Gilets jaunes - Revue de presse du 2 et 3 mai

Mensonges d’Etat repris par les merdias, terrorisme policier, résistances, un régime aux abois...

par Auteurs divers.
Mis à jour le dimanche 5 mai 2019

Articles, posts, images, vidéos, témoignages... autour du soulèvement en gilets jaunes qui dure depuis le 17 novembre 2018.
(des ajouts auront lieu à cet article jusque vendredi 3 mai soir)

Manifestations, résistances et actions

# VIDEO : L’appel à reprendre les ronds-points le 4 mai💥💥 SAMEDIMAI - LA REPRISE DES RONDS-POINTS
Les #GiletsJaunes appellent à reprendre les ronds-points en masse ce samedi 4 mai. L’appel émanait des gilets jaunes de Montpellier, puis a été repris par l’Assemblée des assemblées avant de proliférer partout en France.
Avec l’arrivée des beaux jours, le pouvoir redoute la reprise des bases arrières du mouvement que constituaient les ronds-points. Ils ont toujours été les piliers de la résistance aux côtés des blocages des zones commerciales et des manifestations dans les centre-villes de France. Lieux de rencontres, d’échanges et d’organisation de la lutte, leur reprise semble cruciale pour la suite des hostilités.
Pour le deuxième anniversaire du règne de Macron, réalisons le pire cauchemar du gouvernement et convergeons sur les ronds-points.

# Samedi 4 mai : Drome / Ardeche Tous Unis !!!! - Grosse opération escargots sur plusieurs colonnes Drome Ardeche en présence de nos amis motards du 26/ 07 / 84 / 83 / 06 / 13 / 30 / 42 / 69 (vous rapprocher de vos référents) l’Ardèche se retrouve à 14h au Pouzin , la Drome se retrouve à 14h a Loriol puis les 2 départements se rassemble à 14h30 au parking Jean clément à Loriol pour une opération escargot jusqu’à Valence.
Un cortège piétons sera organisé dans les rues de Valence à partir du parking place Dunkerque au Polygone.
Retour en opération escargot sur la Voulte pour une soirée festive.
Mariama et Brenda chanteuses animeront le début de soirée
Suivi de la projection du film " j’veux du soleil " puis nos amis les Manbouss se produiront sur scène suivi des calaberts !!!
Cochon à la broche repas sans porc et végétarien prévus. Sebastien Caro sera parmis nous et réalisera tout au long de la soirée des croquis de cet événement !!!
Participation minimum de 5 euros pour le repas ( 1 surprise sera offerte à tous les participants au repas, dans la limite des stocks disponibles )
Merci de réserver vos places pour l’ORGANISATION DES REPAS AVANT LE LUNDI 30 AVRIL EN PRECISANT PORC SANS PORC OU VEGETARIEN.
APRES LE 30 AVRIL LE REPAS SERA A 10 EUROS. INSCRIVEZ VOUS AUPRES DE VOS REFERENTS ... SI LES REFERENTS N’ONT PAS DE TICKETS MERCI DE NOUS LE DIRE EN COMMENTAIRE.
POUR L’ECOLOGIE MERCI DE VENIR AVEC VOTRE COUVERT (ASSIETTE VERRE FOURCHETTE COUTEAU )

# Post FB : Comment remplacer un gouvernement qui tient les urnes grâce aux médias, au financement des ultra-riches et au vote des 10-12% de la population qui forment le "bloc bourgeois" ?
Comment faire flancher un gouvernement qui tient la rue par la terreur ?
Comment inverser cette tendance néo-libérale qui détruit tout, les gens, la société, la planète ?

