Gilets jaunes à Paris, un 14 juillet 2019 inédit ! Macron hué, manifs sauvages...

La macronie discréditée et enfermée dans son autoritarisme brutal - Le 14 juillet bourgeois destitué

par Camille Z.
Mis à jour le lundi 15 juillet 2019

Ci-après quelques articles et compte-rendus pêchés sur FB sur ce qui s’est passé ce week-end du 13-14 juillet à Paris ; et quelques vidéos édifiantes.
Comme d’hab, police partout, fric au pouvoir, justice nulle part...

- « Toujours de l’audace » - Qu’est-ce au juste qu’un 14 juillet français ?

14 JUILLET - DÉFAITE NATIONALE

par Cerveaux non disponibles

Malgré le dispositif ultra sécuritaire, malgré la venue de « figurants en marche » sur les champs, malgré les centaines d’arrestations arbitraires du matin, Macron a raté son pari d’avoir un 14 juillet en mode « carte postale » !

Très tôt le matin, des centaines (voir milliers) de Gilets jaunes sans gilets jaunes arrivent à entrer de façon individuelle sur les champs, comme tout citoyen voulant assister au défilé. La pref est au courant et tente tant bien que mal d’embarqué un max de manifestants. Près de 200 arrestations seront signalées sur Paris, la plupart avant même le début du défilé, et pour simple possession d’un gilet jaune dans son sac (ou pour avoir chanter un chant anti Macron). Le pouvoir décide également de frapper fort dès le début de cette journée en arrêtant les « figures » du mouvement (Rodrigues, Drouet, Nicolle), là encore sans aucune raison légale.

Qu’importe, les GJ sont trop nombreux et trop « discrets » pour que la police puisse tous les empêcher d’accéder au défilé. Le résultat est impressionnant : Emmanuel Macron est sifflé et hué sur l’ensemble de la très grande avenue des Champs Élysées. L’image est forte. Et même les médias de masse n’arrivent pas à masquer la réalité de ce président sifflé le jour de la fête nationale !

Une autre image forte, c’est celle de ce commissaire de police perdant totalement son contrôle (au point d’être retenu par un de ses policiers). Le commissaire violente une femme absolument pas agressive mais qui avait eu le tort de lui demander « Ou est Steve ? »

Le pouvoir montre plus que jamais qu’il ne tolère aucune remise en cause, et que, violents ou non, les résistants seront tous traités comme des criminels. Pour preuve, ces images de manifestants blessés (dont une femme risque de perdre un œil) aux abords des champs.

L’autre échec du pouvoir, c’est la prise de la Bastille... mais surtout des Champs Elysée par les Gilets Jaunes ! Si le début de l’aprem voit plusieurs petites manif sauvages partir des alentours des Champs, très vite nassée ou dispersée par une tactique très agressive de la police (notamment avec les voltigeurs et la BAC), les GJ arrivent finalement à investir les Champs Elysées, notamment grâce à des barricades composées de dizaines de barrières (présentes pour le défilé). La encore, l’image est forte. Le préfet Lallemand et sa stratégie de la terreur (voltigeurs, chiens, attaques de la moindre manif non déclarée) n’ont pas réussi à empêcher une partie du peuple en colère de revenir sur ces Champs Élysées devenus le symbole de la lutte des laissés pour compte face aux Fouquets et au Homard !

Impossible de chiffrer le nombre de GJ présents sur Paris en ce 14 juillet tant la dispersion était forte en raison de la tactique des forces de l’ordre mais aussi des différents points de rdv tout au long de la journée. Il y a peut être eu moins de monde que lors des deux premiers ultimatum de 2019 (16 mars et 20 avril) mais ce qui est sûr, c’est que plusieurs milliers de GJ ont répondu à l’appel. Que la détermination, la motivation et la joie étaient intacts chez tous ces manifestants. Et que malgré l’énorme dispositif de sécurité, ces GJ ont réussi à faire dérailler le système et empêcher que Macron puisse fanfaronner et nier la réalité sociale et le mouvement contestataire toujours bien présent ;

C’est sa défaite nationale. Et c’est déjà une bien belle victoire pour tous ceux qui continuent de résister.

Paris, 14 juillet 2019
Crédit photo : https://stuvpic.me/
14 juillet bis

14 JUILLET INEDIT !

par Nantes Révoltée, avec en prime une vidéo

14 juillet inédit cette année à Paris. Après 7 mois de lutte acharnée des Gilets Jaunes avec des milliers de blessés et d’arrestations, le défilé militaire organisé pour la fête nationale a été très sérieusement perturbé. Un remake historique en souvenir de la Révolution française ? Choses vues :

  • Une commémoration la Révolution qui se fait à coups de grenades lacrymogènes
  • Un Président copieusement hué par la foule, malgré un dispositif de contrôle gigantesque
  • Plus de 175 arrestations, dont la plupart des figures médiatiques des Gilets Jaunes, enfermés sans raison
  • Plusieurs blessés, dont une femme qui aurait reçu un tir dans l’oeil. Et un homme qui a du être réanimé après un arrêt cardiaque.
  • Des barricades sur les Champs Elysées, qui rappellent l’automne dernier
  • Des policiers déchaînés, qui frappent dans tous les sens
  • Un feu place de la Bastille
  • Un camp pour parquer les opposants : des entrepôts avec des barbelés
  • L’immense violence de la police
  • L’immense courage des Gilets Jaune

C’est tout simplement du jamais vu sous la Ve République non ?

