Le RIC semble être un enfumage et une fausse solution !

Non à la RICupération ! Non au Référendum d’Initiative Citoyenne !

par Camille Pierrette.
Mis à jour le vendredi 14 décembre 2018

Attention, le RIC pourrait bien être un enfumage de plus, une manière de noyer le poisson et de repousser encore à la St Glinglin des vraies mesures de changement de fond ! Le RIC pourrait mener au retour de la politique politicienne, de la main mise par les riches et les partis sur le débat et les choix politiques...!

Aujourd’hui ce sont souvent les mêmes qui proposent le RIC et qui veulent en finir avec les occupations de rond point. C’est que derrière ces propositions, il y a des courants politiques qui agissent en sous marins dans le mouvement, pour en prendre la direction.

- L’article source est sur Non à la RICupération ! Non au Référendum d’Initiative Citoyenne !

Une petite musique monte depuis quelques temps dans les groupes de gilets jaunes, sur Facebook comme sur les ronds points : le RIC, Référendum d’Initiative Citoyenne. En prenant de l’ampleur, cette revendication pourrait mettre en danger tout le mouvement des gilets jaunes, en offrant une porte de sortie au gouvernement, permettant même à Macron de sauver son poste.

une solution pour qui ?

Le figaro ne s’y est pas trompé : le RIC est une solution à la crise des gilets jaunes. Mais une solution pour qui ? Certainement pas pour celles et ceux qui galèrent à finir le mois et qui, sur les ronds points, dans les manifs, crient leur colère depuis des semaines.

Pour les non-initiés, un résumé en deux phrases. Avec le RIC, si suffisamment de personne signent une pétition, alors il y a un référendum à l’échelle locale ou nationale, sur un sujet. Cela peut même aller dans ses versions plus radicales, jusqu’à la révocation d’un élu.

Une porte de sortie sans débourser un centime

S’engager à mettre en place un tel dispositif est clairement une aubaine pour Macron. Cela lui permettrait de ne pas débourser un sou de plus que les 100 balles et un mars qu’il nous a lâché dans sa « grande générosité »… Et d’en finir ainsi avec ce mouvement ! C’est là ou les ennuis commencent.

Exit Macron démission ?

La fin du mouvement, c’est donc le maintien de Macron au pouvoir. Avec, la possibilité, une fois votée la réforme constitutionnelle, de proposer une pétition pour un référendum… On s’arrête. Alors, ça veut dire que l’une des toutes premières demande des gilets jaunes passe sous le tapis, comme ça ?

Qu’il faudrait repasser par la case attente, puis pétition, puis référendum, pour en arriver là ou on est aujourd’hui, et alors que sa démission ne serait même pas suffisante ? Cherchez l’erreur.

Les référendums sont le terrain des politiciens.

Qui a les moyens de faire des campagnes électorales ? Qui peut débourser des millions pour tout cela ? A une heure ou l’argent n’a jamais été aussi important dans le processus de réunions des suffrages, ou ce sont des milliardaires qui gagnent les élections, qui peut croire qu’une campagne électorale est le lieu ou les exploités, les galériens vont se faire entendre ? Ceux qui sont à leur place en revanche, dans un processus comme celui-ci, sont les partis classiques. D’ailleurs, dans les pays ou des formes de ce dispositif existe déjà, ils sont utilisés par ces partis. Et pour quoi faire, tiens ? On va être carré, impartiaux et prendre deux exemples venant de bords politiques opposés.

Deux exemples d’utilisations.

2009. L’extrême droite suisse et son parti l’UDC, longtemps dirigé par le milliardaire Christophe Blocher, a conduite une campagne de plusieurs mois contre la construction de nouveaux minarets en suisse. Il s’agissait d’un symbole, d’un prétexte pour s’en prendre aux musulmans, en mettant sur le devant de la scène un faux problème, celui des minarets : au moment du vote, il n’y avait que 4 minarets dans toute la Suisse, construits entre 1963 et 2008 ! Mais la campagne aura été l’occasion d’un déferlement d’attaques racistes. Elle s’est soldée par une victoire de l’extrême droite. En résumé, via ce dispositif, l’extrême droite a obtenue pour son parti une tribune, mis en scène un problème bidon pour diviser.

