11 novembre 2016 : Crest associée à la torture en ex Algérie française

Quand Mr Mariton donne des gages à l’extrême droite

par Les Potins de la Vallée.
Mis à jour le lundi 24 juillet 2017

- Petit retour sur un événement du 11 novembre 2016 à Crest :

Mr Mariton et ses complices de la majorité municipale ont inauguré le 11 novembre 2016 une rue Hélie de St Marc à Crest près du Mac Do et supermarché Casino. Plusieurs correspondants des Potins étaient présents au rassemblement au monument de l’Insurgé pour dénoncer cette action et célébrer plutôt Jacques de Bollardière (général opposé à la torture devenu pacifiste).

Crest : rue Hélie Denoix de St Marc devant Casino et Mc Do, commandant lié à la torture en algérie française

# Crest est donc à présent reliée à un putschiste complice des actes de tortures et d’exécutions sommaires commis par des militaires français en Algérie aux ordres de Massu !
Si toutes les « célébrités » qui ornent nos rues sont loin d’avoir les mains blanches, quel besoin de donner le nom d’une rue à un si noir personnage ?

Après quelques textes autour de Bollardière, le groupe du monument l’Insurgé est allé protesté pacifiquement devant la salle Coloriage de ce choix municipal unilatéral et imposé.
Les partisans du commandant St Marc sont arrivés, avec leurs médailles et lunettes certains ressemblaient à des spectres surgit des dictatures de l’ex-URSS ou d’Amérique latine !
Certains d’entre eux n’ont pu s’empêcher de lâcher quelques insultes à l’égard des protestataires, du genre : assassins, enculés, fils de putain, tête de noeud...
Vu leur âge avancé et la présence des gendarmes, ils n’en sont pas venus aux mains.

Nous n’avons pas enregistré de démissions au sein de la majorité municipale, tous ses conseillers sont donc complices de cette mascarade à visée électoraliste et de cette collusion volontaire avec l’extrême droite.

Mais ce ne sont pas tellement ces pauvres vieillards que les Potins veulent critiquer, on ne tire pas sur les ambulances, et s’ils veulent ressasser entre eux leurs haines et leurs souffrances ça les regarde.
Le problème n’est pas non plus de re-juger Hélie de St Marc, mais plutôt de critiquer les actes présents de la majorité municipale, qui détourne l’argent public pour un sale business électoral en direction de l’extrême droite grâce à la glorification douteuse et orientée d’un personnage très entaché.

Nous n’avons pas enregistré de démissions au sein de la majorité municipale, tous ses conseillers sont donc complices de cette mascarade à visée électoraliste et de cette collusion volontaire avec l’extrême droite.
Dans cette triste affaire, pas de hasard malheureux, tout a été calculé par le petit tyran local Mariton, ce procédé a été utilisé de la même manière à Béziers avec Ménard et à Orange avec Bompard.

Il y a eu ensuite une conférence organisée par la ville de Crest, sans mise en perspective historique de l’histoire de la colonisation sanglante de l’Algérie par la France (voir exemple des sinistres « enfumades »), ni voix de divers historiens ou de pieds noirs progressistes ou non-extrémistes. Bref, comme pour les conseils municipaux, un show « soviétique » (amusant pour quelqu’un qui a le « pseudo-communisme » à la sauce URSS en horreur) orienté et orchestré par le baron local Mariton.
Un vin d’honneur a ensuite permis d’abreuver ces nostalgiques de l’Algérie française.
Le tout « aux frais du contribuable »

- Les crestois.es vont-ils se contenter de protester un peu ou vont-ils se rassembler pour, comme à Saillans et ailleurs, révoquer tous les tyrans et construire ensemble une véritable démocratie locale ?


Mr Mariton n’a décidément pas de « chance », après avoir soutenu Juppé, qui s’est fait battre aux primaires, il tourne sa veste pour soutenir Fillon (détourneur présumé d’argent public), qui lui se fait laminer aux présidentielles.
Ensuite, Mr Mariton espérait avoir le champ libre aux législatives en devenant « macron-compatible ». Mais manque de bol, Mme Célia de Lavergne se présente en forçant la main à « En Marche », le double par l’extrême centre, et devient députée à la place du calife.
Quelles manœuvres et ralliements va-t-il tenter pour les municipales de 2020 ? Le PS n’étant plus un bon filon, que reste-t-il ? L’extrême droite ? à moins qu’il s’allie aux Verts ? lol
En fait, le mieux qu’il ait à faire c’est de jeter l’éponge et de prendre sa retraite politique. Et même de démissionner au plus vite pour ne plus subir les tensions dont il est la cause principale.


Extrait de « Hélie Denoix de Saint-Marc ou la fabrication d’un mythe », par Gilles Manceron (Source)

Parmi les instrumentalisations contemporaines de l’histoire figure, dans certains milieux nostalgiques de la colonisation et qui ne se sont jamais faits à l’idée des indépendances, le mythe de l’homme sage et attaché à la vérité qu’aurait été Hélie Denoix de Saint-Marc. La vie de cet officier parachutiste membre de l’état-major du général Massu lors de la Bataille d’Alger en 1957, participant au putsch d’avril 1961, est présentée de façon à susciter une admiration pour sa personne, que ceux qui défendent une certaine Algérie française cherchent à faire rejaillir à la fois sur les méthodes employées par les parachutistes lors de la Bataille d’Alger et sur les chefs de l’OAS avec lesquels – bien qu’il ne les ait pas suivis au lendemain du putsch – il s’est retrouvé emprisonné et vis-à-vis desquels il se refuse à exprimer la moindre critique.
(...)
Pendant la bataille d’Alger, en 1957, le capitaine Denoix de Saint-Marc a été chef de cabinet du général Massu, qui, à la tête de la 10e division parachutiste, s’était vu confier les pouvoirs de police sur le Grand Alger, et il a été chargé en son sein, à partir de mai 1957, des relations avec la presse (6). Aux fonctions qu’il occupait, Saint-Marc était parfaitement au courant des méthodes de la Bataille d’Alger, de ce qui se passait à la villa Sésini et à la villa des Roses, et autres lieux de tortures de sinistre mémoire pratiquées par les hommes du 1er REP (7). Sorte d’attaché de presse du général Massu à partir du mois de mai, son travail consistait à défendre et à justifier aux yeux de l’opinion le rôle de police joué dans le Grand Alger par la 10e division parachutiste. Son passé de résistant déporté et son allure différente de celle de la plupart des autres officiers parachutistes l’avaient fait choisir pour tenter de faire passer auprès de la presse et des hommes politiques venus de France le discours de l’armée destiné à jeter un voile pudique sur la torture et les exécutions sommaires.


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