Ricochets

Faire rebondir l’expression libre en Val de Drôme

Accueil > Les Articles > Dernière chance pour enrayer l’auto-destruction de l’humanité !?

Dernière chance pour enrayer l’auto-destruction de l’humanité !?

Des voies excitantes pour changer complètement DE société et ainsi contenir les catastrophes climatiques dans des limites supportables

mercredi 20 septembre 2017, par Camille Pierrette

D’après diverses études scientifiques, il reste entre 3 et 20 ans à l’humanité pour espérer contenir les futures catastrophes climatiques et écologiques, et autres effondrements, dans des limites supportables pour notre espèce et les autres vivants.
On ne peut d’ors et déjà plus éviter de très graves problèmes, mais on peut peut-être encore faire en sorte que l’espèce humaine puisse survivre à ses errements.
Il faut pour ça, entre autre, réduire au plus vite drastiquement les émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre (notamment le méthane), c’est à dire de 80 ou 90 % !
Si on ne fait rien très rapidement, ou trop peu, les emballements destructeurs du climat seront inévitables, et emporteront tout.

Voir aussi des résumés des rapports du GIEC 2013-2014 & Même la Banque Mondiale s’y met !
Ce sont des rapports plutôt consensuels inscrits dans les rouages du modèle actuel, mais ils donnent quelques bases.

- Novembre 2017 : Quinze mille scientifiques alertent sur l’état de la planète + article complet en PDF + le manifeste des 15 000 scientifiques en entier

Des mesures insuffisantes et inadaptées

Depuis trop d’années, les conférences mondiales et les gouvernements successifs promettent des actions et en mettent en oeuvre certaines, mais elles restent très insuffisantes pour répondre à l’ampleur du problème et à côté de la plaque la plupart du temps.
Aucun plan officiel ne désire s’attaquer aux cause profondes de l’impact catastrophiques des activités humaines sur le climat. Les tyrans-dirigeants irresponsables du monde mettent surtout en avant des adaptations technologiques et des modifications des modes de production d’énergie.

Seulement, ces mesures sont inadaptées, pour plusieurs raisons :

  • elles sont peu mises en pratique, car les Etats, les entreprises, les lobbies, et même les peuples, résistent. Les transformations technologiques sont faites par des entreprises qui veulent en tirer du profit, ce qui limite l’ampleur des mesures. Elles agissent seulement quand les anciennes technologies deviennent moins rentables et le plus tard possible, c’est à dire trop tard.
  • elles sont appliquées trop lentement, sans suffisamment de contraintes, et reposent plutôt sur la bonne volonté des acteurs. (c’est pas que je sois pour les contraintes, mais force est de constater que dans CE système économique seules les contraintes fortes obligent à prendre les mesures)
  • elles reposent surtout sur des changements techniques, mais se préoccupent peu ou pas du tout des changements radicaux à mener dans les structures économiques et sociales
  • elles se situent dans des sociétés toujours vouées à la course à la Croissance et au profit, à la compétition de tous contre tous. Un tel système a des besoins d’énergies et de matières premières considérables et toujours en augmentation, d’autant que la population mondiale continue de croître, des besoins que ne peuvent satisfaire les énergies renouvelables, d’autant que ces énergies ont elles aussi besoin de carburants et de matières premières pour se déployer.
    Dans ce système, il faut produire et consommer toujours plus afin d’assurer de bons taux de profits pour les riches et des emplois et salaires aux autres. Par nature, ce système antisocial est donc aussi climatocide, écocide, et pour finir annihilera l’humanité s’il perdure.
  • elles se situent dans l’économie de marché, un système capitalisme extrémiste, violent et totalitaire qui par nature gaspille, détruit, rend non rentables/généralisables les activités soutenables (écologiquement et socialement), qui sont donc difficilement possibles dans ce cadre. Il pousse à toujours plus de Croissance économique, plus de transports, plus d’objets échangés venant de plus en plus loin, la consommation de plus d’énergies, ce qui inexorablement envoi plus de GES (gaz à effet de serre) dans l’atmosphère. Les, petites et insuffisantes, diminutions de GES obtenues d’un côté sont totalement "neutralisées" par les énormes augmentations qui ont lieu dans d’autres secteurs et d’autres pays (ces secteurs et pays étant indispensables au fonctionnement de l’économie de marché).
  • il est absurde et vain de tenter de se guérir d’un "mal" (ici les GES en excès, la précarité et la destruction des écosystèmes) en continuant un type d’économie et de système social qui produit continuellement ce "mal" et qui veut accroître partout son hégémonie totalitaire, et donc les dégâts.
  • on peut craindre malheureusement que la plupart des rapports officiels sont trop "optimistes". En effet, ils sont souvent un peu bridés par les Etats et les lobbies, qui ne veulent pas trop faire peur ni changer de société. Depuis des années, on constate que ce qui se passe est pire que les prévisions (notamment la disparition accélérée des espèces vivantes, la fonte des glaciers et des pôles).