2017. Un syndicat de gauche italien, la CGIL, a fait campagne contre le Job act de Matteo Renzi, un équivalent encore pire par certains aspects, de la loi travail en France. Elle a obtenu les 500 000 signatures nécessaires, mais… a échoué devant la Cour constitutionnelle, qui a refusé d’accepter de retoquer l’ensemble de la loi. Selon la cour, la proposition de la CGIL aurait été « mal formulée »(!). En réalité, une abrogation totale de la loi, qui aurait provoqué la réintégration de millions de personnes licenciées, était inconcevable par le pouvoir. La CGIL a fait un recours… Qui a l’heure actuelle n’a pas abouti. Résultat : un référendum ne concernant qu’une partie de la loi. Et devant le succès de la campagne, le référendum n’a pas eu lieu, car ces dispositifs ont été supprimés avant. En résumé, le dispositif n’a pas permis d’abolir la loi contre les travailleurs car la cour constitutionnelle l’en a empêché. Mais la mobilisation a fait retirer certaines mesures sans même aller voter.

Bilan comparé.

Le bilan général de ces deux exemple, c’est que ce dispositif est avant tout un bon moyen pour créer de l’agitation sur de faux problèmes de société. En revanche, quand il s’agit de ce qui compte vraiment, nos conditions sociale, de vies, de travail et donc qui met en jeu les profits des riches capitalistes, alors plus question de laisser passer ! C’est qu’au final, on est en plein dans la politique politicienne avec ces dispositifs. Et que ce n’est pas notre domaine. C’est logique, qui d’autres que les politicards ont intérêt à nous dire que la solution est dans les urnes, alors que nous sommes de plus en plus nombreux à nous abstenir, et avec raison !
Souvenons nous des derniers référendums en France :

Au niveau national, le référendum contre la constitution européenne a produit une majorité de non. Le pouvoir n’en a rien eu a faire et a promulgué la constitution quand même.

Au niveau local, le projet d’aéroport de notre dame des landes, qui impactait toute la Bretagne, à été calibré pour que les gens répondent oui : la zone du référendum a été limitée a la Loire Atlantique par calcul. Résultat : le oui l’a emporté. Et si l’aéroport a été annulé, c’est grâce à la lutte, a la base.
L’aspiration à faire dégager les élus et a prendre le contrôle de nos vies est juste.

Ce qui fait que le RIC marche, c’est qu’il s’appuie sur une défiance légitime contre les politiciens. Mais ce qui fait que nous sommes en position de force pour les pousser à dégager, pour en finir avec les conditions d’existence pourries qu’on subit, c’est notre présence sur les rond points, sur le terrain de la lutte. C’est ici qu’il s’agit de s’organiser pour se faire entendre, en organisant par exemple des assemblées sur les rond points.

Isolés, comme dans un isoloir, chacun chez soi, on est faibles. C’est ensemble qu’on est fort, dans le mouvement. C’est aussi ici que tout le monde discute, qu’on échange, qu’on réfléchit pour agir.

Pour reprendre la métaphore des amérindiens : ne quittons pas le sentier de la guerre, ne signons pas les accords pourris que les politiciens trahiront !

Notre boussole est claire : refusons tout ce qui affaiblit le mouvement. Aujourd’hui ce sont souvent les mêmes qui proposent le RIC et qui veulent en finir avec les occupations de rond point. C’est que derrière ces propositions, il y a des courants politiques qui agissent en sous marins dans le mouvement, pour en prendre la direction. Ne laissons personne récupérer cette révolte sociale. Continuons jusqu’à la victoire.

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5 Messages

  • Le RIC semble être un enfumage et une fausse solution ! Le 23 décembre 2018 à 22:22, par Roger Poulet

    Il est certain qu’il faudra à un moment, sortir de ce mouvement par des voies démocratiques.
    Mais pour le moment, il n’est pas souhaitable de l’arrêter. Manifestement, le compte n’y est pas.
    Les mesures « Macron », (directement inspirées par les oligarques Xavier Niel et Lagardère…)ne sont que du foutage de gueule. La seule avancée est la suppression des taxes.
    Il faut continuer jusqu’à obtenir le rétablissement de l’ISF, la suppression du CICE, une véritable revalorisation du SMIC, le retour de services publics tels que la maternité de Die… etc.
    Et pas question de passer pour pertes et profits les yeux crevés, les gens mutilés et les féroces répressions policières et judiciaires.
    La meilleure procédure semblerait être une plainte à la Cour Européenne des Droits de l’Homme,
    ( à ne pas confondre avec la Cour de Justice inféodée à la commission).
    Alors et le RIC (ou RIP si l’on veut faire intervenir l’ensemble des Français) ?
    La meilleure ou la pire des choses. Comme toujours le diable est dans les détails.
    Premièrement, boycotter cette farce qu’est la « concertation » proposée par le pouvoir.
    (Ces gens semblent ignorer le mot négociation).
    Ensuite, installer partout des assemblées populaires qui sont seules à même de concocter un système de référendum acceptable. Ne pas céder sur les pouvoirs révocatoires !
    En tous cas, la réflexion sur le RIC ne doit pas occulter les exigences sociales, qui ne sont absolument pas satisfaites, pas plus que le mouvement des gilets jaunes ne doit nuire aux combats déjà en cours depuis longtemps(réfugiés,pesticides…) Le pouvoir et ses alliés pourraient en profiter.
    Ce pouvoir est malgré tout extrêmement affaibli et je crois qu’on ne mesure pas encore l’ampleur de la frousse qu’ils ont eues. Frousse qui se traduit par une répression tous azimuts.
    Au jour le jour, l’urgence est de soutenir les victimes locales de cette répression.

