Bénissez moi mon père...

par PapyWeb.
Mis à jour le lundi 9 juillet 2018

L’église en perte d’audience depuis des années, voit un regain de fréquentation, face à la montée musulmane, mais surtout à une perte de spiritualité... Cela se traduit par un retour de petite gens, en perte totale de repères, mais surtout par une frange de population plutôt aisée... Bof me direz-vous, cependant un regard attentif me fait remarquez que sous le couvert d’idées « novatrices » ; église verte, bistrot de curé, fraternité des parvis, Abba (le retour de l’adoration) etc... La mise en évidence de la collerette blanche devient la mode, un signe de pureté entouré de noirceur ?

Nous avons à Crest un curé bien dynamique, fraîchement débarqué dans notre ville en perdition...

Il me fait penser au fils caché de notre premier édile ou du moins à son fils spirituel... Le bien nommé Damien de Villepoix, à frappé les imaginations ce samedi 7 juillet, avec une bénédiction des animaux de compagnie ! Damned en volilà une idée originale... Il est vrai que la gente animale devait être en laisse, pour ne point trop faire preuve de liberté ou d’initiative malheureuse, comme pour mieux recevoir la bénédiction lobotomisante...

Devant la cocasserie de la scène, je ne peux cependant oublier, l’affliction du petit curé, il y a quelque mois devant un panneau affiché sur une colonne de l’église ; appelant au devoir de solidarité envers nos frères et sœur migrants. De mémoire voici ses mots ; « je me sens offensé de voir ceci affiché sur Mon Église, je vous demande de retirer ce panneau qui n’a pas sa place ici... » . A l’époque je lui avais rétorqué ceci ; « Je vous rappel que cette église, n’est pas Votre Église, c’est l’église de Dieu... et comment pouvez vous vous sentir offensé par un appel de devoir, somme tout chrétien en accord avec le message du Christ !? ». Sur ces mots, courroucé, il avait tourné les tallons...

Bénissez moi mon père, bénissez ce que vous voulez, mais aussi bénissez les migrants, les chômeurs, les grévistes, les pauvres. Bénissez les gréviste à Enedis et Grdf, gréve massive et extraordinaire, pour que les médias daignent, enfin parler de l’ampleur de ce mouvement... Bénissez les oiseaux en disparition, les champs pour les laver du glyphosate.

Bénissez moi mon père car je ne suis pas venu en paix, mais pour faire la guerre aux riches qui spolient les pauvres...

Je terminerais en vous disant ceci ; j’ai un Grand Ami et père spirituel Pierre Bilard qui alors que je bouffais un curé tous les matins au p’tit dèj, m’a réconcilié avec une certaine église, aumônier des prisons pendant 14 ans, je me propose de vous prêté son livre « Paroles de détenus » qui je n’en doute pas saura vous ramenez à d’avantage d’humilité ! J’avais un autre ami, Georges Sauvage moine capucin, aumônier à Fleury-Mérogis pendant 16 ans et qui vint s’installer dans la vallée de Boulc sur les traces de Marcel Légaut, pour approfondir la vie du Christ et vivre avec les gens, pour les gens... Nul doute qu’avec eux dans un élan de fraternité vous iriez bénir les migrants qui peinent à la tâche en persistants à cogner la porte de nos cœurs à nos frontières...

Bénissez moi... mais pas à coup de goupillon polonais... ;-)


3 Messages

  • Bénissez moi mon père... Le 9 juillet à 12:04, par Camille Pierrette

    Bien vu cet article.
    Dans le christianisme on voit de tout : des ultra-conservateurs, des ennemi.e.s des LGBTI, des grands possédants exploiteurs de pauvres et destructeurs d’animaux, des fascistes ; et aussi la théologie de la libération, des anarchistes chrétiens, des résistants, des prêtres ouvriers. Etonnant.

    La petite cérémonie a lâché des ballons colorés dans le ciel. Visiblement, ils ne se soucient pas de la pollution par plastique qui tue notamment des oiseaux marins et pollue partout !?

    Concernant les animaux, il serait plus courageux d’aller bénir ceux des élevages et des abattoirs, en demandant leur libération !

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  • Bénissez moi mon père... Le 9 juillet à 14:56, par PrNIC

    T’as connu et vécu en amitié avec Pierre Bilard et georges Sauvage...Mon pére ouvrier chez Michelin ( tout coco qu’il était, invitait avec Bonheur son pote curé des cités ...j’ai apprécié les moines de thibérines ( pas là , comme moi coopérant , pour « convertir » mais « vivre avec le peuple Algérien » )....Comme tous les impliqués dans une théologie de la libération , je ne les ai pas vu rouler à Droite , mais bien sur des chemins hors du capitalisme comme Drewerman qui n’aurait aucun mal à repérer chez nous le fonctionnaire d’une « chapelle » , plus préoccupé à bénir les toutous qu’à s’engager dans le mieux être des plus démunis .( mais c’est une supposition trop évidente )

    https://www.lexpress.fr/information...

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  • Bénissez moi mon père... Le 23 juillet à 00:30, par Roger Poulet

    J’ai aussi rencontré des prêtres remarquables.
    A la fin des années 90, je me suis retrouvé à Tournon dans l’Ardèche, un peu par hasard, président d’un comité de soutien
    à une famille algérienne qui risquait sa vie si elle était renvoyée en Algérie. Nous avons eu gain de cause après trois ans de lutte, deux grèves de la faim, une émission avec Daniel Mermet et une médiatisation internationale. Deux cent personnes de toute la France envoyaient leur obole tous les mois pour faire vivre une famille de sept personnes.
    Le secrétaire du comité était communiste, le trésorier pasteur à la retraite.
    Et bien les prêtres des deux communes de Tournon et Tain l’Hermitage nous ont soutenu fidèlement tout au long de ce combat.
    Je pense plus particulièrement à Maxime Rouet, curé de Tain l’Hermitage, très vieux, ne payant pas de mine, mais qui était engagé de longue date dans l’accueil des étrangers.
    Il aurait parfaitement eu sa place dans la chanson de Brassens
    « L’Auvergnat ».
    J’ai été aussi très impressionné par les Franciscains du couvent San Damianu en Corse à Sartène. Ils appliquent à la lettre leurs voeux de pauvreté.
    On n’est pas obligé de souscrire à toutes leurs propositions, mais on ne peut qu’admirer leur force de conviction.

    A coté de ça, les gesticulations et autres incantations sont bien dérisoires.

    PS : il y a quelques jours nous avons, Papy Web et moi même, pu entendre à Tain l’Hermitage, le magnifique choeur d’hommes de Sartène, qui fait revivre les polyphonies corses sacrées et profanes dont certaines ont été retrouvées dans la bibliothèque du couvent de San Damianu qui recèle encore bien des trésors.
    J’ai eu le plaisir, par deux fois, d’être invité avec le « Choeur Madrigal », pour chanter avec eux à Sartène.

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