# 1er MAI : LE CHANT DU CYGNE (NOIR) ?
Toutes et tous avaient annoncé que Paris serait la "capitale de l’émeute" pour le 1er Mai, nouvel ultimatum.
Cette journée fut intense. Elle commence avec de nombreux contrôles dans toute la région parisienne, renforcés en amont par des fouilles sur les axes routiers et les gares ainsi que les portes de Paris ; la ville est verrouillée.
Les saisies de protections et interpellations sur les manifestant·es se rendant a Montparnasse sont impressionnantes, grâce notamment à l’arsenal répressif qui se trouve renforcé par la nouvelle loi dite "anti-casseur". La manifestation peine a commencer car des affrontements éclatent un peu partout autour de Montparnasse 2 heures avant l’heure officielle de départ du cortège, la police refusant de le laisser s’élancer plus tôt.
La manifestation a été le théâtre d’affrontements d’une rare intensité, et des gaz lacrymogènes sont lancés en quantité jusqu’à tomber même au sein des cortèges les plus reculés. À l’avant, les explosions retentissent continuellement, pétards, feux d’artifices, douilles de LBD 40 et grenades. La violence est telle que le cortège de la CGT sera chargé, Martinez évacué à cause des lacrymos, même le cortège de Lutte ouvrière est touché.
Un très long affrontement éclate devant le commissariat du 13e arrondissement, peu avant Place d’Italie et la fin du parcours, où le cortège de tête se servira de deux chars en forme d’oiseaux, à savoir une spatule et le déjà célèbre cygne, comme barricades mobiles. Le nouveau préfet continue sa stratégie en bonds offensifs, c’est à dire un harcèlement du bloc avec charge sur 25m puis un recul immédiat après l’impact, un gazage massif et un maximum d’interpellations.
Il y aura des tentatives pour couper le cortège de tête à plusieurs reprises, mais rien de tout cela n’est nouveau en revanche.
La violence des affrontements fut telle que de nombreuses personnes ne suivent pas le parcours et s’en échappent épuisé·es ; grâce à divers départs en manifestations sauvages. Malgré tout, la plupart des manifestant·es finiront par arriver à la place d’Italie, après quelques détour sauvages ou en mélangeant cortège de tête et syndicats.
Nous reviendrons plus en détail sur cette impressionnante journée dans un article à venir.
© LaMeute

Répression policière et terrorisme d’Etat

# CELA VA-T-IL S’ARRÊTER ? - La police assume les jets de pavés sur les manifestants ! -
Les images ont fait le tour du web. Le 1er mai à Paris, un CRS jette de toutes ses forces un énorme pavé dans une foule de manifestants désarmés. Un geste qui peut valoir de longues années de prison pour un manifestant, s’il jette une pierre en direction de policiers protégés avec des casques, des visières, des boucliers et des gilets pare balles. Un geste qui peut tuer lorsqu’il est envoyé sur des personnes non protégées.
Mais que dit la hiérarchie policière de ce lancer, évidemment illégal ?
« L’enquête interne devra « déterminer si le geste était légitime ou pas […] S’il a jeté un pavé, c’est peut-être car il n’avait plus de grenades sur lui ». Ici, c’est le SICOP qui parle : le service de communication officiel de la Police National.
Aucune condamnation. Aucune question. Aucune distance. Nous apprenons donc ce soir qu’un policier assermenté peut « légitimement » jeter des pavés dans la tête de civils, dans certaines conditions.
Plus effrayant, l’article croit bon d’ajouter : « le 6 janvier dernier, deux CRS avaient aussi été filmés en train de jeter un pavé sur des manifestants, à Montpellier. Aucune enquête n’avait été ouverte. »
Nous sommes en mai 2019, et l’État français autorise ses policiers à jeter des pavés sur des manifestants désarmés. Le régime perd pied.
Où tout cela va-t-il s’arrêter ?

# Répression : « Ils veulent qu’on goûte à la peur de mourir ». Récit d’un manifestant du 1er mai à Paris - Alors que les médias se réjouissent en chœur que « l’ordre » ait été maintenu, un manifestant nous raconte de l’intérieur le déroulé des événements et le véritable visage du maintien de l’ordre promu par Castaner et Lallement.