    Bien malin qui saura prédire l’avenir !

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  • Le RIC semble être un enfumage et une fausse solution ! Le 20 décembre 2018 à 19:01, par Camille Pierrette

    Un autre article appelle à la méfiance par rapport au RIC, ou en tout cas la méfiance d’en faire un objectif central :

    LE RÉFÉRENDUM D’INITIATIVE CITOYENNE : UN OUTIL POUR ÉTEINDRE LAVOLTE ?

    Depuis 5 semaines, l’une des plus grandes vagues de colère de l’histoire contemporaine secoue le pays. Les Gilets Jaunes, le cri de millions de personnes en galère, résonne enfin aux oreilles des puissants. La contestation part de questions sociales. Ce sont les inégalités, le mépris du gouvernement, l’arrogance des riches qui ont déclenché ce mouvement. Pourtant, ces derniers jours, une toute autre revendication émerge, au risque de faire oublier toutes les autres. La demande d’un « RIC ». C’est à dire un « Référendum d’Initiative Citoyenne ». Quelques remarques sur les pièges de cette revendication.

    - UN VRAI CADEAU POUR LE POUVOIR
    Alors qu’il a fallu 4 semaines de lutte acharnée pour arracher de maigres concessions sociales, il n’a fallu que quelques jours seulement pour que le « RIC » soit propulsé sur le devant de la scène. Et même validé par les médias et le pouvoir. Le président de l’Assemblée, Richard Ferrand, invitait hier les gilets jaunes à « aller aux élections ». Le premier ministre allait même plus loin, en déclarant lundi 17 décembre qu’il était prêt à discuter de l’organisation de référendums. Réclamer un « RIC » est une aubaine pour le pouvoir. C’est un outil pour ramener l’ordre. Alors que le mouvement s’organisait pour faire tomber le gouvernement, le « RIC » se contente de quémander un scrutin au gouvernement. Le slogan « Macron démission » qu’on entendait dans toutes les manifestations risque d’être remplacé par cette demande de référendum. Par définition, l’isoloir isole, alors que les Gilets Jaunes ont effrayé le pouvoir par leur capacité d’action collective. Un scrutin est un événement annoncé et organisé par l’État, alors que la force de cette révolte est d’avoir su se rendre imprévisible et incontrôlable. Accorder un référendum est la meilleure façon pour le gouvernement de disperser ce grand mouvement collectif. Et de ramener l’ordre dans les rues.

    - FAIRE OUBLIER LES REVENDICATIONS SOCIALES
    La revendication d’un « RIC » n’était pas présente à l’origine, le samedi 17 novembre. Le slogan initial était simple « bloquons tout » contre la vie chère. Il est intéressant de constater que cette demande de référendum commence à éclipser les revendications sociales. Juste au moment où le gouvernement était le plus en difficulté, et que les puissants commençaient vraiment à prendre peur. Le timing parfait. Notons qu’un référendum est gratuit, ou presque, alors que l’augmentation des salaires, la répartition des richesses, la fin de la casse sociale coûteraient très cher aux patrons et au gouvernement. Céder sur le « RIC » sans rien lâcher sur le reste est la solution idéale pour un gouvernement qui veut préserver les intérêts des riches. D’ailleurs, un référendum ne résoudra en rien la crise sociale profonde. Les centaines de morts au travail, la précarité qui touche des millions de personnes, la détresse des lycéens, les fins de mois difficiles. La misère qui frappe ici et maintenant ne sera pas réglée par un hypothétique vote dans plusieurs mois.

