En 2018, tout le monde devrait être anti-capitaliste

Ce sont les faits qui démontrent l’échec et la barbarie du capitalisme

par Camille Pierrette.
Mis à jour le mercredi 21 mars 2018

Le système capitaliste, qui sert pourtant encore de modèle quasiment partout est à présent définitivement et totalement disqualifié.
Les diverses conséquences ultra nuisibles qu’il a engendrées partout sur la planète et dans de nombreux domaines ont achevé de démontrer la toxicité extrême du capitalisme et de son monde (voir par exemple : Les impacts sur la planète du capitalisme mondial, Le capitalisme c’est la crise).
Aux diverses critiques sociales et politiques élaborées ces derniers siècles (marxisme, anarchisme...) s’ajoutent à présent les constats scientifiques incontestables de la destruction du monde vivant (climat, pollutions, destruction des habitats, disparition accélérées des espèces, y compris les espèces communes...) et du fort possible effondrement proche des civilisations industrielles portées par le capitalisme.

Certains s’efforçaient de contester/récuser les solides motifs politiques et philosophiques de rejet du capitalisme, mais il devient à présent impossible de continuer à soutenir/justifier le capitalisme au vu de ses tragiques conséquences.
A présent, les faits, la réalité présente et les projections futures le discrédite définitivement. Il n’est même plus besoin de faire appel à la lutte des classes, aux questions de justice sociale, de morale, d’égalité ou de solidarité. Les effets toxiques du capitalisme sur la biosphère (et tous les êtres vivants qu’elle porte, nous y compris) suffisent à le condamner, et devraient donc convaincre toute personne sensée.

On peut ajouter aussi le mensonge, la violence et la faillite du capitalisme même dans les domaines où il prétendait apporter du positif. Voici quelques exemples que je ne développerai pas dans cet article :

  • Le capitalisme est incompatible avec toute forme de démocratie réelle (le politique est dominé ou parasité par l’économie et les puissances d’argent)
  • Le capitalisme ne peut pas apporter le bien être pour toutes et tous, bien au contraire. Il empêche même la satisfaction des besoins vitaux de base pour une très grande partie de l’humanité
  • Le capitalisme encourage de manière très dangereuse des mauvais penchants humains tels que la compétition, le chacun pour soi, le repli, la peur des autres
  • Le capitalisme, par les mécanismes des brevets et de la concurrence, étouffe l’innovation réelle et la recherche scientifique fondamentale
  • Le capitalisme, malgré ses discours et la propagande publicitaire omniprésente, étouffe les libertés individuelles et l’épanouissement de chacun.e, car les personnes sont de plus en plus soumises au carcan de la concurrence, de la compétition, de la course à la Croissance et à la productivité, du verrouillage coûteux de la propriété immobilière, de l’absurdité du travail... Etre libre ne signifie pas avoir la capacité (si on a suffisamment d’argent !) de choisir entre 30 marques de yaourt !
  • Le capitalisme est totalitaire. Il tend à contrôler tous les aspects de la vie pour les soumettre à la marchandisation, à la financiarisation. Rien n’y personne n’échappe à son hégémonie
  • Le capitalisme n’est pas du tout le meilleur des mondes possibles, il détruit la vie et s’impose par la terreur (répression policière, pouvoir violent de l’argent, dominations des pouvoirs et des lobbies, violence de la propriété privée...)
  • Le capitalisme n’est pas un facteur de paix : il préfère la guerre ou le fascisme plutôt que céder la place

Le capitalisme est donc extrémiste, totalitaire et terroriste. Il est l’ennemi de la vie, il y est opposé, il est l’opposant des forces de vie.

Le capitalisme (et ses avatars) est donc définitivement discrédité, c’est un système destructeur de la vie et de l’humanité, mais tout le monde n’en a pas encore pleinement conscience ou se réfugie dans le déni, les habitudes, les restes de conforts et d’emplois précaires, des positions socialement dominantes ou le confort des intérêts individuels mal compris et à courte vue.

Toute personne lucide et honnête ne peut durablement contester ces faits.
S’ils étaient lucides et acceptaient la réalité, religieux de toute obédience, écologistes de tout poil, bourgeois, propriétaires, ouvriers, patrons, macronistes, socialistes PS, financiers, députés, paysans sans terre, et tous les autres, devraient tous pouvoir se rejoindre dans la volonté d’en finir avec le capitalisme afin de garantir la survie individuelle et collective, et permettre une bien meilleure vie pour toustes.

Toute l’humanité pourrait enfin être d’accord et agir en commun pour construire une tout autre société, basée forcément sur une forme ou une autre de sobriété heureuse, de « décroissance soutenable », de solidarité et de partage généralisé.

Seuls quelques malades mentaux, accros au pouvoir et/ou à l’argent, insensibles à leur propre sort et à celui de leurs enfants, continueront à vouloir défendre le capitalisme, et surtout à vouloir s’y accrocher pour continuer à en retirer leurs doses.

Pour les autres, la logique, l’intérêt à vivre décemment, l’instinct de survie devraient rapidement prendre le dessus sur la peur et le sentiment d’impuissance.

Le capitalisme n’est pas soutenable

Bien sûr, les racines du capitalisme remontent à loin, et si on veut construire autre chose, il faut arriver à se débarrasser du goût pour les dominations, du "après moi le déluge", de la servitude volontaire, du refus de la liberté et de la responsabilisation, etc.

Il est en tout cas urgent de choisir résolument la vie plutôt que continuer à soutenir (passivement ou activement) et subir le capitalisme et son monde mortifère.

- Voir d’autres articles pour d’autres développements
et notamment :

C’est quoi le capitalisme ?

Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
  • [Se connecter]
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Version imprimable de cet article Version imprimable
Site réalisé avec SPIP | | Plan du site | Bouteilles à la rivière | Articles | Thèmes | Contact | Rechercher | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0
Médial local d'information et d'expression libre, journal indépendant et participatif pour la vallée de la Drôme & co :
Crest, Saillans, Die, Vercheny, Grane, Eurre, Loriol, Livron, Aouste sur Sye, Mirabel et Blacons, Piegros la Clastre, Beaufort sur Gervanne, Allex, Divajeu, Saou, Suze, Upie, Pontaix, Barsac, St Benois en Diois, Aurel...
Vous avez le droit de reproduire les contenus de ce site à condition de citer la source et qu'il s'agisse d'utilisations non-commerciales
Copyleft