Au final, on assiste généralement à des opérations de "greenwashing" (fausses mesures écologiques) et de "capitalisme vert" (mesures plus ou moins écologiques dans le cadre du Marché, lequel annule constamment les éventuels effets bénéfiques par la Croissance générale et les destructions opérées ailleurs).
En effet, beaucoup d’entreprises et de "start up" voient surtout dans les problèmes climatiques et écologiques une opportunité pour créer de nouveaux marchés juteux, mais pas du tout comme l’impératif de changer d’économie, bien au contraire (voir "marchés carbones", "marchés de la compensation"). Ce faisant, on s’enfonce dans l’ornière au lieu d’en sortir.
Start up, multinationales, gouvernements, ne veulent pas s’auto-saborder et seront les derniers à changer, les premiers à freiner. On doit donc faire un gros pas de côté et pour l’instant faire sans, et, malheureusement, contre, eux.

- Exemples :

  • Au lieu de changer de modèle pour réduire très fortement le nombre de voitures et de camions (et donc changer les modes de productions, de transport et de travail), le gouvernement les veut électriques (au nucléaire), plus économes ou alimentées en "bio-carburants".
  • Au lieu de changer de modèle pour réduire très fortement la consommation d’énergie, on vante les centrales nucléaires (très coûteuses et complexes à maintenir, et qui ne pourront de toute façon pas remplacer à temps les énergies fossiles) pour pouvoir consommer autant ou plus.

Les gouvernements, adeptes forcenés de la Croissance et de la compétition économique, sont sous l’emprise des marchés et ne vont donc pas prendre de mesures drastiques et contraignantes allant trop à l’encontre de leurs intérêts. Et comme ils sont soumis également à l’obligation impossible de réduire le chômage, ou plutôt font mine de, ils cèdent à toutes les sirènes du maintien et de la "création" de l’emploi, tant pis si ces activités sont néfastes.
- Quelques exemples :

  • Pour l’instant, aucun gouvernement n’a encore arrêté les grands projets inutiles et "climatocides" type Center Parcs, TGV Lyon Turin, Aéroport Notre Dame les Landes, centre commercial Europa City, et quantité d’autres moins connus.
  • On continue partout à laisser faire des lotissements et maisons individuelles de plein pied en béton, entourées de béton et de goudron, le tout sur des terres agricoles. En plus d’être antisocial, c’est très néfaste pour le climat et anti-écologique, mais ça continue car ça fait de l’emploi dans le BTP (dominé par de grands groupes) et ça enrichit des promoteurs.
  • Alors que le transport en avion est très polluant, personne ne veut le réduire fortement, au contraire tout le monde se réjouit de l’énorme croissance du secteur et des ventes massives d’Airbus en Asie.
  • Idem pour les porte containers qui viennent d’Asie déverser leurs marchandises (produites en polluant et en exploitant des humains) partout dans le monde, leurs moteurs polluent énormément, ils sont de plus en plus gros, on adapte les ports à leurs tailles géantes, mais il n’est pas question d’arrêter ça, surtout qu’on essaie d’envoyer d’autres marchandises dans l’autre sens.

