J’ai vivement critiqué sur le fond la députée Célia de lavergne LREM

Lors d’une réunion publique à la salle des Acacias à Crest

par Auteurs divers.
Mis à jour le jeudi 25 octobre 2018

Un lecteur de Ricochets nous a envoyé ce communiqué, assorti de quelques photos :

Jeudi 18 octobre avait lieu à Crest, salle des Acacias, un « apéritif citoyen », où la député LREM Célia de Lavergne venait écouter et discuter avec les gens.

Quelques personnes en colère sont venues avec des pancartes pour critiquer sa politique concernant les pesticides, le glyphosate, et lui ont apporté un bidon d’eau au glyphosate en guise d’apéro.
Quelques gendarmes étaient au pied de la salle.

Dans la salle, il y avait juste 3-4 personnes venues pour « discuter » avec Célia. Les protestataires ont échangé avec elle, ensuite je suis intervenu.

- Voici le texte que j’ai lu à la députée Célia :


Je me permet de prendre la parole car j’ai peu de temps.
Ce sera assez bref.
Tu es venue ce soir, députée Célia, discuter avec les gens du coin.
J’en profite donc pour te dire quelques trucs, et je terminerai par une question.

Je ne ferai pas une critique de tes votes et non-votes à l’assemblée, de ta participation ou non à tel ou tel thématique, c’est secondaire.
Je vais plutôt parler du fond, de ta participation à la politique de ce gouvernement, de ta participation à ce parti LREM.
Et le fond, c’est que tu participe à une politique, toujours la même malgré ses emballages aux couleurs différentes, qui est anti-écologique, qui est toujours pour la Croissance, le capitalisme, la poursuite du développement économique, du soi-disant progrès et de la Civilisation industrielle écocidaire, le tout au sein d’institutions qui n’ont de démocratiques que le nom et la forme.
Le fond, c’est que, comme beaucoup d’autres de tes confrères et consoeurs, de ton parti ou des autres partis, tu es complice de cette politique criminelle, terroriste, extrémiste et cynique.
Le fond, c’est que tu veux continuer et même aggraver ce système qui détruit tout le vivant, humain compris, un système qui pourrait aller, si personne ne l’arrête, jusqu’à rendre la planète à peu près invivable, inhabitable.
La vérité, c’est que tu as sur les mains le sang des exilé.e.s morts dans les Hautes-Alpes, dans la Méditerranée ou en Afrique du fait des lois et des politiques capitalistes de TON gouvernement. Tu as le sang sur les mains des travailleurs et travailleuses qui meurent et qui souffrent ici et partout dans le monde du fait des entreprises capitalistes que tu soutiens et qui veulent partout faire du profit sur le dos des humains et de la Terre, du fait de l’impératif de concurrence et de rémunération des actionnaires tyrans.

Il est mensonger et criminel de laisser croire que le capitalisme, transformé en développement dit « durable », pourrait contribuer à un changement positif. Le greenwashing, les jolis discours et les petites mesurettes ne changent pas du tout la marche en avant de cette méga machine à tout détruire pour que quelques uns s’enrichissent énormément, se gavent et consomment à outrance.
Le capitalisme, quel que soit ses avatar qui tentent de le rendre acceptable et de le faire durer, doit disparaître, comme toutes les institutions et structures qui le soutiennent.

Bien sûr, tu botteras sans doute en touche, en jouant les innocentes, arguant que TOI au moins tu tentes de changer les choses de l’intérieur au lieu de faire des déclarations contestataires telles que la mienne.
Tu diras peut-être que je suis un illuminé, un anarchiste anti-tout, que je ne représente rien ni personne.
Oui je suis anti-toutes les bases du monde qui détruit la vie, mais je suis pour bien d’autres choses, qui permettrait à tout le monde de vivre dignement.
Et si je suis seul ce soir, sache que de plus en plus de monde pense ou pressens la même chose.

Quand tes enfants ou d’autres jeunes membres de ta famille te questionneront aussi comme je le fais, que leur diras-tu ? Tu botteras aussi en touche ?
Ou tu avoueras que tu as fait partie sciemment du système qui a détruit le climat et qui tend à rendre la planète inhabitable pour eux ?

Pour finir, tant que tu n’auras pas répondu positivement à ma question, je ne discuterai pas avec toi, je me contenterai, comme d’autres, de te critiquer et te combattre.

Ma question est : as-tu décidé de quitter ta fonction de député et de quitter LREM ?


Bien sûr, elle a répondu non, et j’ai alors quitté la salle.
Je l’ai entendue dire : « moi je crois à la démocratie ».
Moi aussi, j’y crois, mais le problème c’est que le système en place n’est pas une démocratie, mais plutôt une oligarchie pourrie par le fric, les lobbies, le pouvoir des hauts fonctionnaires, où les peuples n’ont aucun pouvoir réel. Et cette démocrature dérive de plus en plus vers l’autoritarisme et le fascisme.
Donc, Célia, si es vraiment démocrate, démissionne et rejoint la résistance. On t’accueillera les bras ouverts.

Célia, tu es une personne humaine comme n’importe qui, mais je vomis ton rôle politique, ta fonction de complice de ce système, tu es un pion parmi d’autres, un pion qui fait l’interface, le tampon, entre les dirigeants et l’éventuelle colère de la plèbe, un petit pion souriant chargé de noyer le poisson et d’enfumer les gens.
Tu n’est qu’un pion parmi d’autres, mais ton rôle est pernicieux.


J’en profite pour inviter les personnes en colère par les décisions politiques immondes du parti extrémiste LREM à voir un peu plus loin, à sortir des marais gluants de la rhétorique « réaliste » qu’affectionnent ces politiciens pour plutôt critiquer le fait que LREM aime comme les autres la non-démocratie, continue le capitalisme et la civilisation industrielle qui détruit le vivant et les humains partout sur Terre.
De ce fait, il n’y a rien à négocier ni à discuter avec les représentants LREM (même chose bien sûr si c’était le PS ou la droite), on peut juste combattre leurs actions délétères et les inviter fermement à dégager.

Et il me semble qu’il serait bon, lors de chacune de leur apparition publique, de les huer, de les apostropher, de refuser de parler avec eux, qu’ils sentent à quel point ils ne sont pas les bienvenus, partout.


- J’aurais pu indiquer bien d’autres exemples de la complicité de Célia et de ses collègues avec les violences de l’état et des capitalistes : répressions à NDDL et à Bure (blessés, emprisonnements...), blessés et morts dans les ghettos de banlieue à cause de la police et des politiques gouvernementales, ventes d’armes partout et en particulier pour des régimes sanglants (Arabie Saoudite...), projets inutiles et bétonneurs (Europacity, autoroutes...), etc. etc.


2 Messages

Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
  • [Se connecter]
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Version imprimable de cet article Version imprimable
Site réalisé avec SPIP | | Plan du site | Bouteilles à la rivière | Articles | Thèmes | Contact | Rechercher | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0
Médial local d'information et d'expression libre, journal indépendant et participatif pour la vallée de la Drôme & co :
Crest, Saillans, Die, Vercheny, Grane, Eurre, Loriol, Livron, Aouste sur Sye, Mirabel et Blacons, Piegros la Clastre, Beaufort sur Gervanne, Allex, Divajeu, Saou, Suze, Upie, Pontaix, Barsac, St Benois en Diois, Aurel...
Vous avez le droit de reproduire les contenus de ce site à condition de citer la source et qu'il s'agisse d'utilisations non-commerciales
Copyleft