# 1ER MAI DE BAVURES ET DE TERREUR !
Ce 1er mai, la police a jeté un pavé dans la foule, étranglé, enfoncé une mattraque dans un caleçon, mattraqué des personnes coincées dans un magasin, gazé et chargé indistinctement.
Partagez cette vidéo pour montrer au plus grand nombre où était la violence mercredi et qui sont les criminels :

https://www.youtube.com/watch?v=lxS1VZXhJ7I

# Manifestation du 1er mai témoignage :
Hier à 14h je devais rejoindre le point fixe du PCF à l’angle du boulevard Montparnasse et rue Péguy. Arrivée sur place j’ai toute suite été gazée. Le point fixe n’a pas pu se tenir, nous avons donc avec mes camarades pris la décision de rester pour manifester. Nous ne savions pas, à ce moment-là, que le cortège de la CGT avait été également gazé par les forces de l’ordre. Lorsque nous sommes arrivés boulevard de l’Hôpital au niveau de la Salpêtrière, j’étais avec mon Maire Jean-Claude kennedy, Philippe Beyssi Adjoint au Maire, Safia Lamraoui Co-secrétaire nationale du mouvement de la Paix et plusieurs dirigeants communistes de la Fédération du Val-de-Marne. Il n’y avait autour de nous aucun Black-Bloc, les manifestants avançaient tranquillement, c’est alors que nous avons abondamment été gazés. Il y a eu un dangereux mouvement de foule, les gens asphyxiaient cherchant leur respiration. J’ai perdu mes camarades, un homme m’a alors trainée jusqu’à l’entrée de l’Hôpital pour me protéger, je ne suis pas rentrée à l’intérieur. J’ai voulu quitter la manif vers Austerlitz mais les CRS ne laissaient sortir personne. J’ai donc repris le boulevard Saint-Marcel ou j’ai retrouvé quelques camarades. Nous avons alors appelé Pierre Bell Lloch, Conseiller départemental du Val-de-Marne, qui se trouvait derrière nous, afin de le rejoindre. Le cortège arrière étant également gazé, pris en étau et ne pouvant nous extraire de la manif, nous sommes entrés dans un immeuble du boulevard Saint-Marcel avec des dizaines et des dizaines de personnes en état de suffocation. Nous avons alors pris conscience que l’ensemble de la manif était nassée et entièrement gazée. Nous nous somme entassés et retrouvés coincés dans une arrière-cour, les habitants nous jetaient du sérum physiologique par les fenêtres. Pierre Bell Lloch a pu nous rejoindre, la situation à l’extérieur devenait chaotique mais nous ne souhaitions par rester dans cet endroit. Pierre et Safia sont donc ressortis pour trouver une sortie possible à la manif. Ils ont été de nouveau gazés. Plusieurs minutes plus tard, Pierre ayant trouvé une sortie, nous a appelés pour nous guider jusqu’à lui. Nous sommes sortis sur le boulevard, on n’y voyait pas à deux mètres, le sol était recouvert de verre, il y avait des blessés, les gens couraient pour fuir. Arrivés sur le point de sortie, alors que nous pensions être en relative sécurité, un groupe d’une trentaine d’hommes casqués de la BAC, matraque à la main nous a chargés sans raison, nous obligeant de nouveau à rentrer dans un jardin privé pour rejoindre une autre sortie et tenter de nous extraire définitivement de cette manifestation. A aucun moment nous n’avons croisé de Black-Blocs ni de manifestants violents, nous avons été gazés, nassés et pourchassés par des forces de l’ordre, bras armé de Macron, déterminées à nous terroriser. J’apprends ce matin que mon camarade Jacques Leleu militant alter mondialiste avec qui j’ai fait une partie de la manif (ici en photo), a été arrêté à la Salpêtrière et se trouve actuellement toujours en garde à vue. Je n’ai jamais vécu une telle répression et je m’inquiète de cette grave dérive autoritaire dans mon pays. Je serai présente à la manifestation du 9 mai parce que personne ne m’empêchera de manifester pour la justice sociale, la démocratie, la paix et défendre, avec mes camarades, nos intérêts de classe.
Fabienne LEFEBVRE
Conseillère municipale et territoriale de Vitry-sur-Seine
Membre du Comité Exécutif National du PCF