Bref, vous aurez compris qu’on ne peut pas compter sur les gouvernements actuels et les entreprises capitalistes pour prendre vraiment les mesures urgentes et nécessaires.
C’est aux peuples de se révolter et d’agir, de prendre une autre voie.
D’autre part, les actions individuelles, les changements individuels de consommation, ne pourront pas suffire et sont trop lents, il faut donc aussi urgemment des actions collectives de grande envergure, organisées et fortes.
Les petits gestes écologiques du quotidien prônés par les gouvernements pour culpabiliser les gens au lieu de changer DE société, ou par des mouvements réformistes qui s’illusionnent sur leur portée, sont de la poudre aux yeux dangereuse. Pas parce qu’il ne faut pas les faire, mais parce qu’ils individualisent le problème alors qu’il est du d’abord à tout un modèle de société bien ancré, et parce qu’ils dispensent à bon compte de créer de vastes mouvements collectifs organisés permettant de vrais résultats.

Comme on a laissé faire très longtemps ce modèle destructeur, il reste à présent très peu de temps aux peuples pour agir collectivement de manière radicale (dans le sens de prendre les problèmes à leurs racines) et changer complètement DE société.
Il ne faut pas attendre de subir de plein fouet les grosses catastrophes et effondrements pour réagir, car il sera alors trop tard, le climat s’emballera pour de bon et on n’aura pas le temps de s’adapter, et de toute façon la planète risque de devenir inhabitable !
Imaginez un gros astéroïde qui semble se diriger vers la Terre, on ne va pas attendre le dernier moment pour le dévier de sa route, ce sera trop tard. C’est la même chose pour le climat, sauf que c’est moins directement visible/concret qu’un astéroïde géant fonçant vers nous.
Imaginez que les catastrophes climatiques sont comme un gros astéroïde qui se dirige vers nous !

Changer DE société ou condamner à mort les générations futures ?!

Aujourd’hui, ne pas s’engager pour changer rapidement et radicalement DE société, pour sortir au plus vite de l’économie de marché, c’est souhaiter la mort ou de graves problèmes pour vos enfants et petits enfants, c’est être complice d’un système totalitaire violent et aberrant qui pourrait sonner le glas de l’espèce humaine vers la fin du siècle.
Pour réussir, il ne suffira pas d’agir de temps en temps, avec parcimonie, en comptant surtout sur les autres, sur les "éternels" activistes, sur les associations écologistes ou partis politiques contestataires, sur d’illusoires technologies miracles, et encore moins sur des chefs ou des prophètes, il s’agit plutôt d’un engagement quotidien, coordonné et acharné du plus grand nombre de personnes possible.
Cet engagement peut se faire dans la joie et la bonne humeur, en considérant les avantages, convivialités gagnées et libérations, au lieu de voir les changements comme des "sacrifices" et des "privations".

En plus, ces impératifs rejoignent les préoccupations anciennes autour des injustices sociales, des luttes pour la dignité humaine, contre les dominations, et pour la libération de toutes les formes d’exploitation, etc.

(Je précise que je n’exagère par la gravité de la situation, je ne fais que dire avec mes mots ce qui est dit par des scientifiques et sociologues, voir certaines références en fin d’article. Dans 10 ou 20 ans, ces alertes seront peut-être au journal de 20h, mais ce sera trop tard)

Ca paraît un défi impossible à surmonter, tant on a pu constater au fil de l’histoire l’apathie, la soumission, la peur, le conformisme de la plupart des humains, qui préfèrent subir la répression et un régime destructeur que se révolter, et qui ont encore plus de mal à construire une bien meilleure société. Pourtant, si vous voulez que vos descendants survivent décemment, et si vous voulez tout simplement que notre espèce puisse survivre, il va bien falloir le relever.
Et pas dans 5 ans, pas dans 20 ans, maintenant !
On n’a pas le choix, on est au pied du mur.
Soit on s’entraide pour le franchir soit il s’écroulera sur nous.
Soit on met en pratique très rapidement la décroissance volontaire, soutenable, organisée, radicale et conviviale, soit on subira tous de plein fouet le chaos des pénuries et catastrophes épouvantables.
Alors sortons de nos petites bulles pour agir ensemble, il y a pour tous les goûts, chacun.e peut trouver à s’épanouir dans des activités qui lui conviennent, bien plus que dans les rares emplois, souvent insensés, du Marché.

