Ce 2 août 2017, c’est le JOUR du DEPASSEMENT des ressources de la Terre

Le système économique vorace et délirant installé par l’Humanité a déjà consommé la totalité des ressources planétaires renouvelables de l’année 2017 !

par Auteurs divers.
Mis à jour le samedi 12 août 2017

A partir d’aujourd’hui 2 août notre espèce, l’humanité vit à crédit entendons nous sur Arte et nous sommes atterrés. L’an passé n’était-ce pas quelques jours plus tard ?

En clair, l ’Humanité a consommé au 2 août 2017 la totalité des ressources à sa disposition pour toute l’année 2017 !

C’est l’ONG Global Footprint qui calcule chaque année le « jour du dépassement », date à laquelle l’empreinte écologique dépasse la capacité de la planète toute entière à reconstituer ses ressources, à absorber les déchets, donc y compris les gaz à effet de serre qui se cumulent dans la haute atmosphère et empêchent la chaleur excédentaire de s’évacuer dans l’espace sidéral.

En 1961 l’Humanité n’utilisait que les 3/4 de la capacité productive et régénérative de la Terre pour satisfaire les consommations et les énergies et matériaux de la production.. C’est début 70 qu’elle a excédé ce seuil critique au 357e jour de l’année, soit le 23 décembre. En 2017, la planète atteint cette date limite le 214e jour de l’année, soit le 2 août.

90 % de la population vit désormais dans des pays qui demandent plus à la nature que ce que les éco systèmes ne peuvent renouveler.

Ils sont produits par un mode de production, un mode de pouvoir et une culture industrielle formant « système »

50 % des déchets non absorbés ce sont les gaz lié à l’énergie fossile.

Ils ne sont pas produits par l’Homme ou l’Humanité comme les médias nous le répètent à l’envie afin de dissimuler la cause n°1 de cette catastrophe annoncée.

Ils sont produits par un mode de production, un mode de pouvoir et une culture industrielle formant « système ».

un système parfaitement huilé et hégémonique, de propriétaires ou actionnaires privés, des moyens de production, disposant pour l’essentiel du pouvoir politique oligarchique et de 95% de l’information et de la culture, destinées en gros, à coloniser les imaginaires et les consciences pour se maintenir (l’on sait qu’EXXON a financé tout un courant climato sceptique dont Alègre).

Et ce système a fait « le choix du feu » (A Gras) comme son carburant le plus rentable dilapidant les produits de centaines de millions d’années de fossilisations de la nature en moins d’un siècle et demie.

Ce système ne marche qu’au développement infini sur planète fini, qu’au productivisme, consumérisme et donc à la rapine écologique et à l’exploitation humaine (version moderne : l’Ubérisation) s’appelle le capitalisme global dans sa version ultime dominée par la finance....

Il a pris de la puissance par les abandons de nos responsables politiques et notre abandon à des politiques : abandon de la création monétaire, abandon d’un appareil productif public, abandon au profit de l’Europe de la souveraineté nationale, abandon de pans entiers de l’économie et de la souveraineté aux multinationales au nom du libre échange par la signature des traités Ceta Tafta.

L’Homme ou les les multinationales ?

90 d’entre elles seulement ont produit les 2/3 des gaz à effet de serre
La somme des 9/10è des humains même s’ils sont impénitents, comme les riches, ou vous et moi, même avec dans la tête le rêve de devenir milliardaires, produit-elle autant d’effets dévastateurs ?

Nicolas Hulot, le sympathique ex hélicologiste et escroc médiatique du siècle, nous a culpabilisé à coup de robinets qui coulaient trop pendant qu’étaient laissées dans l’ombre les torchères géantes de Sibérie ou d’Arabie.

Pas plus que Napoléon ne conquit la Russie sans cheval ni cuisinier, l’Homme ne peut sans EXXON ou YOUKOS ou TOTAL ravager le climat..

