On s’accroche au « Titanic » jusqu’à l’abîme ou on fait quelque chose ?

Violences du système, sécheresse en Rhône-Alpes, catastrophes climatiques et extinction massive des animaux

par Camille Pierrette.
Mis à jour le lundi 17 juillet 2017

Les multiples conséquences néfastes de nos systèmes de société sont archi connues. Et à présent, aux traditionnelles et archaïques violences sociales (guerres, inégalités structurelles, dominations, exploitations et discriminations, corruption, précarité généralisée, mal logement, concurrence et compétition partout, surmenage, misère, isolement, stress, non-démocratie, obsession de l’avoir...) s’ajoutent maintenant de manière de plus en plus pressante les catastrophes climatiques et écologiques, lesquelles pourraient même entraîner la disparition de l’humanité (ou au minimum des millions de morts), surtout si on ne fait rien ou pas grand chose.

- Pour les questions climatiques, voici quelques articles :

- Pour les questions sociales, économiques et politiques, les éléments ne manquent pas non plus pour qui veut bien se renseigner, et il suffit de regarder objectivement autour de soi.

Les annonces gouvernementales, les petits gestes du quotidien, les déclarations de principe, les pétitions, les illusions du développement durable, les voitures électriques, un pourcentage d’agriculture bio, un zeste de démocratie participative ne pourront jamais suffire à enrayer ces catastrophes actuelles et à venir

Pourtant, alors que tous ces énormes problèmes sont connus de longue date, et qu’on connaît aussi de nombreuses pistes pour faire bien mieux, ...tout semble continuer comme avant, et la majorité des humains ont comme objectif principal de s’amuser sans (pour ne pas) réfléchir, de regarder des feux d’artifice dérisoires et de danser sur le pont du « méga Titanic » qui nous emporte tous vers le naufrage.
Il s’agit surtout de « ne pas se prendre la tête », « de s’éclater », de « faire son trou », de penser à soi, de se réfugier dans l’individualisme et l’entre soi, d’enchaîner les bières et les concerts, de survivre pour les plus pauvres, d’acheter un nouveau yacht pour les plus riches, et pour quasi-tous « de consommer tout ce qu’il est possible de consommer », de « changer tout ce qu’il est nécessaire de changer pour que rien ne change ».

Trop peu de personnes essaient de prendre vraiment la mesure de ces énormes problèmes (trop gros et trop visibles/intégrés pour être vraiment vus ?), et encore moins essaient d’agir en conséquence pour limiter la casse, s’adapter et construire collectivement vraiment autre chose.

Les annonces gouvernementales, les petits gestes du quotidien, les déclarations de principe, les pétitions, les illusions du développement durable, les voitures électriques, un JPEGpourcentage d’agriculture bio, un zeste de démocratie participative ne pourront jamais suffire à enrayer ces catastrophes actuelles et à venir, et encore moins construire vraiment une autre économie, soutenable et solidaire, une autre politique, démocratique, et donc une autre société. Il faudrait agir de multiples manières à d’autres échelles, et plus en profondeur, en amont (exemple : au lieu de mieux trier les déchets, en produire beaucoup moins en supprimant les emballages, la surconsommation de jetables et la publicité).

A présent, individuellement et collectivement, on doit prendre nos responsabilités, ouvrir les yeux au lieu de faire l’autruche ou de s’imaginer que le gouvernement ou quelques associations bien intentionnées vont sauver l’humanité et les autres espèces vivantes. Pensez à votre futur, à vos enfants et petits enfants !

à Crest quelques personnes s’efforcent d’avancer ensemble dans cette voie de rupture, de résilience et de construction d’un monde vivable

Les martiens, les nouvelles technologies et inventions, Macron, Dieu, l’ONU ou les Etats ne nous sauveront pas, c’est l’insurrection active de chaque personne, additionnée à toutes les autres, dans l’intelligence et l’action collective, qui pourrait changer la donne.

Alors, êtes-vous prêts à quitter le Titanic ?, à construire des radeaux qui pourraient devenir des îles, de nouveaux « continents » ?
Et, rêvons un peu, si notre méga Titanic n’a rapidement plus grand monde dans ses soutes pour le faire tourner, peut-être qu’il s’arrêtera et ne pourra plus guère faire de dégâts ?

Concrètement, sur Crest, on s’organise ?

- Concrètement, à Crest quelques personnes s’efforcent d’avancer ensemble dans cette voie de rupture, de résilience et de construction d’un monde vivable, voir le réseau « Autonomie Crest ».
- Rejoignez-les pour amplifier et diversifier les actions menées.

D’autres personnes ou petits groupes font dans la région des choses similaires, relions-nous, pour aller plus loin ensemble. Voir par exemple avec « Transition Val de Drôme » et les événements prévus en septembre (dans le cadre de la Fête des possibles)

- Quelques éléments de réflexions pour commencer à penser et agir autrement :


1 Message

  • On s’accroche au « Titanic » jusqu’à l’abîme ou on fait quelque chose ? Le 22 juillet à 12:11, par Camille Pierrette

    Un article du Monde enfonce le clou sur les forts risques d’avoir des températures de 50° et plus avant la fin du siècle !

    Conclusion de l’article :
    « Tout dépendra des décisions politiques et économiques qui seront prises dans les années qui viennent, souligne le chercheur. Si l’Accord de Paris [qui prévoit de limiter à 2 °C, et si possible 1,5 °C, le réchauffement par rapport à la période préindustrielle] est mis en œuvre, nous nous écarterons du scénario du pire. » Mais, prévient-il, le temps est compté : « C’est du niveau des émissions mondiales de gaz à effet de serre dans les deux décennies à venir que va dépendre le climat de la fin du siècle ».

    Comme on sait bien que l’Accord de Paris est insuffisant et que les Etats seront incapables de le mettre vraiment en oeuvre, il faut compter surtout sur "nos" propres forces, c’est aux populations de mener massivement cette "révolution" urgente vers la décroissance et donc la baisse rapide et importante des émissions de CO2 et autres.
    Veut-on que l’humanité puisse survivre dans des conditions pas trop dégradées ou veut-on continuer à se préoccuper de son nombril et de sa consommation ?

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