https://www.youtube.com/watch?v=K7WANe44fEc

Des directions à prendre pour changer DE société au plus vite

Voici quelques grandes pistes générales (liste non exhaustive), à adapter au contexte local, qui indiquent (je m’inspire d’autres) vers où aller pour changer DE société :

  1. Il faut sortir au plus vite et par divers moyens de l’économie de marché (capitalisme totalitaire violent et extrémiste basé sur la concurrence, la compétition, l’argent, la division extrême du travail, l’accumulation de profits, la sacralisation du capital et de la propriété privée, la publicité, les délocalisations, la prise de pouvoir sur le politique, la consommation destructrice et le gaspillage...). Et donc créer une économie soutenable au service des humains qui respecte les autres êtres vivants et qui reste à sa place secondaire et subalterne. On peut pour ça s’inspirer des mouvements pour la « décroissance », de la permaculture, mélangés aux meilleures idées anarchistes et communistes.
    Ce point a énormément d’incidences positives dans tous les domaines.
    Imaginons une économie conçue pour satisfaire les besoins réels, avec partout des coopératives locales à but non lucratif, des magasins coopératifs à but non lucratif sans emballages, des logements et moyens de production libérés de l’emprise de la propriété, etc. Commençons par de nombreux réseaux locaux de production et d’échanges hors Marché.
  2. Il faut que les peuples prennent partout le pouvoir politique en instaurant des démocraties réelles, locales et fédérées, débarrassées de la tutelle des Etats et de l’économie. Car en France comme ailleurs, il n’y a pas de démocratie, mais plutôt un simulacre, et le capitalisme et l’Etat sont ennemis de la démocratie réelle.
    Commençons par nos communes.
    Ce point a énormément d’incidences positives dans tous les domaines.
  3. Stopper au plus vite tous les grands (et plus petits) projets inutiles et imposés. Une mesure qui signerait un début de changement politique et économique.
  4. De gros médias, notamment télévisuels, doivent être sous le contrôle des peuples et mouvements contestataires/alternatifs, pour débattre et promouvoir tout ce dont il est question dans cet article, et plein d’autres choses encore.
  5. Changer complètement le système éducatif (s’il le faut désertons le système scolaire étatique) pour apprendre aux jeunes, et à tout le monde, à penser par eux-mêmes, à avoir un esprit critique, à savoir collaborer et s’organiser collectivement, à intégrer et mettre en oeuvre les autres points, à aller s’instruire dans la vie et les réalités du monde au lieu de fuir dans divers paradis artificiels.
    Education et médias montreraient ainsi d’autres voies d’accomplissement que le Pouvoir, la domination, la compétition, la "réussite" matérielle, la consommation, la possession d’objets, etc.
  6. La société (et chacun.e) devra faire en sorte que chaque personne puisse avoir la possibilité réelle de "se réaliser" au cours de sa vie dans diverses activités qui lui sont propres.
  7. Diminuer au moins de 3/4 la consommation de viandes, idem pour les produits animaux (laits et oeufs). Par exemple instaurer des menus alternatifs végétaliens dans toutes les cantines collectives.
  8. Arrêter l’agriculture industrielle productiviste, en la remplaçant partout par des systèmes agrobiologiques s’inspirant de la permaculture ou de techniques respectant les sols et le vivant.
  9. Stabiliser la démographie mondiale, notamment grâce à l’éducation et la liberté des femmes
  10. Instaurer une solidarité et une entraide inter régionale et internationale entre les peuples. Car on est sur le même bateau, on n’a pas de planète de rechange
  11. Adapter nos lieux de vie, d’activité, d’échanges aux points précédents et aux changements climatiques déjà inévitables, pour construire une résilience aux futurs effondrements inévitables ou probables.
  12. En complément du point 5 sur l’éducation, chaque personne devrait faire un effort personnel d’introspection, de prise de conscience, de transformation intérieure par les moyens qui lui conviennent, de détachement, de réflexion sur l’essentiel, de méditation sur les choses importantes, sur sa vie, sur sa place sur Terre, etc. Ce afin de faciliter/permettre la mise en oeuvre effective, rapide et durable de tous les autres points.
  13. et sans doute d’autres encore...

