« Marre de traverser la rue, on va finir par la prendre ».

La réponse d’un chômeur à Macron - Face au mépris de classe jupitérien

par Camille Pierrette.
Mis à jour le mardi 18 septembre 2018

Un chômeur assène quelques vérités cinglantes à Macron et à sa clique, lire « Marre de traverser la rue, on va finir par la prendre ». La réponse d’un chômeur à Macron

- Extrait :

Je ne pense pas que tu es un idiot, Manu, ni que tu as des œillères qui ne te font pas voir la situation telle qu’elle est pour des millions de personnes. Tu sais te montrer généreux avec celles et ceux qui font parti de ton rang social, comme en atteste le fait que tu as supprimé l’impôt sur la fortune. D’ailleurs, on en est déjà à 100 milliards d’euros de cadeaux aux patrons et aux riches, tandis que tu as alloué 8 milliards pour ton « plan pauvreté ». « Plan pauvreté » qui porte d’ailleurs remarquablement bien son nom, puisque nous, les pouilleux, serons à nouveau les dindons de la farce, et nos aides, qui ne servent pas à vivre mais plutôt à survivre, vont se réduire à peau de chagrin.

C’est bien tout ceci qui rend ton mépris d’autant plus insupportable, et notre colère de plus en plus vive. On en a marre de traverser la rue, Manu, pour se retrouver systématiquement dans des impasses. La rue, on va finir par la prendre, et ce ne sont pas tes petits Alexandre Benalla et sa clique de barbouzes qui nous arrêteront.

Allons plus loin, faisons en sorte de pouvoir arrêter de travailler dans le cadre destructeur, biaisé et aliénant du capitalisme, et créons plutôt des systèmes de production et d’échange hors marché, solidaires, soutenables, locaux.
Et alors on pourra envoyer paître tous les extrémistes cyniques type Macron.

Il est temps de briser le cercle infernal du travail, de l’emploi, de la dépendance à l’état ou au capitalisme

Il est temps de briser le cercle infernal du travail, de l’emploi, de la dépendance à l’état ou au capitalisme. Toutes choses qui détruisent l’humanité et les autres animaux sur Terre, et qui vont finir par rendre invivable la planète si on se contente de râler, de réclamer plus d’emplois et plus de consommation.

Il est temps de s’organiser à la base dans des réseaux de résistance et d’émancipation, que les plus pauvres et les révolté.e.s de toute classe se coordonnent et agissent pour s’émanciper du capitalisme et de l’état, quitte à exproprier et occuper des terres et des bâtiments si nécessaire.

Arrêtons de subir, nous sommes nombreux.ses, utilisons notre puissance.


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