- Derrière l’Homme, un système internalise les profits dans les poches privées de milliardaires, millionnaires et tant de « collaborateurs » (le beau mot du libéralisme) et externalise les dégâts sur la nature et sur les « opérateurs » :

  • déforestation (l’Homme ne déforeste pas , ce sont des entreprises occidentales, parfois aussi comme à Haïti la misère juste pour chauffer le riz) ;
  • stérilisation chimique donc érosion des sols ;
  • consommation effrénée de surfaces arables (comme en France un département disparaissant tous les 6 ans sous béton et bitume (notamment des grandes surfaces aussi inutiles que nuisibles aux mains non de l’Homme mais de milliardaires Mulliez pour Auchan ...etc). (2)
  • extinction des espèces la plus rapide depuis le permien il y a 300 millions d’années
  • océans bientôt vides de poissons (surpêches industrielles, pollution par 400 millions de tonnes de plastiques en micro billes délétères ou agglomérats d’objets en continents grands comme 7 fois la France !
  • pénurie et empoisonnement de l’eau douce (privatisée)
  • dégâts humains : explosion des cancers, des maladies neuro dégénératives, de l’obésité, du diabète...
  • dégâts économiques.... : les changements climatiques coûtent déjà des centaines de milliards d’euros par an ...et ce n’est rien vu ce qui nous attend
  • dégâts anthropologiques : des humains enfermés dans leur « individualisme négatif » ou leurs croyances ou leur avidité ..Mais « l’Homme avide », c’est surtout le produit de tous les conditionnements et habitus des néo riches bourgeois qui s’en mettent plein la panse après les poches, pendant que 2,5 millions d’enfants français ont souvent faim, en tout cas mangent des produits agro industriels pas chers mais désastreux pour la nature et pour leur santé (comme la pizza à 1€) (3)

Si toute l’Humanité produisait et consommait comme la France capitaliste il faudrait 3 planètes (5 pour le mode de production et de vie des USA)

Le Kenyan qui n’en consomme même pas le dixième subit les ravages du réchauffement. On appelle ça l’injustice climatique.

Mais ici bientôt (dans quelques dizaines d’années) nous aurons les températures du Kénya d’après National Géographic soit environ 55 degrés l’été.

Si nous ne nous bougeons pas , non pas seulement pour une « zone impromptue de gratuité » par ci ou une impression 3D par là, sans mouvement d’ensemble pour en finir avec les énergies fossiles, la croissance, le développement inhérents au capitalisme « criminel »(Accardo) si nous nous contentons de micro actions localo-locales isolées sans visions globales, sans luttes et mobilisation de masse, nous ressemblerons au colibri.

Il fait sa part individuelle et espère que le changement collectif résultera de l’addition d’une multitude de choix individuels bref comme dans l’idéologie libérale qui explique qu’une main invisible harmonise tous les échanges individuels sur le marché, comme si ce dernier s’auto organisait sans les puissants, sans les états, sans les lois, les règles, les institutions... Un modèle rêvé par Friedman et Tatcher expliquant qu’au fond il n’y a plus de société seulement des individus qui contractent librement et qui ne doivent s’en prendre qu’à eux mêmes d’être perdants ou gagnants

Qui font individuellement aussi de petits gestes écologiques, foin d’un élan national, local, international anti système...pour inverser le rapport des forces qui détruisent les bases de la vie.

Il n’est donc pas étonnant que « la rhétorique d’un Pierre Rabhi rencontre un tel succès à la fois dans les rangs d’écolos sincères mais aussi auprès de têtes couronnées comme la comtesse de Polignac, de publicitaires comme Séguala, ou de libéraux transhumanistes comme Attali (le créateur de Macron) qui tous l’écoutent avec bienveillance » écrit Pierre Thiessey.