    - LE PIÈGE DU REFERENDUM
    Un référendum ne signifie pas d’avantage de démocratie. Dans l’histoire, les référendums sont souvent utilisés comme des plébiscites pour le pouvoir. Par exemple, après la grande Révolution sociale de 1848 en France, Napoléon 3 avait organisé un coup d’État militaire, et rétabli l’Empire en organisant un référendum. Les régimes autoritaires s’appuient souvent sur des référendums. La réponse par « oui » ou par « non » sur des questions générales, souvent sans débats préalables, renforce souvent le pouvoir en place. L’extrême droite est d’ailleurs favorable à ce genre de scrutins. Et si, parfois, le peuple vote « mal », c’est à dire pas tel qu’attendu par les puissants, le résultat est balayé, ignoré. Cela a été le cas en 2005, sur le vote contre la Constitution Européenne. Et pendant qu’il vote, le bon peuple n’est pas dans la rue.

    - MANIPULATIONS
    Par ailleurs, manipuler un référendum est simple. Même en admettant que la question posée soit la bonne, par exemple « faut-il un meilleur partage des richesses ? » ou « faut-il en finir avec le capitalisme ? ». Les médias aux mains de milliardaires, les multinationales surpuissantes, la classe politique et ses privilèges, disposeraient de moyens infiniment supérieurs à ceux de leurs opposants. Ils seraient donc beaucoup plus audibles, et toucheraient beaucoup plus de monde. Ce ne serait pas un combat à armes égales. L’organisation de référendums dans la société actuelle, dominée par le capitalisme, donnerait forcément un résultat biaisé, voire dangereux. C’est aussi la porte ouverte aux revendications les plus malsaines, racistes, répressives, comme c’est le cas en Suisse, où des référendums sont régulièrement organisés sans que cela ne change rien aux inégalités sociales.

    Il faut donc se souvenir des origines du mouvement des Gilets Jaunes : la rage sociale. La volonté de faire tomber le régime en place, et le système qui l’accompagne. Mais aussi l’exigence de dignité. Les conquêtes sociales sont toujours obtenues par le rapport de force. Même en 1936, après l’arrivée de la gauche au pouvoir, il a fallu des semaines de grèves très dures, et d’occupations d’usines pour arracher les congés payés et les augmentations de salaires. C’est bien le rapport de force, la mobilisation de rue qui est déterminante.

    Ces derniers jours, c’est aussi la rue qui a littéralement terrorisé le gouvernement. Au point de rafler des lycéens et de déployer des blindés sur les Champs Élysées. Le référendum est le terrain du pouvoir. La lutte collective est notre terrain.

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  • Le RIC semble être un enfumage et une fausse solution ! Le 14 décembre 2018 à 21:39, par Virago

    Bonjour

    Je ne dis pas que le RIC est la solution miracle.
    Je vois que camille pierrette propose seulement de faire des assemblés sur les rond-points. Et après ?
    Un jour les gilets jaunes arrêteront et si on écoute camille pierrette on n’aura rien gagné.
    Je ne dis pas que si on obtient le RIC on doit s’arrêter mais je dis que c’est le prochain objectif.

    Répondre à ce message

  • Le RIC semble être un enfumage et une fausse solution ! Le 14 décembre 2018 à 18:41, par jef jaquier

    je m’étais présenté aux législatives de 2012 à Crest pour défendre le RIC. Tu vois, ça date pas de 2018 !!!

    Alors, puisque tu es dans le conditionnel « le RIC pourrait bien être », je peux aussi employer le conditionnel et dire que le RIC pourrait être un bon instrument, ou le contraire de ce que tu racontes.

    J’ai donc écouté cette revendication avec intérêt. Comme aussi j’écoute avec intérêt le refus de "représentants". Je ne me sens pas donneur de leçon, mais écouteur de ce qui se dit, regardeur de comment ça se dit, comment ça se passe, comment ça s’auto-organise.

    Et je constate qu’à ce mouvement commencent à s’agglutiner des tas de gens, maintenant que le gros du boulot est fait, qui pour donner ses bons conseils, qui pour blâmer, qui pour encenser, qui pour faire de belles analyses.

    Il y a un mois, personne n’avait rien vu venir ...

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    • Le RIC semble être un enfumage et une fausse solution ! Le 23 décembre 2018 à 01:34, par Dathai Connaughton

      On ne déconstruit pas la maison du maître avec les outils du maître. Nous voulons la liberté là où nous travaillons, là où nous vivons.

      Ca va, le temps du cirque électoral, c’est finit.

      Tout est à construire. Il nous faut des commissions de transition, genre, « Commission rapports proprios-locataires » pour négocier les loyers avec l’aide des assistant-es sociales. Ou « Commission recensement des terres municipales » pour que la terre constructible soit gratuite pour les habitant-es.

      Ni hiérarchie, ni état nécessaire. C’est nous qui vivons. C’est nous qui décidons.

      Alors, vous serez qui sans état, sans hiérarchie ? Vous serez quoi ?

      Vous serez libre.

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