Idéalement, tous ces points doivent être menés parallèlement, en commençant par des étapes à notre portée.
Ces voies semblent assez titanesques de prime abord, surtout qu’il faut toutes les réaliser au plus vite, mais en fait on a toutes les ressources individuelles et collectives requises. Les humains, s’ils le désirent, ont suffisamment de connaissances, d’intelligence, de créativité et de volonté pour agir dans ce sens.
Les énergies "libérées" par la mise en oeuvre de ces idées seraient colossales et pourraient réaliser des transformations inimaginables au départ.
Et puis tous ces points sont en fait liés et correspondent au même changement de paradigme, de vision du monde et de modes d’action.

- Quelques exemples et idées concrètes, parmi plein d’autres pour mesurer ce que nous avons à accomplir dans les années qui viennent si on veut que l’espèce humaine puisse survivre :

  • Arrêter le trafic aérien intérieur et diminuer fortement le trafic international
  • Diminuer d’au moins 60 % le nombre de voitures (et donc organiser la vie sociale et économique différemment)
  • Créer partout des magasins coopératifs à but non lucratif, sans emballages, et s’approvisionnant majoritairement en produits locaux. Donc déserter les grandes surfaces commerciales. Ce qui aura des incidences positives dans plein de domaines.
  • Transformer tous nos logements, l’aménagement et le fonctionnement de nos villes, en s’inspirant notamment des principes de la permaculture
  • Créer partout des mini fermes diversifiées, inspirées des principes de la permaculture
  • Prendre le pouvoir en 2020 (pour le partager) dans un maximum de communes, et créer partout des assemblées locales autonomes pour promouvoir et construire cette autre société
  • Construire localement, partout, des modes d’échanges et d’activité détachés de l’économie de marché
  • Abandonner pour de bon la croyance en la sacralité du Travail, de l’accumulation matérielle, de la propriété et de la consommation. (Re)Découvrir d’autres voies pour s’épanouir, se réaliser en tant qu’être humain unique.
  • (Ré)Apprendre à travailler, agir et décider collectivement et démocratiquement. Ne plus déléguer quoi que ce soit à des chefs, des patrons, des politiciens, des gourous, des experts, des "élites".

En cas de besoin, il me semble que la désobéissance civile est largement préférable aux émeutes et actions de destruction. Ce pour des raisons d’efficacité, de morale, et pour que les moyens soient en accord avec les fins. Voir présentation de la désobéissance civile du livre « L’impératif de désobésissance ».

Extrait : « La désobéissance violente vise des hommes qui peuvent être remplacés. Elle laisse le mal lui-même intact et souvent l’aggrave. La désobéissance non-violente, c’est-à-dire civile, est le seul remède qui peut réussir ; elle est donc une obligation pour celui qui veut se désolidariser du mal ».
« Aucun spoliateur ne peut parvenir à ses fins sans un certain degré de coopération volontaire ou forcée de la part de sa victime. »

En fait, la seule difficulté réelle est de vaincre nos peurs, aveuglements, résignations, égoïsmes et replis.
Les obstacles fondamentaux se situent surtout à l’intérieur de nous, dans notre acceptation et notre obéissance, et pas dans la puissance des Etats, des médias, des multinationales et de leurs polices armées
, qui seraient vite débordés devant un mouvement large et déterminé.
Il suffirait de courage, de révolte et de réflexe de survie pour enclencher un processus de transformation collective radical et rapide.
Une fois lancé, ce sera "facile", car chaque "avancée" soutiendra les autres aspects dans une sorte de cercle vertueux.
Alors quittons les cercles vicieux de notre méga Titanic, plus on sera nombreux à le faire en même temps, plus ce sera facile, rapide et efficace.
En plus, l’action collective libérée des carcans des marchés et de l’Etat peut être très agréable, beaucoup plus jouissive que manifester sagement en rang ou attendre sa retraite de consommateur modèle en espérant monter en grade et devenir propriétaire !

