ») représentant du ministère de l’Agriculture qui tentent de nous broyer et de normaliser à la ZAD comme dans nos fermes ;
  • devant, dans, autour des Mutualités sociale agricole (« MSA ») qui organisent le traitement social de cette normalisation/élimination agricole ;
  • devant, dans, autour des chambres d’agriculture qui sont les courroies de transmission dans les fermes de ces politiques et qui veulent dépecer et se nourrir de la ZAD, cracher sur notre mouvement
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