Mille collines, mille coopérants... et moi, et moi, et moi ?

Conférence gesticulée à deux voix sur l’avant génocide des Tutsi du Rwanda en 1994

par deor.
Mis à jour le lundi 17 juin 2019

Samedi 29 juin à 19h, à La Halle, rue Justin Jouve, à Dieulefit

Les associations Survie et Intore Za Dieulefit vous invitent à une représentation unique de :

MILLE COLLINES, MILLE COOPERANTS... ET MOI, ET MOI ET MOI ?

Conférence gesticulée à deux voix sur l’avant génocide des Tutsi du Rwanda en 1994

Claire-Emmanuelle a travaillé au Rwanda en 1992-1993, au moment où la mécanique génocidaire se mettait en place. 20 ans plus tard, elle croise Antoine, engagé dans l’association Survie, qui l’entraîne dans la création de cette conf’ gesticulée.

Par le croisement de lettres de l’époque, d’illustrations, de témoignages, de questionnements, ils expliquent et racontent de façon simple et sensible comment s’est préparé du génocide des Tutsi de 1994, quelles sont ses origines historiques, sociales, politiques, la mise en place de la mécanique raciste, et comment la France, son armée, ses coopérants techniques et militaires, y ont joué un rôle.

Les conférences gesticulées … c’est quoi ?

La conférence gesticulée est un objet non identifié formellement, impossible à rentrer dans une case et c’est bien ainsi. Disons que c’est un conte politique, une proposition de réflexion. On y gesticule plutôt que d’expliquer, on y raconte plutôt que d’argumenter.

C’est la rencontre entre des « savoirs chauds », des récits de vie, des savoirs populaires, des idées politiques, des expériences... et des « savoirs froids », de la théorie, des analyses scientifiques... Bref ! Un mélange de moments vécus, de choses comprises et de choses apprises.

Pourquoi parler du génocide des Tutsi du Rwanda 25 ans après ?

Parce que c’est aussi une histoire française. L’association Survie travaille depuis 25 ans à documenter et dénoncer le soutien des plus hautes autorités françaises de l’époque au gouvernement rwandais avant, pendant et après le génocide. Fin juin, ce sera les 25 ans du massacre de Bisesero, qui a eu lieu suite à l’abandon de 2000 Tutsis à leurs bourreaux par des militaires français de l’opération turquoise. L’association milite pour mettre fin à l’impunité et obtenir justice pour les victimes et les rescapés. Survie a déposé plusieurs plaintes devant la justice française contre des responsables politiques et militaires français, des présumés génocidaires réfugiés en France sans être inquiétés, des acteurs économiques ayant collaboré avec le régime génocidaire. 25 ans après les faits, tout reste à faire : aucun responsable français n’a jamais été jugé ; seulement 3 génocidaires ont été condamnés (le 1er n’a été jugé qu’en 2014 !) ; le fonctionnement institutionnel qui a permis aux dirigeants français de se rendre complice de ce crime n’a pas été remis en cause.

Pour plus d’information : survie.org / Facebook : surviefrance / Twitter : @Survie


Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
  • [Se connecter]
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Partagez la page

Version imprimable de cet article Version imprimable

Pot commun en ligne pour soutenir financièrement Ricochets
Pot commun en ligne pour soutenir financièrement Ricochets

Site réalisé avec SPIP | | Plan du site | Bouteilles à la rivière | Articles | Thèmes | Contact | Rechercher | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0
Médial local d'information et d'expression libre, journal indépendant et participatif pour la vallée de la Drôme & co :
Crest, Saillans, Die, Vercheny, Grane, Eurre, Loriol, Livron, Aouste sur Sye, Mirabel et Blacons, Piegros la Clastre, Beaufort sur Gervanne, Allex, Divajeu, Saou, Suze, Upie, Pontaix, Barsac, St Benois en Diois, Aurel...
Vous avez le droit de reproduire les contenus de ce site à condition de citer la source et qu'il s'agisse d'utilisations non-commerciales
Copyleft