EN SYRIE ? Non Hôpital PITIE SALPETRIERE. De dangereux « terroristes » qui voulaient juste échapper aux lacrymos et à la répression

# « Ne parlez pas de répression et de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un État de droit. » Lors de l’évènement où il affirmait cette fourberie, notre cher monarque ajoutait : « Je vous invite à me présenter des régimes autoritaires et répressifs où ce type de débat est organisé. »
Ce que notre cher président voulait dire, c’est que si la dictature c’est « ferme ta gueule ! » leur soi-disant « démocratie » c’est « cause toujours ! » (ce qui résume succinctement et honnêtement leur Grand débat).
Extrait de l’article :
« Lorsque les policiers ont chargé, je n’ai rien compris à la situation. Je n’ai jamais manifesté et j’ai eu très peur. J’ai couru vers la première rue perpendiculaire, la rue de la Glace, mais j’ai reçu un tir dans la jambe. J’ai crié parce que j’avais très mal à la jambe. Je suis tombée par terre. »
La suite est glaçante. Plusieurs récits relatent une scène « chargée en violence ».
En voyant Maria blessée par le tir de flashball, « des personnes ont commencé à crier “personne à terre !” », rapporte Laurence. « Au même moment, cette personne au sol s’est fait encercler par des policiers et matraquer avec violence alors qu’elle était à terre. […] À ce moment-là, j’étais sous le choc. La scène était chargée en violence. Je m’aperçois que des matraques frappent violemment la personne en continu durant un bon moment. »
Camille voit « plus de dix agents de police en jean, casqués, matraque à la main et brassard à l’épaule arriver en courant et mettre chacun à leur tour des coups de matraque et de pied à la personne clouée au sol ».
- Mediapart : A Marseille, des policiers fracassent le crâne d’une jeune femme à terre - Maria, 19 ans, a déposé plainte mardi auprès du parquet de Marseille pour tentative d’homicide, violences volontaires aggravées et non-assistance à personne en danger. Le 8 décembre dernier, en marge d’une manifestation de « gilets jaunes », elle a été rouée de coups de pied et de matraque par des policiers. Son cerveau, notamment, a été endommagé.
- extrait : « Je suis consterné par ce que je constate au fil des procédures que je traite pour des cas de “violences policières”. Les blessures de mes clients sont extrêmement graves et il est évident que cela est l’illustration de la tendance actuelle de gestion des manifestations par le gouvernement. Lorsque je défends des personnes poursuivies pour violences, les procédures sont rapides et les personnes sont condamnées si elles sont coupables », commente l’avocat Brice Grazzini.
« Ici, tout est compliqué, poursuit-il, les plaintes sont difficiles à déposer, les procédures judiciaires sont lentes, voire inexistantes, et le pire est d’entendre les autorités compétentes anticiper les résultats d’une enquête en alléguant qu’aucune violence illégitime n’a été commise par les forces de police. Lorsque je vois ce qui se passe dans l’affaire de Maria ou encore dans celle de Mme Zineb Redouane dont je défends le fils, c’est inacceptable. Même les mineurs sont visés et violentés lourdement… »
Le même soir, à Marseille et dans le même périmètre, alors qu’il ne participait pas aux manifestations, un jeune de 14 ans a été victime d’un tir de lanceur de balles de défense à la tête, lui causant un traumatisme crânien avec perte de connaissance, ainsi qu’une fracture et une plaie occipitales.
« On a l’impression que le quartier a été le terrain de jeu d’une horde de sauvages. Mais ces personnes étaient des policiers », déplore l’avocat Brice Grazzini.

Paris 1er mai 2019 : les milices du capital en masse pour protéger un restaurant de bourgeois

# Par la terreur et le mensonge, ils règnent (...) Dans ce régime de terreur et de mensonges, on a le sentiment que la prouesse ça va être de continuer à savoir ce que l’on voit, à croire en ce que l’on sait, pour rester unis, solides et sûrs de notre cause. Mais on peut avoir de l’espoir : s’ils n’ont plus que la terreur et le mensonge à nous opposer, c’est qu’il ne le reste plus grand chose.