Alors on attend quoi ?! ;-)


- Concrètement, à Crest quelques personnes s’efforcent d’avancer ensemble dans cette voie de rupture, de résilience et de construction d’un monde vivable, voir le réseau « Autonomie Crest ».
- Rejoignez-les pour amplifier et diversifier les actions menées.


https://www.youtube.com/watch?v=6jOzt_FmZRU

Liens et Références

- D’autres articles sur Ricochets :

- et ailleurs :

  • Le 20 septembre à 19:02, par Maillet Etienne

    Un bon programme ! Y a plus qu’à faire ;

    Répondre à ce message

  • Le 12 octobre à 23:18, par Camille Pierrette

    Si l’humanité veut avoir des chances de survivre, il faut ajouter la nécessité de la décroissance démographique à l’impératif de la décroissance économique.
    Lire « Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre »

    Répondre à ce message

  • Le 14 novembre à 17:19, par Camille Pierrette

    Article du Monde : Quinze mille scientifiques alertent sur l’état de la planète + article en entier + le manifeste des 15 000 scientifiques en entier

    Quand même, des scientifiques se réveillent, mieux vaut tard que jamais !
    Il est vain de compter sur les gouvernements et leurs oligarchies pour prendre des mesures suffisantes. C’est à présent aux peuples d’agir ensemble, de faire pression, et de se révolter si besoin pour changer complètement de société au plus vite.
    Le manifeste est encore trop "tiède", il ne met pas assez en cause les systèmes politiques et économiques (pseudo ou non démocratiques partout) en vigueur, notamment le capitalisme et ses dogmes (Croissance, productivisme, concurrence, propriété privée, salariat, etc.).
    Les scientifiques n’osent pas encore inviter à la décroissance radicale (ou autre vocable signifiant la même chose) et tout ce qui l’accompagne, dommage. Ils risquent de le faire seulement dans 20 ans, quand ce sera trop tard.

    extraits :

    Depuis 1992, hormis la stabilisation de l’amenuisement de la couche d’ozone stratosphérique, non seulement l’humanité a échoué à accomplir des progrès suffisants pour résoudre ces défis environnementaux annoncés, mais il est très inquiétant de constater que la plupart d’entre eux se sont considérablement aggravés. Particulièrement troublante est la trajectoire actuelle d’un changement climatique potentiellement catastrophique, dû à l’augmentation du volume de GES dégagés par le brûlage de combustibles fossiles, la déforestation et la production agricole – notamment les émissions dégagées par l’élevage des ruminants de boucherie. Nous avons en outre déclenché un phénomène d’extinction de masse, le sixième en 540 millions d’années environ, au terme duquel de nombreuses formes de vie pourraient disparaître totalement, ou en tout cas se trouver au bord de l’extinction d’ici à la fin du siècle.

    Grâce à un raz-de-marée d’initiatives organisées à la base, il est possible de vaincre n’importe quelle opposition, aussi acharnée soit-elle, et d’obliger les dirigeants politiques à agir.

    En échouant à limiter adéquatement la croissance de la population, à réévaluer le rôle d’une économie fondée sur la croissance, à réduire les émissions de GES, à encourager le recours aux énergies renouvelables, à protéger les habitats naturels, à restaurer les écosystèmes, à enrayer la pollution, à stopper la « défaunation » et à limiter la propagation des espèces exotiques envahissantes, l’humanité omet de prendre les mesures urgentes indispensables pour préserver notre biosphère en danger.

    Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui. Bien que cette recommandation ait été déjà clairement formulée il y a vingt-cinq ans par les plus grands scientifiques du monde, nous n’avons, dans la plupart des domaines, pas entendu leur mise en garde. Il sera bientôt trop tard pour dévier de notre trajectoire vouée à l’échec, car le temps presse. Nous devons prendre conscience, aussi bien dans nos vies quotidiennes que dans nos institutions gouvernementales, que la Terre, avec toute la vie qu’elle recèle, est notre seul foyer.

    et aussi :

    A l’heure actuelle et en l’état des discussions menées dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, l’objectif de limiter l’augmentation de la température moyenne de la Terre à 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels est inatteignable. Les engagements pris nous conduisent vers un réchauffement de 3 °C, et sans doute un peu plus du fait du retrait américain de l’accord de Paris.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
  • [Se connecter]
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.