Paris, 14 juillet 2019

- On apprend aussi que le Fouquet’s, à peine réouvert, a du fermer !

https://youtu.be/SojxyE_LT1g

Plateforme d’Enquêtes Militantes

Paris, 14 juillet 2019 {JPEG}

L’#Acte35 des #GJ a duré deux jours sur Paris. Après la journée du samedi 13 juillet animée par une manif bien déterminée dans l’Est parisien, un #ApéroChezRugy en fin d’après-midi et un #BalPopulaire à la Place des Fêtes, les GJ ont bien fété aussi le jour de la #PriseDeLaBastille.

Ce matin plusieurs milliers de GJ se sont camouflés parmi la foule venue célébrer #LaRévolutionFrançaise et ont sifflé #EmanuelMacron pendant tout le défilé. Les médias mainstream, malgré leur gauche tentative de minimiser l’affaire, ont été obligés d’admettre que le Président à été hué sur les #ChampsElysées pendant la célébration du #14Juillet.

Tout de suite les forces de l’ordre ont procédé à des interpelletions (au moins 150), effectuées non sur la base du maintien de l’ordre, mais pour de simples motifs politiques : toutes les figures médiatiques des GJ (Rodrigues, Drouet, Nicolle), par exemple, ont été embarquées. De plus, des cars de police ont emmené les GJ dans des hangars désaffectés de banlieue, pour les identifier et les enfermer. On relève aussi plusieurs blessé.es grave, dont une femme qui risque de perdre un oeil et un homme qui a subi un massage cardiaque après une charge très violente.

A la fin de la célébration, les GJ, sans leur gilet habituel, ont commencé à reprendre les Champs-Élysées. Si dans un premier moment on a observé plusieurs petites manifs sauvages et quelques nasses, à partir du milieu de l’après-midi des affrontements de plus grande ampleur ont commencé à avoir lieu, et ce non seulement dans les #BeauxQuartiers de l’Ouest parisien, mais à la #Bastille. Pour la première fois depuis l’#Acte18 du #16mars, le dispositif du Préfet #Lallement montre des faiblesses

https://www.youtube.com/watch?v=JTJIoNOn1RU&feature=share

🔥🔥🔥 14 JUILLET - LA RECONQUETE D’UNE FETE POPULAIRE

par Rouen dans la rue

Depuis quelques semaines au moins, les gilets jaunes visaient la date emblématique du 14 juillet pour signer un retour sur la capitale. C’est donc chose faite. Aux aurores, les premiers gilets jaunes se rassemblaient sur les bas côtés des Champs Elysées surveillés de près par des forces de l’ordre présentes en nombre pour encadrer l’événement, les poignées de macronistes et les touristes venus assister au défilé militaire.

Un président hué et sifflé un 14 juillet

Ballons de baudruche jaunes en mains et sifflets en bouche, les gilets jaunes sont parvenus à se rassembler et se faire entendre malgré une forte pression des forces de l’ordre. Ces dernières, dans l’incapacité de tirer sur le bétail face aux caméras internationales comme elles se sont habituées à le faire, ont du joué de la matraque, de la gazeuse à main et des plaquages au sol pour contenir les récalcitrants. Drouet, Fly Ryder et Rodrigues ont tous les trois été interpellés dans l’arbitraire le plus total. Après une violente intervention sur le bas côtés des Champs-Elysées, une personne a fait l’objet d’un massage cardiaque par les secours, une minute avant le passage de Macron. Ce derniers, une fois en vue, fut abondamment sifflé et hué, révélant à la face du monde son discrédit le plus total.

La reconquête des champs et de la fête populaire

Ce sont en réalité plusieurs centaines si ce n’est milliers de gilets jaunes sans-gilet qui avaient finalement fait le déplacement jusqu’à Paris. Après avoir évacué les bas côtés des Champs et exfiltré le matériel militaire, les forces de l’ordre ont tenté tant bien que mal de disperser la multitude de gilets jaunes gravitant autour de la célèbre avenue. Des nasses simultanées se sont formées des heures durant tandis que des groupes tentaient, depuis l’extérieur, de les faire céder. C’est aux alentours de 15 heures que la journée a atteint son pic d’intensité avec un retour en masse sur les Champs. Les barrières de chantiers jonchaient le sol par centaine et perturbaient la circulation, ainsi que la réouverture officielle du Fouquet’s. Les feux de poubelles et les barricades enflammées nous rappelaient joyeusement des scènes du 24 novembre 2018 et affirmant ainsi que le 14 juillet appartient au peuple.

Temporairement débordées, les compagnies de CRS et de voltigeurs se sont livrées à de nouveaux actes aberrant. Une femme a été touchée à l’oeil pour un tir de LBD. Plusieurs autres blessés sont à déplorer. 175 personnes ont été interpellées avant 17h.

https://youtu.be/2gIX1N2ZYPI
Mais aussi on n’oublie pas : où est Steve ?

VIDEO. Acte 35 : la police vient crever les ballons jaunes, ils se font huer

Il semble que Macron voulait faire de ce 14 juillet un exemple du retour à l’ordre. Tout ce qui est jaune n’est semble-t-il pas le bienvenu. C’est en l’occurrence le cas pour ces manifestants qui ont pris soin de ramener leur ballon jaune. Résultat : la police est venue crever les ballons jaunes. Quelques vidéos.

Paris, 14 juillet 2019 : des policiers volent des ballons jaunes !
La dictature en marche pourchasse même des ballons ! La liberté d’expression est réduite au droit à la figuration sage...!

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