Paris 2019 : les milices de l’Etat et du capital

# MATRAQUE DANS LE PANTALON : QUE FAIT LA POLICE ? - De « l’affaire Théo » au 1er mai 2019 - C’est un autre scandale. Un de plus, dans une interminable liste de sévices, de mensonges, d’humiliations et de violences.
Dès le début de la manifestation du 1er mai à Paris, des groupes de policiers cagoulés ont fait régner la terreur en chargeant au milieu des cortèges pour arrêter des manifestants au hasard.
Sur la vidéo d’une interpellation, on voit distinctement un policier glisser une matraque téléscopique dans le pantalon, sous les sous-vêtements d’une personne arrêtée. Et plonger à plusieurs reprises sa matraque au niveau des fesses. La personne est ensuite embarquée, sous les huées de la foule. Quel est l’objectif de ce geste, sinon d’humilier ?
Il s’agit d’une atteinte à l’intimité, et en droit, d’une agression sexuelle.
Il y a deux ans, déjà, à Aulnay-sous-Bois, un jeune homme, Théo, avait été plaqué contre un mur, et avait reçu un coup de matraque dans l’anus. Il avait été très gravement blessé, et garde encore des séquelles. A l’époque, il avait été sali, et traité de menteur dans les médias.
Maintenant vous savez.

EN SYRIE ? Non Hôpital PITIE SALPETRIERE. De dangereux « terroristes » qui voulaient juste échapper aux lacrymos et à la répression

# REGARDEZ BIEN CETTE PHOTO !
Les manifestants humiliés dans la cours de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière avant d’être enfermés en cellule, alors qu’ils n’ont rien fait.

C’est cette image qui aurait du faire le tour du monde le 1er mai. Pas les mensonges crapoteux fabriqués par le ministère de l’Intérieur.
"Des manifestants pourchassés par la police, arrêtés et violentés jusque dans l’enceinte d’un hôpital". Voilà le titre que toute la presse aurait du afficher en "une" avec cette photo du 1er mai au cœur de Paris. Au lieu de ça, les grands médias se sont embourbés dans un mensonge fangeux.
Des manifestants, jeunes et vieux, femmes et hommes, tétanisés, encerclés, dans la cours d’un lieu de soin, et allongés au sol, après plusieurs heures d’une extrême violence policière. Une image aussi grave que les lycéens de Mantes-la-Jolie les mains sur la tête en décembre dernier.
Mais les Chiens de Garde ont préféré monter de toute pièce une affaire "d’attaque" totalement invraisemblable.

Analyses, idées

# Perspicace ?
Pour bon nombre de gens, ce 1er mai devait être "le grand soir". Celui qui marque un tournant , qui met le gouvernement dos au mur, voire qui parvient à renverser le pouvoir.
Force est de constater que ça n’a pas du tout été le cas.
Mea culpa déjà, j’avais publié un petit texte (très partagé) qui annonçait plus de 2500 black blocs venus de toute l’Europe. Au vu des différentes sources qui m’avaient fait passer la même info, que ce soit côté institutionnel ou radical, des posts publics de figures du mouvement, de la presse indé, ou par exemple de l’ancien porte-parole du gouvernement, qui allaient tous dans le même sens, il m’avait semblé intéressant de partager. Ils n’étaient pas aussi nombreux, entre 500 et 1000 semble t-il, fracassés par les forces de l’ordre moins d’une heure après le départ du cortège.
On a encore vu aujourd’hui se déchaîner la violence "légitime" de l’État : policiers, CRS, gendarmes, BAC, chiens, voltigeurs, LBD, bombes lacrymo, grenades de désencerclement et tutti quanti.
La manif n’avait pas encore commencé que les premières nasses furent mises en place, les premières séquences de gazages. Encore des dizaines et des dizaines de témoignages ahuris de ce déchaînement délirant de coups. Ceux qui manifestent pour la première fois avec ce mouvement n’en reviennent pas. Ceux qui sont habitués des cortèges syndicaux n’ont jamais vu ça.
L’immense problème dans tout ça, c’est que cette stratégie de la terreur, je ne vois pas comment l’appeler autrement, est en train de l’emporter.
Il y a eu tellement de blessés, de douleur, de mutilés, d’éborgnés, sans qu’aucun policier ne soit jamais inquiété, qu’aujourd’hui tout le monde part en manif avec la boule au ventre. Quand il part encore en manif.
Comment remplacer un gouvernement qui tient les urnes grâce aux médias, au financement des ultra-riches et au vote des 10-12% de la population qui forment le "bloc bourgeois" ?
Comment faire flancher un gouvernement qui tient la rue par la terreur ?
Comment inverser cette tendance néo-libérale qui détruit tout, les gens, la société, la planète ?
Ce soir je suis abattu.