Dans un contexte où l’avenir est menaçant où que l’on regarde :

- probable effondrement du système financier international déclenché par exemple, par les crédits aux étudiants des USA qui ne speuvent être remboursés dettes pharaoniques d’états en faillite, spéculations sur les denrées alimentaires et autres produits toxiques détenus par les banques

- probables effondrements en cascade des barrières vitales

- globale soumission à la marchandise, au salariat, à l’argent, à la propriété capitaliste, au pouvoir d’élus sans contrôle, à la culture de jouissance infinie et de dérivatifs aux problèmes du réel

...n’est il pas nécessaire de quitter les grandes communions lénifiantes et le bisounoursisme inoffensif pour les puissants et de prendre position dans l’arène politique locale nationale mondiale, de mener une guerre des idées dans l’espace public, « d’instaurer du conflit en rappelant qu’une société est faite de tensions, d’intérêts divergents, de rapports de forces ».

Et si les luttes sociales de rentrée rencontraient les luttes locales écologiques et sociales, les alternatives qui chassent nos capitalismes intérieurs, les expérimentations d’autres rapports sociaux et à la nature pour la décroissance de la mégamachine qui nous entraine vers le gouffre plutôt que transitionner sans politiser ou faire chacun sa part vers ...le désastre ?

« L’affable Colibri ne suffira pas à corriger la trajectoire mal embarquée de deux siècles de croissance nourrie aux énergies fossiles » (P Thiessey la Décroissance nov 2014)

Or coup sur coup l’on apprend que notre gouvernement gèle les aides à l’agriculture bio et que les multinationales du pétrole (encore elles) se sont associées à hauteur de 100 milliards pour commencer les forages sous la glace de l’Antarctique

Juste ce qu’il faudrait pour commencer à aider les pays les plus pauvres à faire face aux conséquences du réchauffement qu’ils n’ont pas produit

Mais comment aussi ne pas se réjouir de ce qui s’est passé depuis un an des mouvements sociaux aux nuits debout et aussi lors de ces élections (au delà de la nullité du système représentatif parlementaire tenu en coulisses par la ploutocratie) : le réveil d’une grande partie de la jeunesse et du peuple sur ces enjeux globaux.

Et si les luttes sociales de rentrée rencontraient les luttes locales écologiques et sociales, les alternatives qui chassent nos capitalismes intérieurs, les expérimentations d’autres rapports sociaux et à la nature pour la décroissance de la mégamachine qui nous entraine vers le gouffre plutôt que transitionner sans politiser ou faire chacun sa part vers ...le désastre  ?

André DUNY, de la CEN
Ce 2 aout 2017 où l’humanité a consommé déjà la totalité des ressources à sa disposition pour toute l’année 2017

(1) Au point que nous ne serions plus en capacité dans la probabilité d’une effondrement des importations pas chères dues à l’exploitation des ressources humaines et écologiques des pays pauvres, de nourrir « nos » 67 millions de bouches

(2) D’où notre priorité de lutter auprès d’élus, d’OPAC, pour stimuler et accompagner l’installation de jardins pieds d’HLM et autres grands jardins collectifs sur les communaux, avec pleins de fruits rouges et de bons radis salades blettes, prélude à la repolitisation, afin de faire mouvement « citoyen » pour que les communes stoppent leur PLU désastreux, leur étalement urbain catastrophique (cf Ile de France i(en fait des concessions juteuses aux Z’investisseurs privés) et récupèrent des ceintures vertes nourricières destinées à fournir les cantines en bio 100%, local voire en régie publique alimentaire à 2 € (voir sur ce site Mouans Sartoux, ou via le site UN plus BIO) (sur ce site l’exemplaire bagarre du collectif « Ville campagne » à Valence 40 ha récupérés (pour rien pour le moment) en dépits des ha concédés à Limagrain en constructibles (et la manne financière qui va avec) suite aux compromis miteux entre verts et ps à la municipalité) et tout modestement le démarrage d’un projet des locataires des HLM de la Bridoire (73) déjà accompagné par maraîchers bio, paysans, pépiniériste avec accompagnement de la Cen.


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