# Echec et nasse - Ce qui est le plus inacceptable dans cette situation, c’est qu’elle a été provoquée et voulue par la préfecture, alors qu’il n’y a quasiment eu aucun “débordement” : une vitre de banque pétée et trois poubelles en feu ? Pour 50 000 manifestants dans les rues de Paris. Clairement, il faut se faire à l’idée aujourd’hui que les forces de l’ordre ne sont plus là pour “maintenir l’ordre” mais pour aider le pouvoir dans sa bataille face à la colère sociale. C’est dans cette logique que, plusieurs fois dans la journée, la police a chargé et gazé ultra violemment la manif pour la couper en plusieurs “sections”. (...) Si l’an passé on pouvait parler d’un cortège de tête qui rivalisait en nombre avec le cortège syndical, aujourd’hui, on ne peut même plus parler en ces termes tant la majorité de la colère qui s’exprime dans la rue sort de tout cadre syndical. (...) Il va falloir également réfléchir à de nouvelles modalités d’actions et de manifestations, prenant acte des nouvelles stratégies des forces de l’ordre. Nous en avons les moyens et les forces. Car la seule victoire du 1er mai, c’est bien d’avoir vu autant de personnes descendre dans les rues de Paris et de toutes les villes de France, malgré le climat totalitaire et les menaces du pouvoir. Des personnes déterminées, joyeuses et qui ne laisseront pas des matraques ou des gaz les stopper dans leur lutte.

# « La Révolution ne se fera pas contre des hommes mais contre des institutions. Tant pis pour la police qui garde les banques.
La Révolution ne se fera pas contre le grand patron mais contre la grande usine.
La Révolution ne se fera pas contre les bourgeois mais contre la grande ville.
La Révolution ne se fera pas contre le fascisme ou le communisme mais contre l’Etat totalitaire, quel qu’il soit.
La Révolution ne se fera pas contre M. Guimier mais contre l’agence Havas. La Révolution ne se fera pas contre les 200 familles mais contre le profit.
La Révolution ne se fera pas contre les marchands de canons mais contre les armements. La Révolution ne se fera pas contre l’étranger mais contre la nation.
La Révolution n’est pas une lutte des classes, elle est une lutte pour la liberté de l’homme.
Si nous repoussons toujours le premier terme, c’est qu’il permet toutes les hypocrisies, et convient aussi bien à une révolution fasciste que communiste - le second terme ne permet pas de compromission » (citation de Charbonneau et Ellul)

Ecocide, destructions écologiques et climatiques catastrophiques provoquées par le capitalisme, le productivisme et les civilisations industrielles

Mensonges de Castaner, Big Brother c’est maintenant !

Magouilles et arnaques du régime et de son monde

# « INTRUSION DANS UNPITAL » : DÉMONTAGE D’UNE INTOX - - « On était faits comme des rats » : témoignages.
Ce 1er mai, la répression a été d’une sauvagerie inouïe. Pour justifier les attaques inqualifiables contre la liberté de manifester commises à Paris, le gouvernement monte une intox extrêmement grave. Et tous les médias suivent.
1 - Que le gouvernement va de plus en plus loin dans le mensonge, en sous-entendant que les Gilets Jaunes seraient rentrés dans l’hôpital pour aller chercher un CRS blessé, ou qu’ils auraient saccagé l’intérieur de l’hôpital. Tout est évidemment intégralement faux.
2 – Qu’une trentaine de manifestants ont été nassés et arrêtés, et qu’ils sont en garde à vue, inculpés pour « attaque en bande organisée ». Alors qu’ils n’ont fait que se réfugier !
Ces mensonges incroyables qui accompagnent une répression de nature fasciste sont d’une extrême gravité. C’est un scandale d’État. Un de plus.

Premier mai : démontage des mensonges du régime sur « l’intrusion à l’hôpital »

- Un autre témoignage : Étant sur place au moment des faits. Une colonne de CRS était postée en contre bas de la Salpé, au niveau du pont aérien qui rejoint la gare d’Austerlitz. Beaucoup de manifestants convergent alors vers la place d’It, or, il faut d’abord évacuer ceux présents sur la place. La colonne en contre bas de la Salpé remonte alors côté gauche du boulevard de l’hôpital sous les chants et les sifflés. Elle barre alors la route à 40 mètres plus haut de l’hôpital ce qui a pour effet d’en agacer certains. Le cortège est alors très dense que ce soit sur les trottoirs ou sur le boulevard en lui même. Le centre du cortège commence alors à exercer une pression sur le milieu de la colonne, les CRS répliquent alors à coups de matraque. Ce qui a pour effet de faire reculer le centre du cortège qui est alors tenu en respect. Et c’est à ce moment que tout s’emballe, plusieurs palets de lacrymo tombent à l’avant et au milieu du cortège, des GLI-F4 explosent aux pieds des manifestants se trouvant en tête. Le cortège d’une grande densité se met alors à reculer dans la panique, certains commencent à courir, il a fallu énormément de sang froid et d’habitude de certains manifestants pour diriger le retour en incitant à ne pas courir, le mouvement de foule a été évitée de peu. Néanmoins la présence et l’intensité des gaz est suffoquante. J’en vois certains tourner de l’oeil, d’autres vomir. La présence d’un medic juché sur un banc avec un pulvérisateur Maalox a été d’un immense secours, pour tous.
Néanmoins et comme ci cela n’avait pas suffit une autre salves de lacrymo est tirée et le seul medic présent à proximité de la Salpé ne suffit plus à apaiser les douleurs et à réduire les peurs. Certains manifestants voient alors la possibilité de s’abriter desgaz au niveau du parking livraison de l’hôpital, ce qu’ils font en brisant la chaîne qui interdisait l’accès. Le seul objectif de tout cela était de relâcher la pression humaine qui était en train de s’exercer sur le cortège tout en permettant une nouvelle fois de respirer.

  • Intrusion à la Salpêtrière : interpellé, Jacques raconte sa version des faits - Après une courte nuit de sommeil, il a pu voir l’étendue de la polémique ce vendredi matin. Pour lui, « on est dans un scandale d’Etat. Christophe Castaner a menti. Il a essayé de manipuler les faits. Heureusement qu’il y a les vidéos du personnel infirmier qui montrent tout ça. Je pense que Castaner doit démissionner. Même dans la manipulation ils sont incompétents ! »
    Lui et les 33 autres interpellés ne comptent pas en rester là. S’ils sont sereins sur leur devenir judiciaire, ils vont contre-attaquer médiatiquement : « On va se concerter et on va sans doute organiser une réunion publique pour faire quelques déclarations, et surtout remercier le personnel de l’hôpital. Ce qu’on souhaite c’est qu’ils ne subissent pas le retour de bâton pour nous avoir soutenus et avoir dit la vérité. » Et de tacler une dernière fois le gouvernement. « L’an dernier, c’était Benalla, aujourd’hui c’est nous. On ne peut pas dire que le 1er mai leur réussit beaucoup. »
  • Qui sont les véritables agresseurs de notre hôpital public ? - Nous médecins, soignants demandons l’arrêt de notre instrumentalisation lors des conflits sociaux en cours dans notre pays alors même que les conditions d’exercice de nos métiers se dégradent à vitesse grand V.
  • Hôpital : « On est dirigés par des gens qui n’ont plus aucune valeur humaine »

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